Autant je conçois que le modèle économique 'traditionnel' des industries musicales, télévisuelles et vidéoludiques (en omettant les mmorpgs et autres jeux à contenu délocalisé) soit sur le point de devenir caduque, autant je ne comprends pas l'inquiétude qu'éprouve l'industrie du livre.
Le livre est bien le seul média totalement numérisable dont le pendant physique apporte un plus indéniable, mais non nécessaire. Avoir un livre sur un ebook reader est moins agréable (odeur de la colle, toucher du papier, bruissement des pages tournées) et pratique (résistance aux chocs, aux intempéries, au passage du temps, à l'absence de source de courant) que d'en posséder une copie papier, mais permet tout de même d'en profiter dans son intégralité (du moins pour un roman, j'écarte de ma discussion les livres techniques qui ne se lisent pas de manière linéaire et nécessitent des annotations).
Qu'est ce qui empêche de considérer le livre papier comme un objet de luxe, et l'accès illimité à son contenu comme un droit fondamental ? Rien. D'ailleurs c'est exactement le point de vue employé depuis des décennies : les livres sont taxés comme produits de luxe et les bibliothèques libres d'accès.
Rendons la diffusion numériques des livres gratuite et illimité (et nécessaire ?), mais laissons aux ayant-droits l'exclusivité du droit d'en diffuser des éditions papiers (avec les limites temporelles usuelles, pour éviter les abus).
C'est ce qui est entrain de se passer actuellement à l'aide du piratage des livres électroniques (un bien grand mot pour tout au plus un document texte formaté). Il ne reste plus qu'à légiférer la pratique et tout le monde s'en sortira gagnant. Éditeurs qui vendront autant (mais peut-être pas les même livres qu'avant), lecteurs qui auront accès à plus de culture, auteurs qui toucheront plus de public.
Je ne vois donc pas où est le problème et l'inquiétude des éditeurs.
# Mais pourquoi ?
Posté par Vlobulle . En réponse au journal "le lobby des télécommunications est actif et efficace. Mais où est le lobby du droit d’auteur et du copyright ? Inexistant à Bruxelles, faible à Paris...". Évalué à 5.
Le livre est bien le seul média totalement numérisable dont le pendant physique apporte un plus indéniable, mais non nécessaire. Avoir un livre sur un ebook reader est moins agréable (odeur de la colle, toucher du papier, bruissement des pages tournées) et pratique (résistance aux chocs, aux intempéries, au passage du temps, à l'absence de source de courant) que d'en posséder une copie papier, mais permet tout de même d'en profiter dans son intégralité (du moins pour un roman, j'écarte de ma discussion les livres techniques qui ne se lisent pas de manière linéaire et nécessitent des annotations).
Qu'est ce qui empêche de considérer le livre papier comme un objet de luxe, et l'accès illimité à son contenu comme un droit fondamental ? Rien. D'ailleurs c'est exactement le point de vue employé depuis des décennies : les livres sont taxés comme produits de luxe et les bibliothèques libres d'accès.
Rendons la diffusion numériques des livres gratuite et illimité (et nécessaire ?), mais laissons aux ayant-droits l'exclusivité du droit d'en diffuser des éditions papiers (avec les limites temporelles usuelles, pour éviter les abus).
C'est ce qui est entrain de se passer actuellement à l'aide du piratage des livres électroniques (un bien grand mot pour tout au plus un document texte formaté). Il ne reste plus qu'à légiférer la pratique et tout le monde s'en sortira gagnant. Éditeurs qui vendront autant (mais peut-être pas les même livres qu'avant), lecteurs qui auront accès à plus de culture, auteurs qui toucheront plus de public.
Je ne vois donc pas où est le problème et l'inquiétude des éditeurs.