Tac, j'ai un peu de temps dispo alors je vais faire une synthèse. Pas de ce que j'ai lu, mais de ce que je pense. C'est décousu.
Oui, c'est ridicule de présenter ces femmes comme "rondes", et ça doit drolement travailler les femmes normales qui doivent probablement se sentir grosses. C'est un lieu commun, mais j'y adhère. Toutefois, et comme certains l'ont relevés, c'est en lien direct avec l'ensemble des conneries qu'on peut lire dans tout bon magazine féminin. Ce qui me rend triste là dedans, c'est que ce sont les femmes qui achètent ces torchons. J'aurais tendance à comparer ça aux hommes qui achètent FHM ou autre (qui sont intellectuellement aussi intéressant à mon avis, et qui eux aussi véhiculent une image erroné de l'anatomie et de la sexualité humaine -- je taxe mentalement immédiatement de "gros beaufs" les gens que lisent ça). Mais j'ai tendance à penser (faudrait vérifier) que la somme des magazines masculins vendus est très inférieure à la somme des magazines féminins vendus. Pire, des féministes achètent (voir même écrivent) dans ce genre de torchon et je suis circonspect. Pourquoi tolérer des magazines féminins qui éduquent à la superficialité (les articles supposés de fond entre les pubs retouchées sont consternants) et ne pas tolérer cette superficialité chez certains représentant masculins ?
Alors, on me répondra sans doute (et c'est certainement le cas de l'auteur de ce journal) que celles qui chient sur les hommes ne lisent pas de tels magazines. Moi je pense que l'intersection des deux ensembles rassemble énormément de monde et qu'ils feraient bien de faire un peu de ménage chez eux.
Axe de lutte : l'asservissement des femmes par les femmes.
Par ailleurs, faisant mon possible pour ne pas tomber dans cette superficialité (et en général, sur l'ensemble des comportements sexistes, mais je ne suis pas plus fort qu'un autre et n'ai pas la prétention d'être parfait), ça me fait chier d'être automatiquement classé comme, au mieux un gros beauf, au pire une menace parce que j'ai un pénis.
Typiquement, je me déplace régulièrement à pieds, en particulier le soir. Très régulièrement, je me sens obligé de changer de trottoir parce que la fille qui marche devant moi (que je fini toujours par rattraper rapidement parce que je marche vite) jette des coups d'oeils paniqués en arrière pour voir qui la suit. Je ne suis pas un prédateur et je crois ne l'avoir jamais été, je n'ai pas un physique particulièrement menaçant, je suis un type normal qui marche dans la rue.
Axe de lutte : recentrer la victimisation sur des points un peu plus concret.
Le féminisme est souvent sexiste, je trouve ça insupportable. Chez nous (et dans pas mal d'endroit ailleurs), dans un repaire de gauchiste très sympa au demeurant, il y a un groupe féministe non-mixte. Moi ça me fait penser à un groupe de blancs sans noirs, sauf que les noirs ne représentent pas 50% de la population mondiale. C'est un exemple un peu violent, mais le féminisme revient souvent à voir le mal partout et les hommes comme responsables (typiquement, des exemples de féministes universitaires qui favorisent les femmes aux examens oraux, parce que quand même, elles en ont chié un peu plus pour arriver là, à cause de ces gredins d'hommes). D'ailleurs, des tendances "masculinistes" se forment. Par exemple, des pères divorcés qui se battent pour avoir la garde de leurs enfants.
Enfin, j'ai constaté lors d'un séjour au Japon un phénomène extraordinaire pour nous français : les femmes là bas s'habillent comme elles veulent (dans les limites blabla). Beaucoup de jupes très courtes, de mini-short. Ma première réaction a été "en France, tu tiens 2 minutes avant de te faire siffler, 1 journée avant de te faire violer". Et de fait, en France, les femmes sont souvent habillé avec des vêtements très couvrant et des couleurs sombres (= passes-murailles). C'est amha un indicateur que quelque chose cloche chez nous, parce que même si les japonais sont des gros perverts, les japonaises sont a priori en sécurité.
En genre de conclusion, je crains que les comportements archaïques qu'il faut changer, et que je condamne aussi, soit remplacé par des comportements irrationnels, pas tellement plus intelligents. On me rétorquera à raison qu'il faut tirer un peu plus dans un sens pour arriver à l'équilibre, mais étant un bon cartésien, ça ne me satisfait qu'à moitié.
# Synthèse
Posté par Duncan Idaho . En réponse au journal festival de grosses. Évalué à 4.
Oui, c'est ridicule de présenter ces femmes comme "rondes", et ça doit drolement travailler les femmes normales qui doivent probablement se sentir grosses. C'est un lieu commun, mais j'y adhère. Toutefois, et comme certains l'ont relevés, c'est en lien direct avec l'ensemble des conneries qu'on peut lire dans tout bon magazine féminin. Ce qui me rend triste là dedans, c'est que ce sont les femmes qui achètent ces torchons. J'aurais tendance à comparer ça aux hommes qui achètent FHM ou autre (qui sont intellectuellement aussi intéressant à mon avis, et qui eux aussi véhiculent une image erroné de l'anatomie et de la sexualité humaine -- je taxe mentalement immédiatement de "gros beaufs" les gens que lisent ça). Mais j'ai tendance à penser (faudrait vérifier) que la somme des magazines masculins vendus est très inférieure à la somme des magazines féminins vendus. Pire, des féministes achètent (voir même écrivent) dans ce genre de torchon et je suis circonspect. Pourquoi tolérer des magazines féminins qui éduquent à la superficialité (les articles supposés de fond entre les pubs retouchées sont consternants) et ne pas tolérer cette superficialité chez certains représentant masculins ?
Alors, on me répondra sans doute (et c'est certainement le cas de l'auteur de ce journal) que celles qui chient sur les hommes ne lisent pas de tels magazines. Moi je pense que l'intersection des deux ensembles rassemble énormément de monde et qu'ils feraient bien de faire un peu de ménage chez eux.
Axe de lutte : l'asservissement des femmes par les femmes.
Par ailleurs, faisant mon possible pour ne pas tomber dans cette superficialité (et en général, sur l'ensemble des comportements sexistes, mais je ne suis pas plus fort qu'un autre et n'ai pas la prétention d'être parfait), ça me fait chier d'être automatiquement classé comme, au mieux un gros beauf, au pire une menace parce que j'ai un pénis.
Typiquement, je me déplace régulièrement à pieds, en particulier le soir. Très régulièrement, je me sens obligé de changer de trottoir parce que la fille qui marche devant moi (que je fini toujours par rattraper rapidement parce que je marche vite) jette des coups d'oeils paniqués en arrière pour voir qui la suit. Je ne suis pas un prédateur et je crois ne l'avoir jamais été, je n'ai pas un physique particulièrement menaçant, je suis un type normal qui marche dans la rue.
Axe de lutte : recentrer la victimisation sur des points un peu plus concret.
Le féminisme est souvent sexiste, je trouve ça insupportable. Chez nous (et dans pas mal d'endroit ailleurs), dans un repaire de gauchiste très sympa au demeurant, il y a un groupe féministe non-mixte. Moi ça me fait penser à un groupe de blancs sans noirs, sauf que les noirs ne représentent pas 50% de la population mondiale. C'est un exemple un peu violent, mais le féminisme revient souvent à voir le mal partout et les hommes comme responsables (typiquement, des exemples de féministes universitaires qui favorisent les femmes aux examens oraux, parce que quand même, elles en ont chié un peu plus pour arriver là, à cause de ces gredins d'hommes). D'ailleurs, des tendances "masculinistes" se forment. Par exemple, des pères divorcés qui se battent pour avoir la garde de leurs enfants.
Enfin, j'ai constaté lors d'un séjour au Japon un phénomène extraordinaire pour nous français : les femmes là bas s'habillent comme elles veulent (dans les limites blabla). Beaucoup de jupes très courtes, de mini-short. Ma première réaction a été "en France, tu tiens 2 minutes avant de te faire siffler, 1 journée avant de te faire violer". Et de fait, en France, les femmes sont souvent habillé avec des vêtements très couvrant et des couleurs sombres (= passes-murailles). C'est amha un indicateur que quelque chose cloche chez nous, parce que même si les japonais sont des gros perverts, les japonaises sont a priori en sécurité.
En genre de conclusion, je crains que les comportements archaïques qu'il faut changer, et que je condamne aussi, soit remplacé par des comportements irrationnels, pas tellement plus intelligents. On me rétorquera à raison qu'il faut tirer un peu plus dans un sens pour arriver à l'équilibre, mais étant un bon cartésien, ça ne me satisfait qu'à moitié.