Détail supplémentaire : je fais également une très grosse différence suivant le contexte d'apparition du néologisme.
Dans ces espèces de micro-langages que sont les jargons, j'ai tendance à être très tolérants, même lorsque le domaine m'est étranger. Par exemple, je ne m'offusque pas d'entendre deux médecins parler d'une IV ou d'une salle d'OP (et je n'ai pour ainsi dire jamais regardé Urgences).
Par contre, plus le contexte se dirige vers quelque-chose de "généraliste" (souvent lorsque le vécu commun des interlocuteurs se réduit), j'ai tendance à tiquer plus violemment. Exemple type : l'informaticien qui utilise des mots bien techniques pour expliquer les choses à sa grand-mère ou le candidat qui abuse de mots liés à son domaine de compétence auprès d'un recruteur qui n'a, a priori, aucune affinité avec ce dernier.
Mais de manière générale, on a une langue riche sans avoir besoin de la modifier. Certes, ce sont ces modifications qui la rendent vivante, mais elles peuvent aussi la tuer définitivement. Je suis notamment toujours un peu choqué d'entendre certains québécois utiliser plus d'anglais que de français dans leurs phrases (alors qu'ils ont par ailleurs un français beaucoup plus "pur" que celui de France). C'est une facilité, mais à ce genre de jeu on se retrouve tous anglophones avant trois générations.
[^] # Re: Trop long
Posté par Larry Cow . En réponse au journal Les vierges effarouchées du langage. Évalué à 5.
Dans ces espèces de micro-langages que sont les jargons, j'ai tendance à être très tolérants, même lorsque le domaine m'est étranger. Par exemple, je ne m'offusque pas d'entendre deux médecins parler d'une IV ou d'une salle d'OP (et je n'ai pour ainsi dire jamais regardé Urgences).
Par contre, plus le contexte se dirige vers quelque-chose de "généraliste" (souvent lorsque le vécu commun des interlocuteurs se réduit), j'ai tendance à tiquer plus violemment. Exemple type : l'informaticien qui utilise des mots bien techniques pour expliquer les choses à sa grand-mère ou le candidat qui abuse de mots liés à son domaine de compétence auprès d'un recruteur qui n'a, a priori, aucune affinité avec ce dernier.
Mais de manière générale, on a une langue riche sans avoir besoin de la modifier. Certes, ce sont ces modifications qui la rendent vivante, mais elles peuvent aussi la tuer définitivement. Je suis notamment toujours un peu choqué d'entendre certains québécois utiliser plus d'anglais que de français dans leurs phrases (alors qu'ils ont par ailleurs un français beaucoup plus "pur" que celui de France). C'est une facilité, mais à ce genre de jeu on se retrouve tous anglophones avant trois générations.