- si tu es sectorisé, ils n'ont pas le droit de t'empêcher d'aller dans le lycée de ton choix;
- sinon, effectivement, ils ont le droit de sélectionner les élèves situés hors-secteur.
Bien entendu, avec la suppression de la carte scolaire, la donne est un peu changée (mais pas vraiment en ce qui concerne les élèves faisant une demande dans leur secteur). Ce qui change beaucoup de choses par contre, c'est le fait que Henri IV / Louis Legrand se trouvent en plein quartier latin à Paris, et que de fait, la population y est plus aisée et donc peut plus facilement pourvoir à l'éducation de ses enfants. Il y a donc une « pré-sélection » de fait (un prof de prépa de mon lycée appelait cette population « ceux de la rive gauche »).
Comme il a été dit, le passage du public au privé implique nécessairement une évaluation des connaissances de l'élève. De plus, tu donnes le cas d'un lycée militaire, ce qui d'emblée te place dans une position à part. Les « grands » lycées parisiens (et leur équivalent ailleurs) pratiquent (pratiquaient ? après tout maintenant c'est « légal ») une sélection officieuse. Les profs savent parfaitement lorsqu'un élève habite le secteur pour de faux. S'il est assez bon cependant, ils vont bien se garder de l'empêcher de rester. Par contre, si son niveau ne convient pas, alors ils vont tout faire pour lui pourrir la vie (une fois un élève accepté, il est difficile de le virer sans bonne raison).
[^] # Re: Ecole privée, école publique
Posté par lasher . En réponse au journal Les "geeks" & la langue française. Évalué à 1.
- si tu es sectorisé, ils n'ont pas le droit de t'empêcher d'aller dans le lycée de ton choix;
- sinon, effectivement, ils ont le droit de sélectionner les élèves situés hors-secteur.
Bien entendu, avec la suppression de la carte scolaire, la donne est un peu changée (mais pas vraiment en ce qui concerne les élèves faisant une demande dans leur secteur). Ce qui change beaucoup de choses par contre, c'est le fait que Henri IV / Louis Legrand se trouvent en plein quartier latin à Paris, et que de fait, la population y est plus aisée et donc peut plus facilement pourvoir à l'éducation de ses enfants. Il y a donc une « pré-sélection » de fait (un prof de prépa de mon lycée appelait cette population « ceux de la rive gauche »).
Comme il a été dit, le passage du public au privé implique nécessairement une évaluation des connaissances de l'élève. De plus, tu donnes le cas d'un lycée militaire, ce qui d'emblée te place dans une position à part. Les « grands » lycées parisiens (et leur équivalent ailleurs) pratiquent (pratiquaient ? après tout maintenant c'est « légal ») une sélection officieuse. Les profs savent parfaitement lorsqu'un élève habite le secteur pour de faux. S'il est assez bon cependant, ils vont bien se garder de l'empêcher de rester. Par contre, si son niveau ne convient pas, alors ils vont tout faire pour lui pourrir la vie (une fois un élève accepté, il est difficile de le virer sans bonne raison).