sur le fond, je suis d'accord avec toi, nous entrons dans une phase de 'fachisation' douce du monde occidentale, apogée du néo-libéralisme (enrichissement de quelques-uns sur le dos de tous).
Maintenant, MON analyse de la chose, c'est que cela tient socialement parce que les gens ont encore un peu à perdre, une maison à crédit, un semblant de travail, une protection sociale vacillante ...
Dans moins de 10 ans, il n'y aura plus grand chose de 'social' [ entendre de la société] et les gens auront de moins en moins envie de continuer sur cette voie.
Ce qui fait tenir encore un peu, c'est le souvenir du rève américain ou la réussite à la française par le travail. Nos générations ont vu leurs parents arriver par le travail, à la force de la volonté, lorsque la relation entreprise-salarié était plus ou moins équilibrée. Cette image est encore très imprimée dans l'inconscient collectif, et c'est pour cela que les néo-cons qui nous gouvernent arrivent à se faire élire : travailler plus pour gagner plus .... hausse du pouvoir d'achat (un pouvoir acheter ? ou un esclavage ?) etc.... C'était une vision intelligente et utile dans un monde en reconstruction, avec un 'pénurie de main d'oeuvre' (due aux 2 guerres), avec une productivité assez faible (des personnes payées à écrire des chèques pendant toute leur vie professionelle, à passer des écritures comptables manuellement sur des décalques pour des entreprises dont le CA se chiffraient en millions ...), et en très forte croissance. [ c'est l'état de la chine en ce moment, dans l'idée]
La génération de nos enfants et de nos petits enfants va voir que ceux qui ont cotisés des années n'arriveront plus à avoir un 'retour sur investissement' potable. Ils auront été stigmatisés contre le voisin chomeur rmi-ste ass-iste rsa-iste qui mange leur pain et ne croiront donc plus à une société qui apporte une dimension supplémentaire à tous. Il ne verront plus le voisin comme un chance de découvrir d'autres personnes avec d'autres idées, d'autres talents, d'autres possibilités de faire avancer l'homme dans l'Histoire, mais juste comme un parasite de la société qui gaspille ce que je pourrais consommer.
Il se lèvera alors, tôt ou tard, une demande de 'spiritualité' (l'augmentation de l'activité des sectes est de cette même veine, le cinéma du nabo avec le bonhomme tout blanc l'est également). Cette spiritualité finira de faire s'écrouler la société comme elle est actuellement car elle ne peut tenir (la société actuelle) qu'avec une augmentation continu et croissante de la consomation finale (la destruction du bien produit), tel un jeu pyramidale (interdit par la législation française), ou chaque nouvelle société (et donc emploi) ne vit parce qu'il y a une consommation supplémentaire de la société au dessous.
Ce modèle pyramidale n'arrive à tenir que lorsque la croissance est très forte (et que l'on peu détruire de plus en plus de chose) : maintenant on ajoute une étape supplémentaire : on recycle plutôt que de fabriquer, mais l'idée est la même : le produit est détruit par la filière de recyclage qui en fabrique un autre. Cela permet de compenser une perte de la consommation 'classique' par une augmentation extensive de la consommation vers des classes pauvres qui achètent moins chère ce qu'il n'auraient pas pu acheter de toute façon. Il ne faut surtout pas que les gens recyclent eux-même chez eux. Imagine : des gens qui garderaient leur pc 10 ans ?
Pour ralentir cette évolution vers une croissance intensive vers lintérieur de nous même, se met en place une 'société fachisante' (même si le terme est un peu fort) regarde fascisme sur wikipedia dans "au sens large", c'est étonnant. Effectivement, la notion de démocratie évolue : mais suffit-il de changer le sens des mots pour modifier la réalité ? les choses existent-elles seulement dans les mots ? Si demain démocratie cela veut dire "ferme ta gueule", est-ce que tous les états fachos deviennent démocrate ou faut-il changer d'appelation pour ce que l'on appelle démocratie aujourd'hui ?
[^] # Re: l'excuse du durable
Posté par hervé Couvelard . En réponse au journal [HS] taxer les produits jetables ?. Évalué à 2.
Maintenant, MON analyse de la chose, c'est que cela tient socialement parce que les gens ont encore un peu à perdre, une maison à crédit, un semblant de travail, une protection sociale vacillante ...
Dans moins de 10 ans, il n'y aura plus grand chose de 'social' [ entendre de la société] et les gens auront de moins en moins envie de continuer sur cette voie.
Ce qui fait tenir encore un peu, c'est le souvenir du rève américain ou la réussite à la française par le travail. Nos générations ont vu leurs parents arriver par le travail, à la force de la volonté, lorsque la relation entreprise-salarié était plus ou moins équilibrée. Cette image est encore très imprimée dans l'inconscient collectif, et c'est pour cela que les néo-cons qui nous gouvernent arrivent à se faire élire : travailler plus pour gagner plus .... hausse du pouvoir d'achat (un pouvoir acheter ? ou un esclavage ?) etc.... C'était une vision intelligente et utile dans un monde en reconstruction, avec un 'pénurie de main d'oeuvre' (due aux 2 guerres), avec une productivité assez faible (des personnes payées à écrire des chèques pendant toute leur vie professionelle, à passer des écritures comptables manuellement sur des décalques pour des entreprises dont le CA se chiffraient en millions ...), et en très forte croissance. [ c'est l'état de la chine en ce moment, dans l'idée]
La génération de nos enfants et de nos petits enfants va voir que ceux qui ont cotisés des années n'arriveront plus à avoir un 'retour sur investissement' potable. Ils auront été stigmatisés contre le voisin chomeur rmi-ste ass-iste rsa-iste qui mange leur pain et ne croiront donc plus à une société qui apporte une dimension supplémentaire à tous. Il ne verront plus le voisin comme un chance de découvrir d'autres personnes avec d'autres idées, d'autres talents, d'autres possibilités de faire avancer l'homme dans l'Histoire, mais juste comme un parasite de la société qui gaspille ce que je pourrais consommer.
Il se lèvera alors, tôt ou tard, une demande de 'spiritualité' (l'augmentation de l'activité des sectes est de cette même veine, le cinéma du nabo avec le bonhomme tout blanc l'est également). Cette spiritualité finira de faire s'écrouler la société comme elle est actuellement car elle ne peut tenir (la société actuelle) qu'avec une augmentation continu et croissante de la consomation finale (la destruction du bien produit), tel un jeu pyramidale (interdit par la législation française), ou chaque nouvelle société (et donc emploi) ne vit parce qu'il y a une consommation supplémentaire de la société au dessous.
Ce modèle pyramidale n'arrive à tenir que lorsque la croissance est très forte (et que l'on peu détruire de plus en plus de chose) : maintenant on ajoute une étape supplémentaire : on recycle plutôt que de fabriquer, mais l'idée est la même : le produit est détruit par la filière de recyclage qui en fabrique un autre. Cela permet de compenser une perte de la consommation 'classique' par une augmentation extensive de la consommation vers des classes pauvres qui achètent moins chère ce qu'il n'auraient pas pu acheter de toute façon. Il ne faut surtout pas que les gens recyclent eux-même chez eux. Imagine : des gens qui garderaient leur pc 10 ans ?
Pour ralentir cette évolution vers une croissance intensive vers lintérieur de nous même, se met en place une 'société fachisante' (même si le terme est un peu fort) regarde fascisme sur wikipedia dans "au sens large", c'est étonnant. Effectivement, la notion de démocratie évolue : mais suffit-il de changer le sens des mots pour modifier la réalité ? les choses existent-elles seulement dans les mots ? Si demain démocratie cela veut dire "ferme ta gueule", est-ce que tous les états fachos deviennent démocrate ou faut-il changer d'appelation pour ce que l'on appelle démocratie aujourd'hui ?