> Il y'a 15 ans avant l'épisode Dutroux, on faisait moins la chasses au pédophiles, [...]
Haha, la bonne blague, comme si on les chassait plus maintenant. Sur internet oui, on les traque plus qu'il y a 15 ans, mais dans la vie réelle rien n'a vraiment changé. Et le danger pour un enfant se situe encore moins sur internet qu'au bout de la rue, chez un voisin, un ami ou un membre de la famille, en qui les parents ont toute confiance.
> [...] et ceux-ci étaient peu inquiétés car la sensibilité de la population n'était pas la même et les moyens pour les victimes de se faire entendre étaient décourageants pour celles-ci.
Là aussi je te rassure, c'est *toujours* aussi décourageant. Imagine que tu as vécu ce traumatisme, tu arrives à peine à en parler à quelqu'un que la question des poursuites judiciaires se pose. Ca veut quand même dire dépôt de plainte, témoignage dans un tribunal, et c'est surtout à avoir à subir les assauts de l'avocat de la défense, qui lui est payé pour te faire passer pour un fabulateur. Les lois défendant la victime de viol, d'abus sexuels etc. existaient déjà il y a 15 ans, le seul fait nouveau c'est le battage médiatique, qui selon moi n'a pas eu que des effets bénéfiques.
Je ne connais pas bien la culture nippone, mais à l'inverse de la France d'il y a 50 dont tu me parles, au japon ce sujet m'a l'air de quelque chose dont on parle, et en soi je trouve ça énormément plus sain pour les enfants concernés : ils peuvent en parler, mettre des mots dessus, il y a une acceptation sociale de ça. En clair ça évite les traumatismes. Le reste n'est comme tu dis qu' "une question de culture".
[^] # Re: Suis-je le seul ...
Posté par qstone . En réponse au journal Défendons la morale et sauvons nos enfants.. Évalué à 2.
Haha, la bonne blague, comme si on les chassait plus maintenant. Sur internet oui, on les traque plus qu'il y a 15 ans, mais dans la vie réelle rien n'a vraiment changé. Et le danger pour un enfant se situe encore moins sur internet qu'au bout de la rue, chez un voisin, un ami ou un membre de la famille, en qui les parents ont toute confiance.
> [...] et ceux-ci étaient peu inquiétés car la sensibilité de la population n'était pas la même et les moyens pour les victimes de se faire entendre étaient décourageants pour celles-ci.
Là aussi je te rassure, c'est *toujours* aussi décourageant. Imagine que tu as vécu ce traumatisme, tu arrives à peine à en parler à quelqu'un que la question des poursuites judiciaires se pose. Ca veut quand même dire dépôt de plainte, témoignage dans un tribunal, et c'est surtout à avoir à subir les assauts de l'avocat de la défense, qui lui est payé pour te faire passer pour un fabulateur. Les lois défendant la victime de viol, d'abus sexuels etc. existaient déjà il y a 15 ans, le seul fait nouveau c'est le battage médiatique, qui selon moi n'a pas eu que des effets bénéfiques.
Je ne connais pas bien la culture nippone, mais à l'inverse de la France d'il y a 50 dont tu me parles, au japon ce sujet m'a l'air de quelque chose dont on parle, et en soi je trouve ça énormément plus sain pour les enfants concernés : ils peuvent en parler, mettre des mots dessus, il y a une acceptation sociale de ça. En clair ça évite les traumatismes. Le reste n'est comme tu dis qu' "une question de culture".