Je suis de l’avis des deux autres. Je ne pense pas qu’on puisse faire le comparatif entre langue parlée et langue dactylographiée.
Pour la dactlylo on fait appel à une mémoire « mécanique » comme pour un geste professionnel ou sportif. C’est la répétition et l’automatisation de ce geste qui fait qu’on gagne en vitesse (ce qui fait, aussi, qu’on peut taper vite en tapant n’importe comment sur un azerty et un clavier décalé) et qu’on allège la « charge mentale » : taper son nom ne devient plus une suite de mouvement mécaniques pour chaque lettre mais un seul et même mouvement pour tout le nom.
C’est la raison pour laquelle nous avons beaucoup travaillé sur la facilité à faire les digrammes et trigrammes sur le bépo : le but est d’avoir des « briques gestuelles » faciles à faire. Lorsque je tape « ment » je ne pense pas m+e+n+t, je ne pense même pas « ment » je pense le geste lui-même. Les musiciens connaissent bien ça : on finit par lire un doigté sur la partition, et plus l’ensemble de notes.
Connaitre deux claviers dactylographiques, sans que ce soit impossible, c’est avoir des gestes strictement identiques qui produisent des résultats différents. Et des digrammes qui se font avec un autre geste.
Il me semble que ça nécessiterais un gros travail et un entretient stricte des deux (comme en langue, va-t-on me dire).
De mon expérience perso, lorsque je suis passé au bépo, j’ai très rapidement perdu tous mes reflex en dvorak-mouette et pourtant je devais taper à près de 70 mpm.
[^] # Re: utilisateurs de ce types de claviers...
Posté par Olivier (site web personnel) . En réponse au journal Les claviers Typematrix Bépo sont disponibles à la commande !. Évalué à 3.
Pour la dactlylo on fait appel à une mémoire « mécanique » comme pour un geste professionnel ou sportif. C’est la répétition et l’automatisation de ce geste qui fait qu’on gagne en vitesse (ce qui fait, aussi, qu’on peut taper vite en tapant n’importe comment sur un azerty et un clavier décalé) et qu’on allège la « charge mentale » : taper son nom ne devient plus une suite de mouvement mécaniques pour chaque lettre mais un seul et même mouvement pour tout le nom.
C’est la raison pour laquelle nous avons beaucoup travaillé sur la facilité à faire les digrammes et trigrammes sur le bépo : le but est d’avoir des « briques gestuelles » faciles à faire. Lorsque je tape « ment » je ne pense pas m+e+n+t, je ne pense même pas « ment » je pense le geste lui-même. Les musiciens connaissent bien ça : on finit par lire un doigté sur la partition, et plus l’ensemble de notes.
Connaitre deux claviers dactylographiques, sans que ce soit impossible, c’est avoir des gestes strictement identiques qui produisent des résultats différents. Et des digrammes qui se font avec un autre geste.
Il me semble que ça nécessiterais un gros travail et un entretient stricte des deux (comme en langue, va-t-on me dire).
De mon expérience perso, lorsque je suis passé au bépo, j’ai très rapidement perdu tous mes reflex en dvorak-mouette et pourtant je devais taper à près de 70 mpm.
(bon, voilà, j’ai encore fait trop long :D)