• [^] # Re: traduction littérale ?

    Posté par . En réponse au journal Defier la loi du genre. Évalué à 0.

    Ben tu vois quand tu veux ! Il n'y a pas abandon, il y a don.

    Ce n'est pas moi qui ai parlé d'abandon !

    Et que ce soit pour un couple homo (féminin) ou hétéro, ce don est identique.

    Ça ne veut rien dire.

    Ces exemples étaient surtout là pour montrer à quels points le bon sens s'est souvent trompés et qu'à choisir je préfère la bonne vieille méthode scientifique (recherche -> publication -> critique -> ...) qui est mise en œuvre par exemple par les psychologues pour montrer (ou pas) l'innoccuité de l'adoption homo.

    Le bon sens prend toujours appui sur l'état des connaissances de l'individu à une époque donnée. Comme l'état des connaissances dépend de l'avancée de la science au sens large, le bon sens et la méthode scientifique ne s'opposent en rien.

    Si tu redéfinis les mots, c'est normal qu'on ne se comprenne pas. D'après le TLF:

    anomal: Qui s'écarte de la règle; inhabituel.
    anormal: Qui est contraire à la norme et de ce fait provoque la surprise, l'inquiétude ou la réprobation.

    Le premier est factuel, le second porte un jugement (même si on peut reconnaitre factuellement que c'est source d'inquiètude par exemple dans ton chef).


    Dans la définition d'«anormal» du TLF, l'aspect de jugement n'apparaît pas franchement.
    De toute façon anormal dérive d'anomal et cette dernière forme n'est plus guère employée.
    Mais bon, tu vas sans doute trouver une nouvelle contorsion intellectuelle pour trouver de la normalité là où il n'y en a pas.

    * ANOMAL, ALE, AUX, adj.

    ANOMAL, ALE, AUX, adj.
    ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1174 gramm. « irrégulier » (Garnier, S. Thom., 55 ds Gdf. Compl. : Devant la pape esturent li messagier real; Alquant diseient bien, pluisur diseient mal; Li alquant en latin, tel ben, tel anomal; Tel qui fist personel de verbe impersonal), attest. isolée; 1533-35 « id. » (Rabelais, Prognostication Pantagrueline, c. 2 ds Dict. hist. Ac. fr. t. 3, p. 270); 2. 1546 « qui présente une anomalie » (Rabelais, Tiers livre, ch. III ds Gdf. Compl. : Une brigue plus anomale que celle du recteur de Paris); très rare comme terme gén.; 3. 1753 bot. (Buffon, Manière de traiter l'histoire naturelle, Discours I ds Dict. hist. Ac. fr. t. 3, p. 271 : [...] plantes anomales); 1814 méd. (Nysten : [...] glandes anomales ... Fièvre anomale).
    Empr. au b. lat. anomalus, terme de gramm. « irrégulier » (ive s., Diomède, Gramm., I, 527, 1 ds TLL s.v., 121, 71), lui-même empr. au gr. ἀνώμαλος « inégal, irrégulier ».


    * ANORMAL, ALE, AUX, adj. et subst.

    ANORMAL, ALE, AUX, adj. et subst.
    ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1236 « qui est contraire aux règles, à l'habitude » (H. d'Andeli, Œuvres, éd. Héron, IV, 382 ds T.-L. : Conjugacions anormales Qui a decliner sont moult males); 2. 1884 « (personne) considérée comme non conforme au modèle courant », supra; d'où 1922 psychol. (Lar. univ. : Enfant anormal).
    Empr. au lat. médiév. anormalis « contraire à la règle » (xiie s., Alain de Lille, De Planctu naturae ds Du Cange s.v. anormalus), lui-même formé sur le lat. norma « règle, équerre » puis « règle, ligne de conduite » (norme*); avec sans doute influence sém. de anomalus « anomal* ».