• [^] # Re: Le triomphe des amateurs !

    Posté par . En réponse au journal "le lobby des télécommunications est actif et efficace. Mais où est le lobby du droit d’auteur et du copyright ? Inexistant à Bruxelles, faible à Paris...". Évalué à 1.

    Heureusement, des distributeurs indépendants, (il faut entendre qu'ils ne sont pas soumis des actionnaires issus de la finance), y compris sur Internet, font un travail de fond en recherchant des nouvelles valeurs, en découvrant des talents, que ce soit en musique, en littérature ou pour le cinéma. Mais l'agressivité commerciale des grands distributeurs, des opérateurs de réseaux et des industriels du soft accaparent la quasi-totalité du marché.

    On ne se décrète pas artiste. On travaille, pour rien ou pas grand chose. Si bien, qu'il faut pour avoir des revenus, se livrer à une activité secondaire. Au moins, si on ne gagne pas sa vie comme créateur, a-t-on l'impérieux besoin d'être reconnu. Il existe des instances qui par leur expertise valident, ou non, la valeur esthétique des œuvres. Je ne peux pas les énumérer toutes. (Musées, éditeurs, producteurs, critiques, festivals, directeurs de salles de spectacles, théatres, concours, prix, etc ...) Toutes sont reconnues par le public pour qualifier ce qui tient de l'art ou pas. En dernier ressort, le grand public ne participe qu'à la célébration de l'artiste consacré, ou il manifeste son engouement pour un bon divertissement.

    Pour LVMH, il parait normal qu'il lutte contre la contrefaçon, vrai black market. Quand aux grand distributeurs, s'il n'avait pas comme objectif de se défaire de la concurrence, ou de s'entendre, et d'étendre leur domination sur ce qui se produit, je n'y trouverais rien à redire.
    Dans l'histoire, il est très récent que l'artiste se soit affranchi de la demande, à peine plus de deux siècles.
    Les nouveaux conquistadors du tout marché ne rêvent rien tant que d'orienter toute la chaîne du bien culturel.