• [^] # Re: L'explication

    Posté par . En réponse au journal festival de grosses. Évalué à 6.

    J'ai déjà eu affaire à des types qui me regardaient les seins puis le visage puis le corps puis les seins et qui ont un petit sourire de satisfaction après.

    Ça arrive. Chez certaines, c'est tout simplement impossible de faire autrement : simple question de distance focale :>

    Il y a quelques semaines, j'étais allée prendre un verre à coté de chez moi avec une amie et un ami. Puis sur le retour, un petit groupe de djeunz interpelle le mâle du groupe pour lui demander une clope et un peu d'argent. il n'avait pas de clope et n'avaient pas particulièrement envie de sortir son porte monnaie. Les sus dits djeunz , tout en nous faisant le "balayage/déshabillage", lui ont dit en substance " zyva ! tu as deux bonnasses avec toi et t'es un clodo ? comment tu fais pour te lever de la meuf bonne comme ca sans une thune ? ". être chosifiée ainsi n'est pas agréable.

    Comme exemple du comportement généralement détestable des mâles, tu ne trouves rien de mieux qu'une bande de blaireaux en mal de reconnaissance?

    que l'on ait envie d'etre belle, de plaire, n'est en rien une invitation aux regards concupiscents, aux propos obscènes ou à se faire mettre une main aux fesses.

    Donc il faudrait que vous nous plaisiez sans qu'on vous regarde? Ou bien que seuls ceux qui vous agréent aient le droit?

    Donc oui, c'est triste à dire mais tant que ca commencera par des bandes de djeunz cons pour finir avec des vieux tripoteurs ... il y aura toujours une suspicion évidente envers les mecs qui ne se rendent pas compte de ce qui se passe.

    L'analyse est juste, la conclusion pas forcément. Si les jeunes et les vieux sont spécialement matteurs, ça ne veut pas dire qu'ils l'ont été (ou le seront) toute leur vie. C'est juste que ce sont deux périodes pendant lesquelles on est plus sujet à la frustration (soit parce que "ça ne veut toujours pas venir", soit parce qu'on se souvient trop bien de l'époque où ça venait tout seul).

    Sinon, un détail, il y a eu une expérience sur les regards et la conclusion fut que très souvent, on n'a pas conscience de ses propres mouvements oculaires et de l'ensemble des informations regardées.

    Diantre, j'avais jamais pensé à ranger une paire de seins dans la catégorie "information" ;)

    Blague à part, c'est vrai, mais ça n'est pas limité aux regards des hommes sur les femmes. Le regard insistant que tu vas porter sur l'infirmité d'untel/unetelle, sur la paire de chaussures essoufflée d'un autre... les exemples sont légions, et même pas forcément signe d'une attirance particulière. Typiquement, quand je vois débouler une femme avec avec gorge particulièrement généreuse, je la regarde forcément. Mais - chacun ses goûts - c'est le plus souvent pour la plaindre (ou comprendre comment elle arrive à conserver la position verticale, selon mon niveau d'ébriété).

    C'est ainsi, on regarde ce qui se voit. Quand il s'agit d'un point sur lequel le regardé risque de très mal le vivre (cas de l'infirmité), on a généralement le réflexe - pas toujours heureux - de regarder ailleurs. Quand c'est quelque-chose qui est manifestement mis en valeur, on serait bien con de feindre n'avoir rien vu (note: je suis bien con, en la matière, et on ne risque pas de me prendre un jour en train de siffler quelqu'un dans la rue).

    la notion de consentement forcé existe tant au niveau psychologique qu'au niveau juridique.

    Ça existe, mais c'est à double tranchant. On pourrait assez facilement considérer que certaines tenues/attitudes force le consentement tacite qu'est le regard.