• [^] # Re: Pas d’accord

    Posté par . En réponse au journal Hadopi en débat sur rue89.com avec Versac. Évalué à 2.

    Vous vous inspirez manifestement de la théoirie de "la longue traîne" de Chris Anderson. Que dit-elle ? Que le numérique, en limitant l’accroissement des stocks d’œuvres à vendre, en mondialisant les marchés et en faisant émerger différents modèles de promotion de l’offre, un plus grand nombre d’œuvres trouvent à se vendre, apparaissent alors un grand nombre de niches commerciales plus spécialisées dans leur choix en s'intéressant à des œuvres moins connues. L'offre est accessible partout et sa durée de présentation s'accroit de façon presque illimitée.
    Mais cela reste une théorie qui semble refléter seulement le cas des très gros distributeurs.
    La réalité des ventes sur internet ne démontre pas l'accroissement des ventes promis. Plutôt, un report des achats vers les distributeurs e-bussiness et en défaveur de la grande distribution physique (grandes surfaces).
    La musique classique, défavorisée dans la distribution physique, montre que les catalogues sont mis en relief sur l’internet. Mais peut-on parler de niche dans ce cas ? Il s'agit bien d'un vrai marché mais minoritaire quant à la musique de divertissement.
    On ne constate pas de tendance à la déconcentration des ventes. La part des ventes des 10 premiers albums a augmenté. les 20 albums de musique les plus vendus représente 8% des ventes dans les magasins et 10% des ventes sur les sites de téléchargement légaux.
    La concentration, qui concerne tous les secteurs économiques, est un paradigme sur le numérique. Il est frappant de constater le tout petit nombre d'acteurs majeurs qui domine sur le web. Google, microsoft, amazon, etc ... Leurs stratégie consiste a dominer leur segment de marché. Le potentiel d'accroissement de marché d'Amazon est énorme.