> Il suffi de savoir en gros ce qu'est le peer2peer, et plus généralement le piratage.
Ostensiblement, ils n'en ont aucune idée... déjà, aucune preuve sérieuse (comprendre "non achetée par les majors et assimilés") n'a jamais été apportée quant à l'idée saugrenue que le P2P nuit à l'industrie des ayant-droits - bien au contraire, comme l'a mis en évidence l'étude récemment commandée par le gouvernement néerlandais, par exemple, et qui conclue a un bilan positif sur les ventes de produits dérivés de la culture, le P2P est un fantastique moyen de promotion, aux frais de l'internaute (via l'abonnement internet, les PC, l'électricité, ...).
En outre, cette pratique est complètement passée dans les mœurs... mon proprio, père de famille plutôt conservateur (père de famille, quoi), entre 40 et 50 ans, me disait encore il y a deux jours "pfff, le téléchargement, qui n'en a jamais fait"...
... et c'est normal : pouvoir accéder à toute la culture, à volonté, c'est une évolution technologique comme il y en a peu, et dans la droite lignée du broadcasting radio, de l'imprimerie, de l'écriture, et du langage. Ce genre d'évolution est intrinsèque à l'humain : chercher à conceptualiser encore plus est dans notre nature même.
Au passage, même dans une plutôt vieille Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 [1], l'article 22 stipule déjà très clairement que "l'instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l’instruction à la portée de tous les citoyens". En matière d'humanisme, à interdire au peuple l'accès à la culture, d'autant plus quand ça ne nuit matériellement à personne, certains repasseront. Oui, c'est une loi contre-nature, et hégémoniste (pour être poli) : bien évidemment.
Mais face à une révolution culturelle, dont non seulement, ne serait-ce que la gratuité ne nuit à personne, mais bénéficie même à tout le monde, on a des représentants qui ne trouvent rien de mieux que de se demander s'il ne faudrait pas punir les gens intellectuellement curieux, en les excluant tout bonnement socialement...
Ne serait-ce que se poser la question me paraît plutôt fou, mais en plus, les débats sont ridicules, avec une majorité qui ment, parjure, trahit, et une "opposition" d'une molesse, presque suspicieusement, ahurissante (où sont les "Je vous accuse de parjure, et de calomnie contre les internautes, Madame la Ministre, et j'en ai les preuves" ? Sûrement pas dans les "Si je suis offusqué par vos références à la gestapo, ce n'est pas parce je pense que votre loi est fascisante, hein-non-non, mais parce qu'ils ont raflé ma famille. Et comme je vous respecte beaucoup-tout-plein, Madame la Ministre, ça me fait un gros bobo à mon petit cœur tout mou en sucre" [grosso merdo]!)...
Ça me fait le même effet que si l'on avait confié le passage à l'eau courante à une bande de craspecs préhistoriques, brandissant des massues à silex et vêtus de peau de bêtes. Non, dans cet hémicycle, personne ne semble avoir ne serait-ce que la moindre idée d'en "gros ce qu'est le peer2peer"... c'est d'ailleurs ce qui me semble être l'un des gros problèmes de cette histoire (avec les conflits d'intérêts, la corruption, les parjures, les calomnies, ...) : la déconnexion absolue entre les pouvoirs et le peuple.
Si vraiment on avait des politiciens honnêtes (enfin, ne serait-ce que vaguement, ou même sur un malentendu, qui sait ?), on ferait comme, par exemple, en Allemagne (et pourtant, là-bas, on risque de bien s'en prendre dans la gueule par la maréchaussée si on fait ne serait-ce que tourner un relai Tor, même à tort), ou encore en Espagne (et pourtant, là-bas, il y a des gars du calibre de Medina-Ortega [PS], grand fan du contrôle d'internet, s'il en est), où la contrefaçon n'est plus punie et traquée que dans le cas où il en est fait profit, et pas pour les particuliers qui cherchent juste à glaner de quoi triper.
Non, là, c'est la foire-à-tout, plus ou moins dans l'indifférence politique : "tous nos citoyens sont à vendre - qui n'en veut ?"
[^] # Re: Globalement ça ne me choque pas
Posté par Aefron . En réponse au journal Pourquoi l'HADOPI va passer.... Évalué à 5.
Ostensiblement, ils n'en ont aucune idée... déjà, aucune preuve sérieuse (comprendre "non achetée par les majors et assimilés") n'a jamais été apportée quant à l'idée saugrenue que le P2P nuit à l'industrie des ayant-droits - bien au contraire, comme l'a mis en évidence l'étude récemment commandée par le gouvernement néerlandais, par exemple, et qui conclue a un bilan positif sur les ventes de produits dérivés de la culture, le P2P est un fantastique moyen de promotion, aux frais de l'internaute (via l'abonnement internet, les PC, l'électricité, ...).
En outre, cette pratique est complètement passée dans les mœurs... mon proprio, père de famille plutôt conservateur (père de famille, quoi), entre 40 et 50 ans, me disait encore il y a deux jours "pfff, le téléchargement, qui n'en a jamais fait"...
... et c'est normal : pouvoir accéder à toute la culture, à volonté, c'est une évolution technologique comme il y en a peu, et dans la droite lignée du broadcasting radio, de l'imprimerie, de l'écriture, et du langage. Ce genre d'évolution est intrinsèque à l'humain : chercher à conceptualiser encore plus est dans notre nature même.
Au passage, même dans une plutôt vieille Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 [1], l'article 22 stipule déjà très clairement que "l'instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l’instruction à la portée de tous les citoyens". En matière d'humanisme, à interdire au peuple l'accès à la culture, d'autant plus quand ça ne nuit matériellement à personne, certains repasseront. Oui, c'est une loi contre-nature, et hégémoniste (pour être poli) : bien évidemment.
Mais face à une révolution culturelle, dont non seulement, ne serait-ce que la gratuité ne nuit à personne, mais bénéficie même à tout le monde, on a des représentants qui ne trouvent rien de mieux que de se demander s'il ne faudrait pas punir les gens intellectuellement curieux, en les excluant tout bonnement socialement...
Ne serait-ce que se poser la question me paraît plutôt fou, mais en plus, les débats sont ridicules, avec une majorité qui ment, parjure, trahit, et une "opposition" d'une molesse, presque suspicieusement, ahurissante (où sont les "Je vous accuse de parjure, et de calomnie contre les internautes, Madame la Ministre, et j'en ai les preuves" ? Sûrement pas dans les "Si je suis offusqué par vos références à la gestapo, ce n'est pas parce je pense que votre loi est fascisante, hein-non-non, mais parce qu'ils ont raflé ma famille. Et comme je vous respecte beaucoup-tout-plein, Madame la Ministre, ça me fait un gros bobo à mon petit cœur tout mou en sucre" [grosso merdo]!)...
Ça me fait le même effet que si l'on avait confié le passage à l'eau courante à une bande de craspecs préhistoriques, brandissant des massues à silex et vêtus de peau de bêtes. Non, dans cet hémicycle, personne ne semble avoir ne serait-ce que la moindre idée d'en "gros ce qu'est le peer2peer"... c'est d'ailleurs ce qui me semble être l'un des gros problèmes de cette histoire (avec les conflits d'intérêts, la corruption, les parjures, les calomnies, ...) : la déconnexion absolue entre les pouvoirs et le peuple.
Si vraiment on avait des politiciens honnêtes (enfin, ne serait-ce que vaguement, ou même sur un malentendu, qui sait ?), on ferait comme, par exemple, en Allemagne (et pourtant, là-bas, on risque de bien s'en prendre dans la gueule par la maréchaussée si on fait ne serait-ce que tourner un relai Tor, même à tort), ou encore en Espagne (et pourtant, là-bas, il y a des gars du calibre de Medina-Ortega [PS], grand fan du contrôle d'internet, s'il en est), où la contrefaçon n'est plus punie et traquée que dans le cas où il en est fait profit, et pas pour les particuliers qui cherchent juste à glaner de quoi triper.
Non, là, c'est la foire-à-tout, plus ou moins dans l'indifférence politique : "tous nos citoyens sont à vendre - qui n'en veut ?"
[1] http://fr.wikisource.org/wiki/Declaration_des_Droits_de_l’Homme_et_du_Citoyen_de_1793