• # Démocratie...

    Posté par . En réponse au journal Pour ceux qui croient encore que la France est une démocratie. Évalué à 4.

    Au risque de partir dans des considérations un peu plus "philosophiques", mais c'est juste que ça commence à me démanger cet emploi du mot "démocratie" à toutes les sauces.

    Peut-on d'ailleurs réellement considérer que la France aie été un jour une démocratie ? Qu'il y ai jamais eu de véritable démocratie dans le monde ?

    La démocratie est un concept, un idéal, assez vaguement défini par ailleurs.
    Une définition assez largement accepté de la démocratie serait celle d'une société ou tous les membres du peuple, les citoyens, exercerait le même pouvoir sur les prises de décisions.

    Le principal pouvoir politique du citoyen Français est le droit de vote, la possibilité qu'il a d'influer sur le choix de ses représentants.

    Or, nous avons en France une non-représentativité au niveau du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif, puisque l'exercice de ces pouvoirs n'est pas partagé au prorata du vote des citoyens :
    Il n'y a en effet généralement qu'une seule couleur politique à l'exécutif ; quand au législatif, n'étant pas proportionnel je doute qu'on puisse le qualifier de vraiment représentatif.

    Est-ce un mauvais système pour autant ? Mauvais, je ne pense pas. Par contre, il est très certainement plus que perfectible.

    La démocratie la plus "pure" serait à mon sens une démocratie sans intermédiaires, sans représentants, ou chaque citoyen interviendrait directement sur chaque décision de la communauté, et où chacune de ces décisions ne pourrait être prise qu'à l'unanimité, par un consensus global.

    Si cette utopie est bien sûr aussi irréalisable qu'irréaliste, elle nous donne néanmoins une voie, une direction.

    Et c'est là que ce trouve le danger, selon moi. Considérer la France ou quelque pays que ce soit comme "La Démocratie", c'est se priver d'un référentiel extérieur et intangible, et c'est donc se priver de la possibilité de cerner clairement les avancées et les reculs au regard de cet idéal.