Et surtout qui lui demandera pourquoi certains créateurs sont au sommet de son échelle de valeurs (musiciens, chanteurs, éditeurs, et cætera) et d'autres n'y figurent même pas (programmeurs, scientifiques, simples citoyens ...) au point que les seconds payent déjà des impôts (taxe copie privée) aux premiers et qu'elle veuille en plus leur interdire l'utilisation de logiciel libre ?
Et puis il y aurait bien aussi ces questions un peu paradoxales : comment se fait-il que les principaux bénéficiaires et soutients d'une loi renforçant le droit d'auteur soient des éditeurs alors que le droit d'auteur visait théoriquement à défendre les auteurs contre les éditeurs ? Et puis comment comprendre que des auteurs s'offusquent du fait que leurs œuvres trouvent une diffusion plus large que le seul public solvable (et oisif) ? Ne s'attendrait-on pas plutôt à ce qu'un auteur souhaite la plus large diffusion à ses œuvres ? Cette attitude de certains auteurs ne serait-elle pas un effet hérité du temps ou la diffusion des œuvres était difficile et compliquée ; une sorte de vestige d'un passé qu'il faudrait bien vite oublier plutôt que maintenir en hypothèquant l'avenir et oblitérant le progrès téchnologique ?
[^] # Re: Poster les questions
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Posez vos questions à Christine Albanel. Évalué à 10.
Et puis il y aurait bien aussi ces questions un peu paradoxales : comment se fait-il que les principaux bénéficiaires et soutients d'une loi renforçant le droit d'auteur soient des éditeurs alors que le droit d'auteur visait théoriquement à défendre les auteurs contre les éditeurs ? Et puis comment comprendre que des auteurs s'offusquent du fait que leurs œuvres trouvent une diffusion plus large que le seul public solvable (et oisif) ? Ne s'attendrait-on pas plutôt à ce qu'un auteur souhaite la plus large diffusion à ses œuvres ? Cette attitude de certains auteurs ne serait-elle pas un effet hérité du temps ou la diffusion des œuvres était difficile et compliquée ; une sorte de vestige d'un passé qu'il faudrait bien vite oublier plutôt que maintenir en hypothèquant l'avenir et oblitérant le progrès téchnologique ?
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace