• [^] # Re: Erreur de date...

    Posté par . En réponse au journal Le recule sur la reforme du lycée ou comment éviter un "mai 68". Évalué à -1.

    > Sarko a été élue et j'estime que pour le respect de la démocratie il doit rester au pouvoir si il ne fait connerie (dans le sens juridique ou morale ...).

    À compter que son élection a été démocratique, ce qui est hautement discutable...

    Le premier tour n'a jamais fait que permettre aux gens d'exprimer une petite partie de leurs choix : le premier... à ce compte, Nagy-Bocsa n'a que 31,18% de légitimité : il est la plus forte minorité... youpi.

    Le deuxième tour n'a permis que d'exprimer un choix entre une paire, choisie du plus arbitrairement parmis moult autres, puisqu'on n'a pas permis d'ordonnancer ses préférences au premier tour, et qu'on est ainsi contraint de se limiter à un seul choix... rien ne permet alors de dire que la paire qu'on nous a servie au deuxième tour soit celle qui était la plus légitime, ie la plus consensuelle, au sens premier du terme (mon petit doigt me suggère que, non, plutôt pas).

    Franchement, si ce système apportait la légitimité, il faudrait reconnaître que le second tour de 2002 était légitime, quand bien même une écrasante partie de la population a énergiquement refusé le borgne, fût-ce parce qu'on ne lui a donné qu'un ersatz d'expressivité au premier tour ? C'est ridicule... Est-ce que la démocratie se limite à devoir suivre le choix d'une minorité, sous prétexte qu'on n'a pas le droit de dire qu'on n'est pas d'accord avec elle ? Bon, certes, dans le cadre du scrutin uninominal, oui, elle se limite à ça... puisqu'on n'a le choix qu'entre "Oui" et "Je suis contraint de la fermer" quand on nous demande si on veut tel ou tel candidat (et qu'en plus, on n'a le droit de dire "Oui" qu'une fois, et de la même manière).

    Maintenant, si on revient à 2002, on ne me fera pas avaler que la France était radicalement divisée entre le conservatisme paternaliste du corrèzien, et la verve beuglante du borgne... il n'y a qu'à regarder les résultats du second tour pour se convaincre que cette paire de candidats n'était pas forcément la plus représentative des opinions du peuple...

    La légitimité des élections uninominales, c'est du flan : la loi reconnaît Nagy-Bocsa comme légitime, mais impliquer le peuple là-dedans (par l'utilisation de "démocratie", ie le pouvoir au peuple), c'est pousser le bouchon sacrément loin...