Ca pose clairement la question de l'anonymat sur le Net. Avec IPv4, il est vrai qu'on a un certain anonymat pour peu qu'on se trouver derrière un NAT avec beaucoup d'utilisateurs.
En IPv6, chaque poste connecté a une adresse globale visible par tous. Donc adieu la couverture du NAT. Pire encore, les 64 derniers bits de cette adresse sont généralement construits avec l'identifiant MAC de ta carte réseau, donc on peut même savoir quel matériel tu utilises. De plus, imaginons que Google trace ces connexions. Il pourrait repérer les connexions IPv6 provenant d'adresses différentes, mais ayant les mêmes 64 derniers bits. Google pourrait ainsi tracer dans le réseau le parcours de clients nomades !
Pour vous rassurer, ces scénarios sont aujourd'hui bien connus et il faut en mesurer la portée. Une connexion HTTP divulgue déjà, au delà de l'IP, pas mal d'informations si on ne prend pas garde de les cacher. Pour le problèmes des infos divulgués par ces 64 derniers bits de l'adresse, il existe aujourd'hui une solution toute simple : y mettre 64 bits random et changer l'adresse toutes les heures. Cela permet un certain degré d'anonimisation des connexions (2 connexions vers un même site ne présenteront pas la même adresse). C'est la solution actuellement implémentée en standard sous XP et Vista. Je ne connais d'implémentations sous Linux.
[^] # Re: très bonne nouvelle
Posté par Bruno Stévant . En réponse au journal Google enfin en IPv6 ... mais pas pour tout le monde. Évalué à 1.
En IPv6, chaque poste connecté a une adresse globale visible par tous. Donc adieu la couverture du NAT. Pire encore, les 64 derniers bits de cette adresse sont généralement construits avec l'identifiant MAC de ta carte réseau, donc on peut même savoir quel matériel tu utilises. De plus, imaginons que Google trace ces connexions. Il pourrait repérer les connexions IPv6 provenant d'adresses différentes, mais ayant les mêmes 64 derniers bits. Google pourrait ainsi tracer dans le réseau le parcours de clients nomades !
Pour vous rassurer, ces scénarios sont aujourd'hui bien connus et il faut en mesurer la portée. Une connexion HTTP divulgue déjà, au delà de l'IP, pas mal d'informations si on ne prend pas garde de les cacher. Pour le problèmes des infos divulgués par ces 64 derniers bits de l'adresse, il existe aujourd'hui une solution toute simple : y mettre 64 bits random et changer l'adresse toutes les heures. Cela permet un certain degré d'anonimisation des connexions (2 connexions vers un même site ne présenteront pas la même adresse). C'est la solution actuellement implémentée en standard sous XP et Vista. Je ne connais d'implémentations sous Linux.