Lorsque j'ai participé à une telle opération on avait tout de même poussé le réalisme un peu plus loin, nous avions des vrais chargeurs à 25 cartouches mais vides bien sûr (les chargeurs pas les cartouches). Heureusement d'ailleurs car notre expérience du maniement des armes était fort mince (deux séances de tir couché soit 20 cartouches en tout et une dizaine d'heures de nettoyage). Il faut reconnaître que la prudence de nos supérieurs a évité bien des morts inutiles.
Notre troupe était constituée de trois valeureux soldats (un coiffeur, un étudiant en sociologie, et un ingénieur) ayant subi un entraînement militaire de haut niveau (un mois et demi de marche au pas cadencé et deux chansons dont la guerrière petite piste) et d'un maréchal des logis qui, s'il n'était pas dissuasif par son faciès belliqueux l'était par sa corpulence (2 mètres et 120 Kg).
Nous portions de flamboyants uniformes qui n'avait d'uniforme que le nom tant les couleurs étaient disparates en raison d'âges divers mais toujours considérables et dont les derniers vestiges de flamboyance avait dû disparaître au milieu des années 80. La gourde que nous portions à la ceinture et qui pourtant aurait été bien utile dans la chaleur du climat nîmois, avait depuis longtemps avait perdu toute utilité en tant que contenant d'eau potable, son intérieur étant tapissé de toute une variété de champignons. Nos rangers en revanche, soigneusement gavées de cirage ramolli au briquet et astiqués pendant des heures grâce à la brosse double face (la seule chose utile que l'on garde de son service militaire), brillaient de mille feux.
Je crois que si nous avions évité des attentats c'eût été en déclenchant chez le terroriste une crise d'hilarité inextinguible au moment du passage à l'acte.
[^] # Re: le 11 septembre ? il s'est passé quoi ?
Posté par Antoine J. . En réponse au journal L’apocalypse est pour demain. Évalué à 10.
Notre troupe était constituée de trois valeureux soldats (un coiffeur, un étudiant en sociologie, et un ingénieur) ayant subi un entraînement militaire de haut niveau (un mois et demi de marche au pas cadencé et deux chansons dont la guerrière petite piste) et d'un maréchal des logis qui, s'il n'était pas dissuasif par son faciès belliqueux l'était par sa corpulence (2 mètres et 120 Kg).
Nous portions de flamboyants uniformes qui n'avait d'uniforme que le nom tant les couleurs étaient disparates en raison d'âges divers mais toujours considérables et dont les derniers vestiges de flamboyance avait dû disparaître au milieu des années 80. La gourde que nous portions à la ceinture et qui pourtant aurait été bien utile dans la chaleur du climat nîmois, avait depuis longtemps avait perdu toute utilité en tant que contenant d'eau potable, son intérieur étant tapissé de toute une variété de champignons. Nos rangers en revanche, soigneusement gavées de cirage ramolli au briquet et astiqués pendant des heures grâce à la brosse double face (la seule chose utile que l'on garde de son service militaire), brillaient de mille feux.
Je crois que si nous avions évité des attentats c'eût été en déclenchant chez le terroriste une crise d'hilarité inextinguible au moment du passage à l'acte.