• # Le SMTP de l'X

    Posté par . En réponse au journal Luttons intelligemment contre le spam avec Whitelister. Évalué à 4.

    L'idée évoquée ici me semble fort intéressante, mais s'il elle vient bien de l'école polytechnique, alors beaucoup de choses ont changé depuis.

    Il y a moins d'un an, le serveur de messagerie que j'administre (sur une dédibox) comptait, parmi sa dizaine d'utilisateurs, une jeune personne qui fréquentait des élèves de l'X. Assez logiquement, j'ai donc eu assez régulièrement des courriels à faire suivre à leur SMTP. Et ça là que, bien souvent, le bât a blessé : des mails refusés sans autre forme de procès, soit disant que mon réseau n'était pas digne de confiance.

    L'analyse étant assez légitime (c'est dédibox, après tout), je me suis alors tourné vers l'administrateur du-dit serveur (pas celui qui est cité dans ce journal, apparemment) en lui demandant comment procéder pour faire suivre. Vu la fréquence et l'importance du traffic Moi -> X à ce moment-là, j'étais près à pas mal de concessions (rajouter une méthode d'authentification tordue, échanger des certificats, peu importait).

    Seulement voilà, la réponse du monsieur était sans appel : pour envoyer du courriel à polytechnique, il fallait passer par le SMTP d'un FAI (un smarthost, donc). Manque de bol, dédibox ne propose (proposait?) pas un tel service. J'étais donc dans l'incapacité de mettre en place un flux opérationnel vers leur SMTP, sauf à déménager mon serveur. Paradoxalement, j'aurais été mieux servi avec un sereur hebergé chez moi (malgré les règles souvent drastiques envers les IPs dites "résidentielles", j'aurais au moins pu bénéficier d'un smarthost en règle). Détail comique : les mails que j'ai reçu de ce monsieur ne respectaient pas la règle qu'il édictait lui-même (il attaquait mon serveur "en direct"). Si tout le monde avait appliqué sa politique, l'école polytechnique aurait été dans l'incapacité d'envoyer du courriel à qui que ce soit.

    Pour nuancer un peu mon propos, les choses ont fini par s'arranger partiellement, et j'ai pu bénéficier d'un flux entrant "jusqu'au moindre spam émanant de chez moi", après quoi il coupait définitivement. Dans la pratique, la connectivité était "alternative" : par moments, ça passait, par d'autres nada. Cela fait un moment que je n'ai pas regardé où l'on en était, cela dit. Mais j'espère que c'est la politique décrite dans ce journal qui est actuellement en place, plutôt que celle que j'ai malheureusement expérimenté. L'école en question faisant encore partie des "symboles" français visibles à l'étranger, il serait souhaitable qu'elle fasse _aussi_ bonne figure lors des dialogues SMTP ;)