• [^] # Re: Mais

    Posté par . En réponse au journal Franck Riester : "L’interopérabilité n’est pas nécessaire pour les consommateurs". Évalué à 9.

    Sarközy n'a obtenu 31,18% au premier tour.
    Le second tour consacre plus la défaite de Ségolène Royal que la victoire de Sarközy.

    > Le score du NSDAP, 37% au plus haut, ne lui a pas permis d'être porté au pouvoir
    Il était LA première force politique de l'Allemagne, la seule façon de l'évincer du pouvoir, c'était l'union sacrée de TOUTES les autres forces politiques, elles ne l'ont pas fait. Tu oublies également qu'après la dissolution du Reichtag, le NSDAP a rafflé 44% des sièges.
    Même si Hitler ne disposait pas de la majorité absolue, celle-ci étant impossible, il était bel et bien le chancelier "légitime" car disposant d'une majorité relative. Tu oublies également que le NSDAP a formé une coalition avec les conservateurs du DNVP qui leur a apporté une courte majorité après la dissolution du Reichtag.
    Là, où ça a commencé à devenir vraiment douteux, c'est quand Hitler a obtenu les pleins pouvoirs ce qui requiert l'accord de 2/3 du Reichtag ce qui était hors de portée de la courte majorité NSDAP/DNVP et de leurs alliés de circonstances de la droite et du centre fatigués de l'instabilité de la république de Weimar. Hitler a tout simplement "écarté" les députés socialistes et communistes par les moyens que l'on sait (internement, exil, pressions) pour qu'en leur absence "injustifié", le quorum des 2/3 soit atteint.

    ça me rappelle les pratiques de certains gouvernements de droite qui depuis 2002 font voter des lois importantes en pleine période de vacances ou lors de séances nocturnes. C'est certes moins extrêmes que les pratiques hitlériennes mais tout autant un déni de démocratie.

    Hitler est bel et bien arrivé démocratiquement au pouvoir, dans des conditions troublés, par la suite, il a bénéficié du soutien d'une majorité de la population allemande.
    La théorié avancé par certains historiens qu'Hitler n'est pas arrivé démocratiquement au pouvoir sert surtout à dédouanner l'Allemagne d'une période de son histoire la plus monstrueuse qui soit et à la réintégrer au plus vite dans le concert des nations dans un contexte de guerre froide.
    Le Général MacArthur a usé de la même technique au Japon en soutenant l'idée d'un empereur HiroHito faible et s'opposant à la clique militariste et écartant systématiquement tout témoignage s'opposant à cette image d'épinal. C'est certain, c'est plus facile de soumettre un pays en agitant la marionnette d'un empereur considéré comme un dieu vivant soit-disant prisonnier de méchants militaristes plutôt que de le juger comme le principal responsable qu'il était des exactions japonaises en Asie.

    Le parrallèle Hitler/Sarközy dans leur ascension politique n'est pas totalement incongru. Ils représentent tout deux des lobbys industriels et financiers, ils ont fondés leur ascension vers la magistrature suprême sur un sentiment d'insécurité et un fond de crise financière, un semblant de culte de la personnalité, une main-mise forte sur leur parti (l'UMP n'a aucune indépendance vis à vis de l'omni-président). Sans oublier des adversaires politiques divisés, ridiculisés.