Ton discours est exactement ce que la propagande des majors veut nous inculquer : "à priori, c'est illégal. Dans le doute, abstiens-toi".
Rien à voir. La loi, c'est la loi. Si pour éviter à HADOPI de passer, on en est à vouloir abolir le principe même de loi, je ne suis pas certain d'être d'accord. J'aime autant cesser d'utiliser internet dès maintenant (et ça m'en coutera, pourtant).
Que les majors pratiquent le FUD est une évidence, ils ne sont pas à une bassesse près. Mais FUD ou pas, on ne peut _pas_ considérer que "si on sait pas, c'est que c'est permis". C'est totalement contraire au principe fondateur (et appliqué avec une certaine souplesse, sinon ça serait ingérable) : "nul n'est censé ignorer la loi".
Hors, au contraire, ce n'est pas si évident que ça, même pour les juristes. De plus, il existe une multitude de contenus légaux (jamendo, magnatune ou, bêtement, le CD de radiohead diffusé sur internet).
Je n'ai pas prétendu le contraire. Ce qui me hérisse, c'est cette approche à la limite de la mahonneteté intellectuelle qui consiste à se trouver des tas d'excuses pour rendre ses actes "légaux". "Je ne fais pas que télécharger, je n'uploade pas", "Ce sont des contenus qu'on ne trouve pas en France", etc. Assumez bordel. Récupérer une série en avant-première via BitTorrent, sauf cas particulier (et clairement identifiable), ce n'est pas légal. Plein de gens le font, c'est entendu. Les foutre tous en prisons est illusoire, c'est entendu. Mais ça reste illégal. On peut y trouver toutes les justifications morales que l'on veut, ça n'y changera rien.
Très franchement, ça n'aide pas le débat de jouer les innocents qui ne savaient même pas qu'ils contrevenaient. L'enjeu, ce n'est pas de faire basculer des comportements "en zone grise" vers la monde merveilleux des choses légales et autorisées. L'enjeu, c'est (si on est de ce combat-là) de faire comprendre que la lutte contre un comportement clairement illégal prend une tournure clairement disproportionnée par rapport au préjudice subi. Voire de rendre légal le-dit comportement. Mais pour ça, il faut commencer par bien réaliser l'ampleur du problème, et ne pas se voiler la face derrière un "mais si, c'est souvent légal!".
[^] # Re: Hadopi n'est ni de droite ni de gauche...
Posté par Larry Cow . En réponse au journal Les artistes de gauche pour la loi HADOPI. Évalué à 8.
Rien à voir. La loi, c'est la loi. Si pour éviter à HADOPI de passer, on en est à vouloir abolir le principe même de loi, je ne suis pas certain d'être d'accord. J'aime autant cesser d'utiliser internet dès maintenant (et ça m'en coutera, pourtant).
Que les majors pratiquent le FUD est une évidence, ils ne sont pas à une bassesse près. Mais FUD ou pas, on ne peut _pas_ considérer que "si on sait pas, c'est que c'est permis". C'est totalement contraire au principe fondateur (et appliqué avec une certaine souplesse, sinon ça serait ingérable) : "nul n'est censé ignorer la loi".
Hors, au contraire, ce n'est pas si évident que ça, même pour les juristes. De plus, il existe une multitude de contenus légaux (jamendo, magnatune ou, bêtement, le CD de radiohead diffusé sur internet).
Je n'ai pas prétendu le contraire. Ce qui me hérisse, c'est cette approche à la limite de la mahonneteté intellectuelle qui consiste à se trouver des tas d'excuses pour rendre ses actes "légaux". "Je ne fais pas que télécharger, je n'uploade pas", "Ce sont des contenus qu'on ne trouve pas en France", etc. Assumez bordel. Récupérer une série en avant-première via BitTorrent, sauf cas particulier (et clairement identifiable), ce n'est pas légal. Plein de gens le font, c'est entendu. Les foutre tous en prisons est illusoire, c'est entendu. Mais ça reste illégal. On peut y trouver toutes les justifications morales que l'on veut, ça n'y changera rien.
Très franchement, ça n'aide pas le débat de jouer les innocents qui ne savaient même pas qu'ils contrevenaient. L'enjeu, ce n'est pas de faire basculer des comportements "en zone grise" vers la monde merveilleux des choses légales et autorisées. L'enjeu, c'est (si on est de ce combat-là) de faire comprendre que la lutte contre un comportement clairement illégal prend une tournure clairement disproportionnée par rapport au préjudice subi. Voire de rendre légal le-dit comportement. Mais pour ça, il faut commencer par bien réaliser l'ampleur du problème, et ne pas se voiler la face derrière un "mais si, c'est souvent légal!".