Si j'ai ajouté "dernier" et "à la mode" c'est à dessein.
(attention, ce qui suit est de l'opinion personnelle à 110%)
Mais je vais déjà réagir à la suite. Oui, l'état peut avoir pour rôle de diffuser, entretenir et préserver la culture, voire de faciliter la création artistique (notes bien la différence entre "culture" et "création artistique" dans mes propos)
Mais ça peut se faire via des subventions à des salles et des associations, à des subventions à des studios, au financements de concerts publics, à la mise en place d'une sécurité de type assurance chomage et intercontrat spécifique, la mise en place d'un dépôt légal pour éviter que ça se perde, financer des médiathèques, des cours de musique en école, etc. En fait tout ça on le fait déjà (beaucoup plus que d'autres pays), et j'en suis très content.
Par contre l'état pour moi c'est par principe du collectif dans ce genre de choses. L'écoute d'un disque dans mon salon sort partiellement de ce contexte, ou en tout cas est vachement moins prioritaire que les spectacles publics, les médiathèques, et tout ce qui est par nature collectif.
Il y a bien d'autres choses à faire pour la culture avant d'instaurer un financement collectif global et complet de l'utilisation des oeuvres. Qu'une classe de primaire puisse chanter une oeuvre dans un spectacle de fin d'année (non couvert à priori par cette licence globale) me semble bien plus pertinent pour la "culture" que me permettre d'écouter gratuitement le dernier disque sorti.
Mais surtout, pour reprendre ton début d'intervention : La "culture" c'est un terme que j'ai un peu de mal à définir objectivement mais la musique fait aussi partie de la sphère divertissement.
Pour prendre un exemple extrême, Mickey fait partie de notre culture (sisi), mais je ne souhaite pas que l'état finance EuroDisney pour autant (parce que là c'est du pur divertissement).
Un morceau de musique peut être constitutif de notre culture, à cause de son histoire, de sa popularité dans la durée, de son influence, du courant qu'il a porté, etc. Certains le sont très certainement. Mais pour le dernier morceau à la mode, c'est un produit divertissement issu de notre culture plus qu'une constituante de notre culture. Peut être qu'il pourra être jugé être partie prenante de la culture, plus tard, mais là c'est du pur divertissement.
Je parle de musique mais c'est bien la même chose avec du cinéma, de la peinture ou d'autres choses. Finançons les toiles de maitre ayant été décisives dans l'art, mais il ne suffit pas de peindre et d'avoir du succès pour que le financement collectif devienne pertinent.
[^] # Re: Fraternité ?
Posté par Éric (site web personnel) . En réponse au journal Albanel savait son projet couteux et inefficace.. Évalué à 4.
(attention, ce qui suit est de l'opinion personnelle à 110%)
Mais je vais déjà réagir à la suite. Oui, l'état peut avoir pour rôle de diffuser, entretenir et préserver la culture, voire de faciliter la création artistique (notes bien la différence entre "culture" et "création artistique" dans mes propos)
Mais ça peut se faire via des subventions à des salles et des associations, à des subventions à des studios, au financements de concerts publics, à la mise en place d'une sécurité de type assurance chomage et intercontrat spécifique, la mise en place d'un dépôt légal pour éviter que ça se perde, financer des médiathèques, des cours de musique en école, etc. En fait tout ça on le fait déjà (beaucoup plus que d'autres pays), et j'en suis très content.
Par contre l'état pour moi c'est par principe du collectif dans ce genre de choses. L'écoute d'un disque dans mon salon sort partiellement de ce contexte, ou en tout cas est vachement moins prioritaire que les spectacles publics, les médiathèques, et tout ce qui est par nature collectif.
Il y a bien d'autres choses à faire pour la culture avant d'instaurer un financement collectif global et complet de l'utilisation des oeuvres. Qu'une classe de primaire puisse chanter une oeuvre dans un spectacle de fin d'année (non couvert à priori par cette licence globale) me semble bien plus pertinent pour la "culture" que me permettre d'écouter gratuitement le dernier disque sorti.
Mais surtout, pour reprendre ton début d'intervention : La "culture" c'est un terme que j'ai un peu de mal à définir objectivement mais la musique fait aussi partie de la sphère divertissement.
Pour prendre un exemple extrême, Mickey fait partie de notre culture (sisi), mais je ne souhaite pas que l'état finance EuroDisney pour autant (parce que là c'est du pur divertissement).
Un morceau de musique peut être constitutif de notre culture, à cause de son histoire, de sa popularité dans la durée, de son influence, du courant qu'il a porté, etc. Certains le sont très certainement. Mais pour le dernier morceau à la mode, c'est un produit divertissement issu de notre culture plus qu'une constituante de notre culture. Peut être qu'il pourra être jugé être partie prenante de la culture, plus tard, mais là c'est du pur divertissement.
Je parle de musique mais c'est bien la même chose avec du cinéma, de la peinture ou d'autres choses. Finançons les toiles de maitre ayant été décisives dans l'art, mais il ne suffit pas de peindre et d'avoir du succès pour que le financement collectif devienne pertinent.