Pour avoir largement fréquenté les deux univers, je peux t'assurer que non, public et privé sont très loin d'être équivalents.
Je n'ai jamais eu un professeur absent dans le privé qui ne soit remplacé (soit par un remplaçant, soit par une réorganisation des cours), par exemple. Dans le même registre, dans le privé les cours commençaient exactement à l'heure, et on ne passait pas 5 ou 10 minutes à se demander où était le professeur. Mieux, j'ai connu un établissement où les élèves étaient dans une classe fixe, et c'était les professeurs qui se déplaçaient de classe en classe, ce qui occasionnait une perte de temps beaucoup moins importante entre les cours. Et jamais une grève dans le privé, alors que dans le public... Hum !
Pareil au niveau de l'enseignement, dans le privé, j'ai eu l'impression que le niveau de la classe était nettement tiré vers le haut, alors que c'était l'inverse dans le public avec un nivellement par le bas assez marqué. De même, les méthodes d'apprentissage utilisées étaient celles qui avaient fait leurs preuves, avec un travail très important de la mémoire (ben oui, l'apprentissage « par cœur » ça ne sert qu'à ça finalement, et quand on arrive après un peu d'entraînement à apprendre 200 mots de vocabulaire d'anglais inconnu en moins de 7 minutes, on apprécie d'avoir développé sa mémoire, surtout que ça sert à tout : dans une discussion retenir un numéro de téléphone à peine entendu, se souvenir de tout ce qui a été dit ou demandé, etc.).
Mais bon, tant qu'en France on continuera à encenser notre modèle éducatif, qu'on n'est plus que les les seuls à croire le meilleur du monde sans en voir les défauts flagrants, les choses ne bougeront pas. Il y a des choses biens, d'autres beaucoup moins.
[^] # Re: Pas particulièrement geek
Posté par Anonyme . En réponse au journal Les "geeks" & la langue française. Évalué à 2.
Je n'ai jamais eu un professeur absent dans le privé qui ne soit remplacé (soit par un remplaçant, soit par une réorganisation des cours), par exemple. Dans le même registre, dans le privé les cours commençaient exactement à l'heure, et on ne passait pas 5 ou 10 minutes à se demander où était le professeur. Mieux, j'ai connu un établissement où les élèves étaient dans une classe fixe, et c'était les professeurs qui se déplaçaient de classe en classe, ce qui occasionnait une perte de temps beaucoup moins importante entre les cours. Et jamais une grève dans le privé, alors que dans le public... Hum !
Pareil au niveau de l'enseignement, dans le privé, j'ai eu l'impression que le niveau de la classe était nettement tiré vers le haut, alors que c'était l'inverse dans le public avec un nivellement par le bas assez marqué. De même, les méthodes d'apprentissage utilisées étaient celles qui avaient fait leurs preuves, avec un travail très important de la mémoire (ben oui, l'apprentissage « par cœur » ça ne sert qu'à ça finalement, et quand on arrive après un peu d'entraînement à apprendre 200 mots de vocabulaire d'anglais inconnu en moins de 7 minutes, on apprécie d'avoir développé sa mémoire, surtout que ça sert à tout : dans une discussion retenir un numéro de téléphone à peine entendu, se souvenir de tout ce qui a été dit ou demandé, etc.).
Mais bon, tant qu'en France on continuera à encenser notre modèle éducatif, qu'on n'est plus que les les seuls à croire le meilleur du monde sans en voir les défauts flagrants, les choses ne bougeront pas. Il y a des choses biens, d'autres beaucoup moins.