Mais cet article vient apporter un peu plus d'eau au moulin du débat sur les énergies alternatives.
Allez, deux petites remarques (qui n'engagent que moi et ma petite formation d'économiste):
- les interdépendances entre différents secteurs économiques (ici, production alimentaire et énergie) sont vraisemblablement bien plus compliquées qu'elles ne peuvent l'apparaître (quiconque a fait un peu d'économétrie sait à quel point on peut expliquer n'importe quel phénomène avec des variables pas forcément liées); le risque est de créer un modèle qui "convient bien", aussi bien d'un point de vue mathématique que politique (en gros, ne présenter que les chiffres qui arrangent).
- on a souvent dit que l'offre et la demande était totalement inefficace en ce moment pour expliquer les variations des cours de l'énergie. À mon sens, le modèle d'offre et demande joue à fond en ce moment son rôle, car on y a introduit une (nouvelle) variable qui était moins présente auparavant: l'incertitude croissante, qui augmente la volatilité des cours. J'ai l'impression que le prix du pétrole ne reflète plus son coût réel (exploitation + marges), que les acteurs du marché n'achètent plus de l'énergie, mais de la certitude, et ça commence à nous coûter assez cher.
# On en a déja discuté...
Posté par Grégory SCHMITT . En réponse au journal Les biocarburants responsable de l'augmentation des prix alimentaires. Évalué à 9.
Mais cet article vient apporter un peu plus d'eau au moulin du débat sur les énergies alternatives.
Allez, deux petites remarques (qui n'engagent que moi et ma petite formation d'économiste):
- les interdépendances entre différents secteurs économiques (ici, production alimentaire et énergie) sont vraisemblablement bien plus compliquées qu'elles ne peuvent l'apparaître (quiconque a fait un peu d'économétrie sait à quel point on peut expliquer n'importe quel phénomène avec des variables pas forcément liées); le risque est de créer un modèle qui "convient bien", aussi bien d'un point de vue mathématique que politique (en gros, ne présenter que les chiffres qui arrangent).
- on a souvent dit que l'offre et la demande était totalement inefficace en ce moment pour expliquer les variations des cours de l'énergie. À mon sens, le modèle d'offre et demande joue à fond en ce moment son rôle, car on y a introduit une (nouvelle) variable qui était moins présente auparavant: l'incertitude croissante, qui augmente la volatilité des cours. J'ai l'impression que le prix du pétrole ne reflète plus son coût réel (exploitation + marges), que les acteurs du marché n'achètent plus de l'énergie, mais de la certitude, et ça commence à nous coûter assez cher.
Mes 2 cents.