• [^] # Re: De l'opinion.

    Posté par . En réponse au journal Hadopi en débat sur rue89.com avec Versac. Évalué à 1.

    Je vous remercie de reprendre notre discussion avec une forme plus courtoise.

    Une opinion et une démonstration ne se valent pas tout à fait. A certaines de mes affirmations, vous n'opposez qu'un démenti à valeur d'évidence.

    Je rappelle ma thèse :
    Le droit d'auteur n'est pas mis à mal à cause de la technologie mais plutôt parce que beaucoup de personne remettent en question la légitimité du droit de propriété sur une œuvre quelle que soit la matière ou la forme de l'ouvrage.

    Je prétends et je maintiens qu'il ne s'agit que d'un problème juridique et donc une question de droit et d'application de la loi.

    A la proposition de Versac, finalement le fond de l'affaire qui nous oppose, de considérér les ouvrages culturel comme biens publics, je rétorque que le risque est très grand que des intermédiaires, publics ou privés n'importe, n'impose une position économique dominante en pratiquent du dumping sur les prix de vente. Et je cite en exemple le cas des distributeurs d'eau, d'énergie, etc ... qui abusent de leur monopole de distribution.

    Si je m'en prend à Amazon, ce n'est parce qu'ils vendent mais bien qu'il manifeste la volonté affirmé de devenir sinon le premier distributeur mondial de biens culturels sinon le seul. Et je dénonce certaines de leur pratique qui équivalent, selon moi, à de la vente à perte, à du détournement de bénéfice à leur profit en faisant pression sur les éditeurs en usant de leur domination sur la chaîne de distribution.

    La FNAC et les grand distributeurs comme Leclerc ou Carefour n'ont pas eu cette volonté de devenir le distributeur unique de ce marché très particulier des œuvres artistiques et intellectuels. En industrialisant le circuit de ventes de biens culturels, ils ont porté un coup sévère aux libraires et ont fait quasiment disparaitre tous les disquaires indépendants. Personnellement, je le regrette. Ce n'était pas une évolution inéluctable si les producteurs et les éditeurs avaient eu une politique commerciale moins gourmande de bénéfices à court terme. On voit que dans d'autres secteurs marchands, comme la mode ou les produits de luxe, les fabricants et les marques ménagent beaucoup mieux leur réseau de distribution de détail. Comme ce ne sont pas des phylanthropes, je pense, qu'en conservant la maîtrise de la distribution de leurs produits, ils s'y retrouvent largement en terme de bénéfices. LVMH, pour n'en citer qu'un, se porte vraiment très bien.

    Oui, je considère que l'échange des fichier audios et vidéos outrepasse le principe de copie privée. Cette pratique porte en effet des dommages sévères non seulement aux producteurs de musique et de cinéma mais surtout aux auteurs. Pour autant, je crains, qu'au prétexte de la défense des intérêts de quelques uns, on attente par des mesures inadaptées et liberticides à la vie privé de la majorité. J'inclus les données numériques personnelles comme faisant partie de notre espace privé.
    Comme quoi, en tant qu'auteur, on peut être traversé par des intérêts contradictoires.

    En ce qui concerne la politique d'Amazon, je m'en suis tenu à ce que j'ai pu lire de la déclaration de leurs dirigeants et des analyses économiques. Ces informations sont largement disponibles sur des sites américains. Cela représente pour moi, une veille technologique de plus de deux ans. C'est ainsi que j'ai formé mon opinion.
    Les sources, désolé, je ne suis pas journaliste, je n'ai pas produit un article de fond, je ne suis pas chercheur, je n'ai pas écrit de thèse, je ne suis pas expert, je n'ai pas délivré une analyse détaillée. Je ne suis qu'un lecteur qui participe activement à un débat en cours..Je ne suis qu'un auteur qui s'inquiète qu'on lui conteste sa propriété sur ses œuvres.

    Vous m'avez pensé techno-phobe, je ne le suis pas du tout. J'utilise internet depuis 1995. Et ma machine à produire des œuvres, c'est un réseau informatique avec des serveurs et des postes de travail y compris nomade. Je n'ai aucune raison de scier la branche qui me soutient. Si j'utilise massivement des logiciels libres, il m'arrive aussi d'en acheter.

    Un détail, à propos du prix d'un envoi, en dehors des biens culturels, j'achète du matériel électronique sur internet, on me facture les frais de port au minimum, 5,90 € le tarif minimal de la poste même si c'est un réseau de correspondants en magasin comme Kiala. Il ne peut s'agir comme vous l'écrivez d'envoi de masse. (Ce n'est pas la définition.) Il n'y a pas de contrat entre les grands distributeurs et la Poste. Seulement pour les envois massifs de catalogues et de publicité.

    Je rappelle que je ne cherche pas à vous convaincre de la justesse de mon opinion. Ce qui m'intéresserait, c'est d'avoir votre avis, surtout s'il ne concorde pas avec le mien sur le droit d'auteur. Vous ne vous êtes pas prononcé jusquà maintenant..