Des mecs qui montrent leurs torses en pleine rue, serait équivalent à des femmes topless en pleine rue ... et non avec un décolleté.
Si ce qui te choque est qu'on (comprendre: la société) ne considère pas de la même manière la poitrine d'un homme et celle d'une femme, alors oui, effectivement, il y a une différence. Là où je te suis moins, c'est que prétendre qu'il n'y en a pas chamboule _beaucoup_ de choses. Cela ne serait pas forcément un mal, mais clairement ça n'est pas pour demain. Chez une femme, la poitrine joue un rôle dans la relation au mâle, alors que pas tellement l'inverse (voire pas du tout). A contrario, la musculature chez l'homme joue un rôle bien plus important que chez la femme, dans ce contexte là. Je ne dis pas que c'est juste, je ne dis pas que c'est inéluctable. Juste que c'est comme ça pour l'instant, et que ce n'est pas le genre de choses qui change en une génération.
- combien de femmes par an agressent physiquement des hommes parce que les hommes ont une tenue "sexy" ?
- combien d'hommes par an agressent physiquement des femmes uniquement parce qu'elles ont une tenue "sexy" ?
Combien de femmes agressent physiquement des hommes tout court?
Combien d'hommes agressent physiquement des femmes tout court?
Comment tu peux arriver à considérer la tenue comme un facteur déterminant dans ces conditions?
T'es tu déjà fait courser par un mec ou une femme juste pour ta tenue ? moi oui, une fois par un mec et uniquement parce que je rentrais chez moi tard et que je portais ( entre autre ) une jupe.
C'est moche. Mais parce que ça t'es arrivé une fois (et, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, c'est inqualifiable de la part du mec qui a fait çà) ne signifie pas que c'est une affaire courante, ni que c'est le signe d'une quelconque inégalité sexuelle.
Et puis bon, tu incrimines ta tenue, mais rien ne dit qu'il ne t'aurait pas coursée si tu avais été en pantalon. Tu es peut-être juste irrésistible, je n'en sais rien.
(et comme on dit chez moi : on court plus vite avec la jupe relevée qu'avec le pantalon baissé)
Pour résumer ta pensée, oui il semble important de se prémunir contre la misandrie.
Objection, votre honneur. Ca ne résume absolument pas pensée, un de mes propos (et encore).
Mais restons sérieux, la misandrie si elle existe sur certains aspects précis et de manière scandaleuse, elle reste globalement théorique ...
Si elle existe, en quoi est-elle théorique? Je veux à la limite bien admettre qu'elle soit largement moins répandue que son opposé. Mais j'ai déjà un gros problème de définition. Un homme tient la porte à une femme : est-ce une preuve de misogynie? d'irrespect?
Soit ce comportement n'est condamnable que quand il est associé à une intention douteuse (soit parce qu'on considère cette femme incapable de se démerder, ou inférieure, ou qu'on cherche une occasion de la contempler plus longuement, ou que sais-je d'autre), et on rentre sur le terrain glissant du procès d'intention.
Soit ce comportement est condamnable en tant que tel, et auquel cas je veux changer de monde tout de suite.
Comme pour beaucoup de choses, il ne suffit que d'un petit changement de point de vue pour renverser totalement les conclusions. Tu vois la course effrénée de certains hommes comme une atteinte à ta condition de femme? Je trouve au contraire que l'ascendant qu'exercent les femmes sur nous est une atteinte à ma liberté d'homme.
Si tu veux le fond de ma pensée (et je conçois d'avance qu'elle risque fort de te choquer), une grande partie des avancées récentes en matière d'égalité hommes/femmes se sont faites en dépit du bon sens.
Que les femmes votent, ça semble une évidence. Qu'elles aient accès aux mêmes professions que les hommes, c'est normal. Qu'elles puissent s'habiller comme bon leur sens (dans la limite de la décence imposée à tous : ne pas montrer ses parties génitales, et j'en passe), j'aurais du mal à m'y opposer sans sombrer dans la caricature rétrograde.
Par contre, cette "libération" a largement contribué à déresponsabiliser les hommes dans leurs rapports aux femmes. Et si certaines femmes ont réussi à très bien tirer leur épingle du jeu, il y en a (et en aura) beaucoup qui sont perdantes dans l'affaire. Parce que, statistiquement, les mecs qu'elles rencontreront n'auront d'égards que le minimum syndical. Parce que, pour reprendre une idée trop fréquemment entendue, "elles ont voulu l'égalité, elles l'ont". Parce qu'effectivement, vouloir prendre soin de sa femme est pratiquement devenu un concept réactionnaire.
Il y a eu longtemps un équilibre délicat du pouvoir entre hommes et femmes, les premiers ayant la force et le droit pour eux, les secondes ayant pour elles un rôle d'arrière-cour beaucoup plus subtil et difficile à quantifier (surtout a posteriori). La situation était imparfaite, et nécessitait des réajustements. Certains, utiles, ont été apportés (cf. plus haut). D'autres, tout aussi utiles, ne l'ont pas été (notamment une certaines moralisation du comportement des hommes). À la place, on a - d'une certaine manière - abaissé la femme au rang de l'homme.
Je serais le dernier à souhaiter le retour massif de la femme au foyer. Par contre, je ne supporte pas l'idée qu'une femme qui souhaite l'être - au foyer - soit forcément considérée comme une victime soumise ou une oisive complète.
Pour donner dans la caricature facile (et injuste, j'en conviens), le courant "féministe" (au sens large) pourrait se résumer en deux idées :
1) Les hommes sont des porcs abjects incapables de contrôler leurs pulsions, bafouant nos droits les plus élémentaires, se complaisant dans un premier degré atterrant, conservant par la force des privilèges qui ne leur reviennent pas de droit, et dirigeant le monde de manière tout à fait illégitime.
2) On veut faire pareil.
Si c'est pour justifier ta drague d'autres geeks, là ca fait un peu sophisme ;)
Ah non! D'abord parce que je ne drague pas de geeks (la consanguinité des idées, je suis contre). Ensuite parce que "hors contexte", ça veut dire "hors contexte". Et que cette phrase, seule, est juste superbe de concision :)
[^] # Re: L'explication
Posté par Larry Cow . En réponse au journal festival de grosses. Évalué à 3.
Si ce qui te choque est qu'on (comprendre: la société) ne considère pas de la même manière la poitrine d'un homme et celle d'une femme, alors oui, effectivement, il y a une différence. Là où je te suis moins, c'est que prétendre qu'il n'y en a pas chamboule _beaucoup_ de choses. Cela ne serait pas forcément un mal, mais clairement ça n'est pas pour demain. Chez une femme, la poitrine joue un rôle dans la relation au mâle, alors que pas tellement l'inverse (voire pas du tout). A contrario, la musculature chez l'homme joue un rôle bien plus important que chez la femme, dans ce contexte là. Je ne dis pas que c'est juste, je ne dis pas que c'est inéluctable. Juste que c'est comme ça pour l'instant, et que ce n'est pas le genre de choses qui change en une génération.
- combien de femmes par an agressent physiquement des hommes parce que les hommes ont une tenue "sexy" ?
- combien d'hommes par an agressent physiquement des femmes uniquement parce qu'elles ont une tenue "sexy" ?
Combien de femmes agressent physiquement des hommes tout court?
Combien d'hommes agressent physiquement des femmes tout court?
Comment tu peux arriver à considérer la tenue comme un facteur déterminant dans ces conditions?
T'es tu déjà fait courser par un mec ou une femme juste pour ta tenue ? moi oui, une fois par un mec et uniquement parce que je rentrais chez moi tard et que je portais ( entre autre ) une jupe.
C'est moche. Mais parce que ça t'es arrivé une fois (et, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, c'est inqualifiable de la part du mec qui a fait çà) ne signifie pas que c'est une affaire courante, ni que c'est le signe d'une quelconque inégalité sexuelle.
Et puis bon, tu incrimines ta tenue, mais rien ne dit qu'il ne t'aurait pas coursée si tu avais été en pantalon. Tu es peut-être juste irrésistible, je n'en sais rien.
(et comme on dit chez moi : on court plus vite avec la jupe relevée qu'avec le pantalon baissé)
Pour résumer ta pensée, oui il semble important de se prémunir contre la misandrie.
Objection, votre honneur. Ca ne résume absolument pas pensée, un de mes propos (et encore).
Mais restons sérieux, la misandrie si elle existe sur certains aspects précis et de manière scandaleuse, elle reste globalement théorique ...
Si elle existe, en quoi est-elle théorique? Je veux à la limite bien admettre qu'elle soit largement moins répandue que son opposé. Mais j'ai déjà un gros problème de définition. Un homme tient la porte à une femme : est-ce une preuve de misogynie? d'irrespect?
Soit ce comportement n'est condamnable que quand il est associé à une intention douteuse (soit parce qu'on considère cette femme incapable de se démerder, ou inférieure, ou qu'on cherche une occasion de la contempler plus longuement, ou que sais-je d'autre), et on rentre sur le terrain glissant du procès d'intention.
Soit ce comportement est condamnable en tant que tel, et auquel cas je veux changer de monde tout de suite.
Comme pour beaucoup de choses, il ne suffit que d'un petit changement de point de vue pour renverser totalement les conclusions. Tu vois la course effrénée de certains hommes comme une atteinte à ta condition de femme? Je trouve au contraire que l'ascendant qu'exercent les femmes sur nous est une atteinte à ma liberté d'homme.
Si tu veux le fond de ma pensée (et je conçois d'avance qu'elle risque fort de te choquer), une grande partie des avancées récentes en matière d'égalité hommes/femmes se sont faites en dépit du bon sens.
Que les femmes votent, ça semble une évidence. Qu'elles aient accès aux mêmes professions que les hommes, c'est normal. Qu'elles puissent s'habiller comme bon leur sens (dans la limite de la décence imposée à tous : ne pas montrer ses parties génitales, et j'en passe), j'aurais du mal à m'y opposer sans sombrer dans la caricature rétrograde.
Par contre, cette "libération" a largement contribué à déresponsabiliser les hommes dans leurs rapports aux femmes. Et si certaines femmes ont réussi à très bien tirer leur épingle du jeu, il y en a (et en aura) beaucoup qui sont perdantes dans l'affaire. Parce que, statistiquement, les mecs qu'elles rencontreront n'auront d'égards que le minimum syndical. Parce que, pour reprendre une idée trop fréquemment entendue, "elles ont voulu l'égalité, elles l'ont". Parce qu'effectivement, vouloir prendre soin de sa femme est pratiquement devenu un concept réactionnaire.
Il y a eu longtemps un équilibre délicat du pouvoir entre hommes et femmes, les premiers ayant la force et le droit pour eux, les secondes ayant pour elles un rôle d'arrière-cour beaucoup plus subtil et difficile à quantifier (surtout a posteriori). La situation était imparfaite, et nécessitait des réajustements. Certains, utiles, ont été apportés (cf. plus haut). D'autres, tout aussi utiles, ne l'ont pas été (notamment une certaines moralisation du comportement des hommes). À la place, on a - d'une certaine manière - abaissé la femme au rang de l'homme.
Je serais le dernier à souhaiter le retour massif de la femme au foyer. Par contre, je ne supporte pas l'idée qu'une femme qui souhaite l'être - au foyer - soit forcément considérée comme une victime soumise ou une oisive complète.
Pour donner dans la caricature facile (et injuste, j'en conviens), le courant "féministe" (au sens large) pourrait se résumer en deux idées :
1) Les hommes sont des porcs abjects incapables de contrôler leurs pulsions, bafouant nos droits les plus élémentaires, se complaisant dans un premier degré atterrant, conservant par la force des privilèges qui ne leur reviennent pas de droit, et dirigeant le monde de manière tout à fait illégitime.2) On veut faire pareil.
Si c'est pour justifier ta drague d'autres geeks, là ca fait un peu sophisme ;)
Ah non! D'abord parce que je ne drague pas de geeks (la consanguinité des idées, je suis contre). Ensuite parce que "hors contexte", ça veut dire "hors contexte". Et que cette phrase, seule, est juste superbe de concision :)