• [^] # Re: Déprimant

    Posté par . En réponse au journal La vente liée a ses fervents défenseurs. Évalué à 6.

    Traduction :

    Le problème de la vente liée est que trop de raisons ont été données, parfois à tort.
    La raison principale que je vois dans l'illégitimité de la vente liée d’un ordinateur avec un logiciel est la suivante :
    l'ordinateur est un bien matériel. J'en fais donc ce que je veux. Je peux le démonter et vendre les pièces séparement.
    Or pour les licences, ce n'est pas le cas vu qu'elles sont liées. Je ne paye donc pas pour un bien qui m'appartient, mais pour... bah pour rien en fait, c'est juste une sorte de taxe payée en plus, qui ne sert à rien et que je ne peux pas revendre, ni même redonner.

    Le deuxième point que je trouve le plus pertinent car là, on ne peut pas dire « et alors, où est le problème » : c'est tout simplement le respect des contrats, justement. MS stipule dans le CLUF que dans le cas où l'on refuse la license, il faut demander au revendeur pour se la faire rembourser.
    Or, comment faire si l'on ne connait pas le montant à l'avance ?

    Réponses :

    pour le premier point :
    Ce n’est pas parce qu’elles sont liées que les licences ne sont pas cessibles. C’est parce qu’elles ne sont pas cessibles (ben oui, c’est réflexif). On peut écrire des licences cessibles et liées : imaginons que le CLUF n’empêche pas la revente, et bien on pourrait le revendre. C’est con, hein ? On peut même avoir des licences cessibles qui restent liées ou qui se « délient » : liées à la première vente mais pas ensuite.

    pour le second point :
    Techniquement, je ne vois pas en quoi ne pas connaître le montant du remboursement à l’avance ne permettrait pas de se faire rembourser. C’est l’honnête revendeur qui doit le connaître...

    Les arguments possibles sont alors :
    1. j’en veux pas, je ne veux pas le payer ;
    2. le CLUF dit qu’on doit me rembourser, remboursez-moi ;
    3. je veux savoir ce que je paye et combien je le paye ; et c’est même plus qu’une volonté, c’est un droit, acté dans les lois ; et pour les chagrins qui s’assoient sur les lois, c’est même un principe du capitalisme (une nécessité de la libre concurrence).