Juste en guise de parenthèse, il n'y a pas que la taille qui rend des seins désirables pour un homme.
C'est vrai. Même si ça ne change pas grand chose au débat actuel, ça vaut toujours le coup de le préciser.
Le fait que certains mecs (minoritaires malgré tout, hein) « coursent » les filles qui leur plaisent et non l'inverse, me semble assez logique en conséquence. Lorsqu'une attitude est valorisée socialement, il y a forcément des excès (par exemple dans une société qui valorise le fait de faire justice soi-même, il y a beaucoup d'homicides).
Il faut tout de même reconnaître que l'attitude de certains mâles est déplaisante au possible (quoiqu'étant plutôt réservé, et m'étant plus d'une fois fait "doubler" par un gros porc bien direct, mon avis est partial).
Ceci dit, il est vrai que si moins de mecs arrivaient à leur fins avec ce genre d'approche stupide, elle serait moins répandue. Un autre facteur à prendre en compte, à mon avis, est l'imagerie populaire moderne. Dans combien de fictions (écrites ou filmées) assiste-t-on à la scène classique de la fille qui cède aux avances du lourdaud? Ces histoires ne glorifient certes pas toujours le "vainqueur", et pourraient s'inspirer d'expériences similaires chez les auteurs (souvent, la scène se déroule en présence d'un jeune homme sensible, méritant et dépité). Mais il n'empêche que pour un lecteur/spectateur qui se laisse dominer par ses pulsions, la situation du lourdaud est clairement triomphale, et la subtilité sous-jacente (éventuelle) est occultée. On notera d'ailleurs que si cet effet est facilement observable chez les hommes, il n'est pas forcément sans conséquence sur les femmes, contribuant à véhiculer l'image hyper-machiste du "salaud au grand coeur".
Si ma petite théorie n'explique pas à elle toute seule le succès de l'approche "grasse" (et si tant est qu'elle tienne tout simplement la route, ce que je ne garantis pas), il faut bien se résoudre à intégrer dans l'équation une autre source de "valorisation sociale" : l'approche brutale fonctionne encore trop souvent. Ne serait-ce d'ailleurs que pour de simples raisons statistiques : on a tous des périodes où l'on est "vulnérable", mal dans sans peau, et près à sauter sur le premier individu consentant venu. Partant de là, il est logique que les approches rapides aient un taux de succès assuré face aux tentatives de séduction les plus subtiles (et aussi les plus longues, donc les plus à même d'être avortées avant terme).
[^] # Re: L'explication
Posté par Larry Cow . En réponse au journal festival de grosses. Évalué à 2.
C'est vrai. Même si ça ne change pas grand chose au débat actuel, ça vaut toujours le coup de le préciser.
Le fait que certains mecs (minoritaires malgré tout, hein) « coursent » les filles qui leur plaisent et non l'inverse, me semble assez logique en conséquence. Lorsqu'une attitude est valorisée socialement, il y a forcément des excès (par exemple dans une société qui valorise le fait de faire justice soi-même, il y a beaucoup d'homicides).
Il faut tout de même reconnaître que l'attitude de certains mâles est déplaisante au possible (quoiqu'étant plutôt réservé, et m'étant plus d'une fois fait "doubler" par un gros porc bien direct, mon avis est partial).
Ceci dit, il est vrai que si moins de mecs arrivaient à leur fins avec ce genre d'approche stupide, elle serait moins répandue. Un autre facteur à prendre en compte, à mon avis, est l'imagerie populaire moderne. Dans combien de fictions (écrites ou filmées) assiste-t-on à la scène classique de la fille qui cède aux avances du lourdaud? Ces histoires ne glorifient certes pas toujours le "vainqueur", et pourraient s'inspirer d'expériences similaires chez les auteurs (souvent, la scène se déroule en présence d'un jeune homme sensible, méritant et dépité). Mais il n'empêche que pour un lecteur/spectateur qui se laisse dominer par ses pulsions, la situation du lourdaud est clairement triomphale, et la subtilité sous-jacente (éventuelle) est occultée. On notera d'ailleurs que si cet effet est facilement observable chez les hommes, il n'est pas forcément sans conséquence sur les femmes, contribuant à véhiculer l'image hyper-machiste du "salaud au grand coeur".
Si ma petite théorie n'explique pas à elle toute seule le succès de l'approche "grasse" (et si tant est qu'elle tienne tout simplement la route, ce que je ne garantis pas), il faut bien se résoudre à intégrer dans l'équation une autre source de "valorisation sociale" : l'approche brutale fonctionne encore trop souvent. Ne serait-ce d'ailleurs que pour de simples raisons statistiques : on a tous des périodes où l'on est "vulnérable", mal dans sans peau, et près à sauter sur le premier individu consentant venu. Partant de là, il est logique que les approches rapides aient un taux de succès assuré face aux tentatives de séduction les plus subtiles (et aussi les plus longues, donc les plus à même d'être avortées avant terme).