• [^] # Re: stop ou encore ?

    Posté par . En réponse au journal Janco en Vidéo. Évalué à 8.

    Pour préciser en termes un peu plus thermodynamiques, le problème du chauffage électrique est qu'on produit à grands frais du travail (électricité) dans les centrales (à grands frais, car il s'agit de transformer de la chaleur produite par réaction nucléaire ou combustion en travail. C'est pareil dans une voiture si ce n'est que le travail produit est mécanique et non pas électrique. Le rendement énergie dépensée/énergie utile produite est de l'ordre de 30% au maximum).
    Ce travail est ensuite transporté avec pertes (fatalement), pour ensuite être dégradé directement sous forme de chaleur dans les logements.

    Alors que quand la chaleur est produite localement, on n'a pas toutes les pertes liées à la production de travail et, dans une moindre mesure, à son transport. Les pertes de chaleur dans une cheminée/un conduit d'évacuation des fumées sont faibles par rapport à la chaleur utile (chauffage) produite directement.

    De même avec une pompe à chaleur, le travail n'est alors pas dégradé en chaleur, mais sert à faire passer de la chaleur de l'atmosphère au logement (un peu comme une climatisation à l'envers). Les rendements des pompes (énergie électrique fournie/chaleur utile obtenue dans le logement) atteignent facilement 3 à 5 (cf article Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Pompe_%C3%A0_chaleur : pour 1 kW électrique on obtient facilement 3 à 5 kW de chaleur), couplé à l'obtention d'électricité par un rendement de 20% on obtient en gros 1 : c'est-à-dire qu'au final, les logements récupèrent en chauffage l'équivalent de ce que les centrales émettent pour leur fournir l'électricité utilisée. C'est le même ordre de grandeur que les chauffages à combustion.