Raconté par un homme qui a bossé à la SNCF avant de partir ailleurs, justement à cause de l'ambiance méga pourrie là-bas. L'histoire se passe y'a environ 15ans, je peux avoir oublié certains détails, mais l'essentiel est là:
Il a commencé bien sûr en formation, alors pour bien commencer:
- Il s'est fait engueuler pratiquement tous les jours par son formateur parce qu'il arrivait à l'heure, ce qui est inadmissible dans la mesure où tous les autres ont pris l'habitude d'arriver avec 15min de retard, mais que c'est pas vraiment officiel, c'est un acquis officieux, et en arrivant à l'heure, il risquait de le remettre en cause.
Ca met dans l'ambiance!
- Il a refusé de suivre une grève, parce que d'une part il était en formation et pas permanent, d'autre part il trouvait que les revendications n'étaient pas claires au moment de décider de la grève (ça aussi, je trouve ça merveilleux dans la culture d'entreprise: suivre la grève d'abord, on cherchera à savoir pourquoi on fait grève après...). Le premier jour de grève il s'est donc retrouvé seul aux commandes, mais c'était parfaitement légal puisqu'il avait déjà passé presque tous les certificats/diplômes/je-ne-sais-quoi internes. Il ne lui restait qu'à étudier la procédure pour une seule panne tellement rarissime qu'"il faudrait vraiment le faire exprès pour qu'elle arrive". Ben pas de bol elle est arrivée ce jour là sur son train, quelle coïncidence!
Par la suite il était traité comme un "traître" et un paria par ses collègues.
Pour lui c'est clair: les bosseurs ne sont pas les bienvenus à la SNCF!!
[^] # Re: C'est clair
Posté par Maclag . En réponse au journal Comique de répétition: voyages-sncf.com. Évalué à 3.
Raconté par un homme qui a bossé à la SNCF avant de partir ailleurs, justement à cause de l'ambiance méga pourrie là-bas. L'histoire se passe y'a environ 15ans, je peux avoir oublié certains détails, mais l'essentiel est là:
Il a commencé bien sûr en formation, alors pour bien commencer:
- Il s'est fait engueuler pratiquement tous les jours par son formateur parce qu'il arrivait à l'heure, ce qui est inadmissible dans la mesure où tous les autres ont pris l'habitude d'arriver avec 15min de retard, mais que c'est pas vraiment officiel, c'est un acquis officieux, et en arrivant à l'heure, il risquait de le remettre en cause.
Ca met dans l'ambiance!
- Il a refusé de suivre une grève, parce que d'une part il était en formation et pas permanent, d'autre part il trouvait que les revendications n'étaient pas claires au moment de décider de la grève (ça aussi, je trouve ça merveilleux dans la culture d'entreprise: suivre la grève d'abord, on cherchera à savoir pourquoi on fait grève après...). Le premier jour de grève il s'est donc retrouvé seul aux commandes, mais c'était parfaitement légal puisqu'il avait déjà passé presque tous les certificats/diplômes/je-ne-sais-quoi internes. Il ne lui restait qu'à étudier la procédure pour une seule panne tellement rarissime qu'"il faudrait vraiment le faire exprès pour qu'elle arrive". Ben pas de bol elle est arrivée ce jour là sur son train, quelle coïncidence!
Par la suite il était traité comme un "traître" et un paria par ses collègues.
Pour lui c'est clair: les bosseurs ne sont pas les bienvenus à la SNCF!!