• [^] # Re: Diff

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Etes-vous d'accord avec cette liste de "grands noms" du logiciel libre ?. Évalué à 7.

    - Mark Shuttleworth (ouais sai un troll, mais soyons honnête, faire un fork de Debian, ce n'était pas l'idée du siècle pour le libre)

    Aller hop, je mange du troll !

    Franchement, si.
    L'idée du siècle, c'est de faire un fork de Debian avec un interface utilisateur qui a fait que ma petite soeur a viré son windows et est super contente d'avoir Ubuntu.
    Ca, c'est énorme, car comme la plupart des gens, faut pas lui parler de "ligne de commande", aucun espoir de lui apprendre, elle a autre chose à faire.

    Ubuntu, enfin un Linux bien foutu, simple et clair pour les gens qui veulent tout simplement :

    - Faire de la bureautique de base
    - Chatter avec un msn ou consort
    - Lire leur vidéo
    - Ecouter leur musique avec un rythm'n box ou l'autre dont je sais plus le nom, qui est écrit en ruby. Bref un truc dans le style itunes (on peut aimer ou pas, niveau concept ergonomique on fait difficilement mieux)
    - Surfer, et pas être emmerdé avec des trucs débiles d'intégristes qui veulent pas de flash gnagna parce que çapucélibre. Ma soeur en a rien à f*** et moi avec, d'ailleurs.

    Et tout cela avec une interface fluide, des effets 3D simples, un temps de démarage et d'arrêt pas trop long.
    Linux n'avancera que si l'on sort du pré carré des informaticien qui aiment tuner leur système, comme j'aimai le faire quand j'avais 20 ans.
    J'aime la ligne de commande, j'aime la liberté de choix, et j'adore montrer la puissance du shell au plus possible de gens.
    Mais je suis réaliste, la plupart des gens utilisent leur ordinateur comme un outil (de base) et ont autre chose à faire que de consacrer des heures à apprendre la maîtrise de techniques qui ne leur seront que très rarement utile, sachant qu'avec le gestionaire de fichier ils font 95 % de ce qu'ils ont besoin.

    Faire une interface utilisateur bien pensé et simple d'accès, est extrêmement difficile : on le voit avec Windows, qui même avec une armée de psychologue ergonome n'est même pas foutu d'arriver à un résultat correct.
    Faire une interface intuitive - et je le constate tous les jours sur mon mac - implique de prendre des partis, de faire des choix tranchés, extrêmement difficile à faire, parce qu'il faut être sur :
    - Qu'ils s'intègrent correctement avec le reste, en restant simple et logique.
    - Qu'ils conviennent à l'extrême diversité des utilisateurs.

    Ubuntu avec menu d'application, bien classé, l'icone d'ajout/suppression de logiciel à la racine du menu ; le menu places qui reprend les répertoires les plus important offre une interface simple, mais vraiment bien pensé : tu ne cherches pas 105 ans, et tu t'y retrouves facilement.

    Bref, ce qui vous dérange, pour la plupart de ceux qui lui tappent dessus, c'est qu'un type avec une mentalité commerciale, et donc d'adaptabilité au client, investisse le libre.

    J'ose une analyse psychologique : l'informaticien/geek (et j'en suis un) possède un savoir, et donc un pouvoir, et quelques part, il aime en rester maitre, parce que sinon, il perd son pouvoir. En cela, Ubuntu est un danger, même si ce sont des mécanismes inconscients.

    « Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker