Si on étudie le background des cadres dirigeants en France, on remarque que ce sont souvent soit d'anciens commerciaux ou managers pur sucre, soit des personnes ayant une formation technique poussée (grande école d'ingénieurs pour la plupart) mais qui ont très vite quitté la technique dans leur vie professionnelle.
Donc la technique est soit un domaine inconnu soit un lointain souvenir pour la plupart de nos cadres dirigeants.
Un autre point, c'est la croyance tenace dans les entreprises Françaises qu'un cadre technique pour pouvoir évoluer doit obligatoirement abandonner la technique. C'est totalement stupide et le monde anglo-saxon est là pour nous montrer qu'un cadre technique même quinquagénnaire (ou même plus vieux !) a toujours sa place dans l'entreprise et qu'il peut-être une force d'innovation. C'est un prétexte pour ne pas favoriser l'évolution de carrière des cadres techniques ("si tu veux gagner plus, ben, passe à autre chose"), c'est également un frein à la capitalisation de compétences souvent source d'innovation elle-même. etc ..
Cela mène également à une "castration" du cadre technique français qui est moins entrepreneur que son homologue anglo-saxon. À force de se faire systèmatiquement jeter dès qu'il a une proposition à faire, à être dénigré par des incompétents notoires, tu m'étonnes qu'il y en a plus rien à foutre tant que la paie tombe à la fin du mois. Pourquoi se casser le cul, si le résultat final est le même que ce soit sur la fiche de paie ou en terme de considération ? La création ou la reprise d'entreprises, ce n'est également pas pour lui, ou bien faudra abandonner la technique. Ben non, il y a bon nombre de créateur d'entreprises qui continue à participer à la technique, dans certaines entreprises le CTO a autant d'importance que le CEO si ce n'est plus.
Il y a un véritable mépris de la science en France qui se manifeste dans la pingrerie des budgets alloués à la recherche (fondamentale ou industrielle), dans le fait qu'on considère les cadres techniques comme des outils jetables ou avec une date de péremption.
Ben, non, le cadre technique, il vends du temps de cerveaux humain, des compétences, une force créative.
Le cadre technique comme le trader, on doit également le motiver avec des salaires attractifs, des primes, des positions etc ... Comme le trader, si on le traite comme une merde, son travail s'en ressentira et il n'aura pas à coeur de le défendre face à des crétins.
En France, quand un cadre technique a une bonne idée, il doit faire face à des supérieurs mous voire rétifs, et si il veut créer une entreprise il doit faire face à des banquiers prêt à ne prendre aucun risque, une paperasse lourdingue. Bref, le cadre technique tout comme le créateur d'entreprise, il est seul.
Il y a là, un malaise plus profond, la peur d'entreprendre, la peur de prendre des risques.
Le résultat c'est que la machine industrielle Française s'essouffle, l'innovation s'est déplacé de l'autre côté de l'atlantique, elle redémarre chez nos amis britanniques ou germaniques voire même en Italie et nous on regarde la caravane passer et notre omni-président brasser de l'air !
On n'a plus envie de se battre, on plus envie de changer le monde, on veut juste conserver sa position dans la société. Une société de gagne-petits, de nains sans envergure (on a le président qu'on mérite au final), sans réels projets de civilisation, sans espoirs. Une société morte, une société où le jeune il rêve de devenir fonctionnaire qu'entrepreneur.
# Mépris de la technique, un mal franco-français qui cache quoi ?
Posté par GeneralZod . En réponse au journal "En France, les inventeurs peu reconnus et mal payés". Évalué à 10.
Donc la technique est soit un domaine inconnu soit un lointain souvenir pour la plupart de nos cadres dirigeants.
Un autre point, c'est la croyance tenace dans les entreprises Françaises qu'un cadre technique pour pouvoir évoluer doit obligatoirement abandonner la technique. C'est totalement stupide et le monde anglo-saxon est là pour nous montrer qu'un cadre technique même quinquagénnaire (ou même plus vieux !) a toujours sa place dans l'entreprise et qu'il peut-être une force d'innovation. C'est un prétexte pour ne pas favoriser l'évolution de carrière des cadres techniques ("si tu veux gagner plus, ben, passe à autre chose"), c'est également un frein à la capitalisation de compétences souvent source d'innovation elle-même. etc ..
Cela mène également à une "castration" du cadre technique français qui est moins entrepreneur que son homologue anglo-saxon. À force de se faire systèmatiquement jeter dès qu'il a une proposition à faire, à être dénigré par des incompétents notoires, tu m'étonnes qu'il y en a plus rien à foutre tant que la paie tombe à la fin du mois. Pourquoi se casser le cul, si le résultat final est le même que ce soit sur la fiche de paie ou en terme de considération ? La création ou la reprise d'entreprises, ce n'est également pas pour lui, ou bien faudra abandonner la technique. Ben non, il y a bon nombre de créateur d'entreprises qui continue à participer à la technique, dans certaines entreprises le CTO a autant d'importance que le CEO si ce n'est plus.
Il y a un véritable mépris de la science en France qui se manifeste dans la pingrerie des budgets alloués à la recherche (fondamentale ou industrielle), dans le fait qu'on considère les cadres techniques comme des outils jetables ou avec une date de péremption.
Ben, non, le cadre technique, il vends du temps de cerveaux humain, des compétences, une force créative.
Le cadre technique comme le trader, on doit également le motiver avec des salaires attractifs, des primes, des positions etc ... Comme le trader, si on le traite comme une merde, son travail s'en ressentira et il n'aura pas à coeur de le défendre face à des crétins.
En France, quand un cadre technique a une bonne idée, il doit faire face à des supérieurs mous voire rétifs, et si il veut créer une entreprise il doit faire face à des banquiers prêt à ne prendre aucun risque, une paperasse lourdingue. Bref, le cadre technique tout comme le créateur d'entreprise, il est seul.
Il y a là, un malaise plus profond, la peur d'entreprendre, la peur de prendre des risques.
Le résultat c'est que la machine industrielle Française s'essouffle, l'innovation s'est déplacé de l'autre côté de l'atlantique, elle redémarre chez nos amis britanniques ou germaniques voire même en Italie et nous on regarde la caravane passer et notre omni-président brasser de l'air !
On n'a plus envie de se battre, on plus envie de changer le monde, on veut juste conserver sa position dans la société. Une société de gagne-petits, de nains sans envergure (on a le président qu'on mérite au final), sans réels projets de civilisation, sans espoirs. Une société morte, une société où le jeune il rêve de devenir fonctionnaire qu'entrepreneur.