Il y a une chose souvent oubliée : Microsoft s'adapte à la demande du client, il ne dit pas "mais tu n'as qu'à faire comme ça". Un client pro ne veux pas de un patch par jour.
Ah bon ?
Chacun son concept de "pro"...
Ici on a un démon perl qui récupère les annonces de debian security, et compare avec la liste des applis installées sur nos machines (chaque jour la db est mise à jour en fonction du dpkg -l de chaque machine).
À partir de là, on sait combien d'applis ont une faille de sécurité, sur combien de machines et si c'est du remote ou pas.
C'est quand même un peu plus pratique :
* Nos serveurs sont au mieux patchés rapidement (moins de 24h), au pire il faut deux ou trois jours pour les serveurs les plus critiques le temps de se préparer un peu, alerter les utilisateurs impactés, prévoir la procédure de mise à jour etc. Bref, c'est moins que le temps que ce que doit faire Windows pour publier ses patches.
* On n'a pas besoin de mettre à jour des machines pour rien : Si on a une faille kernel qui permet une escalade des privilèges sur un serveur dans notre DMZ parano (celle dans laquelle une seule machine est autorisée à faire du ssh vers toutes les autres machines, la machine en question ne disposant que de ssh).
* Personne n'a privilégié la vitesse à la qualité. Ici on utilise du debian stable, on a dont les deux. Fedora n'a rien à faire en entreprise (enfin pas sur les serveurs en tout cas, sur les postes clients pourquoi pas. J'ai bien du Debian testing/unstable ici).
Ah oui, un petit détail : Certains de nos serveurs réalisent des transferts d'argents assez conséquents (genre quelques millions d'euros à la semaine, sur tous les serveurs ça dépasse parfois le milliard). Donc vous comprendrez aisément que le "on a un patch, mais faut attendre deux semaines pour mettre à jour", ça passe moins bien que "la machine sera patchée 3 heures après qu'on ait eu l'information".
[^] # Re: Hum, qualité ok, mais de là à attendre 7 ans ...
Posté par ß ß . En réponse au journal Vitesse vs. Qualite, vous choisissez quoi ?. Évalué à 6.
Il y a une chose souvent oubliée : Microsoft s'adapte à la demande du client, il ne dit pas "mais tu n'as qu'à faire comme ça". Un client pro ne veux pas de un patch par jour.Ah bon ?
Chacun son concept de "pro"...
Ici on a un démon perl qui récupère les annonces de debian security, et compare avec la liste des applis installées sur nos machines (chaque jour la db est mise à jour en fonction du dpkg -l de chaque machine).
À partir de là, on sait combien d'applis ont une faille de sécurité, sur combien de machines et si c'est du remote ou pas.
C'est quand même un peu plus pratique :
* Nos serveurs sont au mieux patchés rapidement (moins de 24h), au pire il faut deux ou trois jours pour les serveurs les plus critiques le temps de se préparer un peu, alerter les utilisateurs impactés, prévoir la procédure de mise à jour etc. Bref, c'est moins que le temps que ce que doit faire Windows pour publier ses patches.
* On n'a pas besoin de mettre à jour des machines pour rien : Si on a une faille kernel qui permet une escalade des privilèges sur un serveur dans notre DMZ parano (celle dans laquelle une seule machine est autorisée à faire du ssh vers toutes les autres machines, la machine en question ne disposant que de ssh).
* Personne n'a privilégié la vitesse à la qualité. Ici on utilise du debian stable, on a dont les deux. Fedora n'a rien à faire en entreprise (enfin pas sur les serveurs en tout cas, sur les postes clients pourquoi pas. J'ai bien du Debian testing/unstable ici).
Ah oui, un petit détail : Certains de nos serveurs réalisent des transferts d'argents assez conséquents (genre quelques millions d'euros à la semaine, sur tous les serveurs ça dépasse parfois le milliard). Donc vous comprendrez aisément que le "on a un patch, mais faut attendre deux semaines pour mettre à jour", ça passe moins bien que "la machine sera patchée 3 heures après qu'on ait eu l'information".