Après cette discussion, ma conviction que la version de l'éthique et de la liberté de M. Stallman n'est pas acceptable n'en sort que raffermie.
Voici une citation d'un de ses interview où il résume lui-même sa position ( http://www.indymedia.org.uk/en/2004/05/292609.html (p. 8)) "You see to use authorized copies [of proprietary software], you have to agree not to share with other people and to agree to that is an unethical act in itself, which we should reject. And that is the basic reason why I started the free software movement. I wanted to make it easy to reject the unethical act of agreeing to the license of a non free program."
Je vais parodier un peu pour mieux mettre en relief sa situation. J'aime l'idéal de café et je veux que tous les appareils domestiques en fassent : le frigo, la cuisinière, l'aspirateur, tous. Ceux qui n'en font pas, je les déclare anti-éthique car ils me privent de ma liberté de faire du café avec et j'appelle tout le monde ne pas acheter des appareil qui n'en font pas et ceci au nom de l'éthique et de la Liberté.
Ce que je veux dire par là que tout le monde n'est pas un programmeur, tout le monde n'est pas intéressé par la possibilité d'étudier, modifier, copier et distribuer un code. Un imprimeur, par exemple, veut juste un logiciel d'édition qui marche et il ne va pas se sentir privé de sa liberté s'il accepte un contrat de licence propriétaire. Et il ne commet aucun acte anti-éthique en le faisant. Son action éthique à lui, cela peut-être imprimer des manuels pas chers pour des gamins d'Afrique ou pas d'action éthique du tout. Cela le regarde. Mais le fait d'accepter librement un contrat proprio n'a rien d'anti-éthique de sa part. Ce n'est peut-être pas dans son intérêt de point de vue pérennité de code ou autre chose mais c'est une autre histoire. Mais il claire qu'il n'a limité la liberté de personne ni la sienne ni d'autrui.
Dans la discussion, le terme "monopole d'information" est revenu à plusieurs reprises. Ce qui me fait penser que peut-être M. Stallman et ses disciples se trompent de cible. Si le vrai objectif c'est de combattre une situation où un programmeur se retrouve dans une impossibilité de se servir de son intelligence et des ses compétences pour résoudre un problème qu'il fait sien et le proprio est considéré juste comme le pilier de cette situation révoltante alors la discussion va prendre toute autre allure. On pourra dire, écoutez les amis, vous vous trompez de cible. Ce n'est pas tant le contenue de l'échange (contrat proprio) qui est à l'origine de problème mais surtout les conditions d'échange (le racket : si vous voulez le matos, vous devez aussi accepter ce contrat même si vous le considérez comme désavantageux pour vous). Là on serait d'accord sur la notion de l'anti-éthique et sur la privation de liberté de choix qui est flagrante dans ce cas précis.
En attendant, je pense qu'on n'a pas fini de voir des adeptes de M. Stallman de bomber le torse en disant "On se lève pour la Liberté, la nôtre et la vôtre !" et de les voir grincer les dents quand on rejette cette version pompeuse et retaillée à façon des notions fort utiles par ailleurs de l'éthique et de la liberté.
# En guise de conclusion
Posté par sokol . En réponse au journal Sur la philosophie de M. Stallman. Évalué à -2.
Voici une citation d'un de ses interview où il résume lui-même sa position ( http://www.indymedia.org.uk/en/2004/05/292609.html (p. 8)) "You see to use authorized copies [of proprietary software], you have to agree not to share with other people and to agree to that is an unethical act in itself, which we should reject. And that is the basic reason why I started the free software movement. I wanted to make it easy to reject the unethical act of agreeing to the license of a non free program."
Je vais parodier un peu pour mieux mettre en relief sa situation. J'aime l'idéal de café et je veux que tous les appareils domestiques en fassent : le frigo, la cuisinière, l'aspirateur, tous. Ceux qui n'en font pas, je les déclare anti-éthique car ils me privent de ma liberté de faire du café avec et j'appelle tout le monde ne pas acheter des appareil qui n'en font pas et ceci au nom de l'éthique et de la Liberté.
Ce que je veux dire par là que tout le monde n'est pas un programmeur, tout le monde n'est pas intéressé par la possibilité d'étudier, modifier, copier et distribuer un code. Un imprimeur, par exemple, veut juste un logiciel d'édition qui marche et il ne va pas se sentir privé de sa liberté s'il accepte un contrat de licence propriétaire. Et il ne commet aucun acte anti-éthique en le faisant. Son action éthique à lui, cela peut-être imprimer des manuels pas chers pour des gamins d'Afrique ou pas d'action éthique du tout. Cela le regarde. Mais le fait d'accepter librement un contrat proprio n'a rien d'anti-éthique de sa part. Ce n'est peut-être pas dans son intérêt de point de vue pérennité de code ou autre chose mais c'est une autre histoire. Mais il claire qu'il n'a limité la liberté de personne ni la sienne ni d'autrui.
Dans la discussion, le terme "monopole d'information" est revenu à plusieurs reprises. Ce qui me fait penser que peut-être M. Stallman et ses disciples se trompent de cible. Si le vrai objectif c'est de combattre une situation où un programmeur se retrouve dans une impossibilité de se servir de son intelligence et des ses compétences pour résoudre un problème qu'il fait sien et le proprio est considéré juste comme le pilier de cette situation révoltante alors la discussion va prendre toute autre allure. On pourra dire, écoutez les amis, vous vous trompez de cible. Ce n'est pas tant le contenue de l'échange (contrat proprio) qui est à l'origine de problème mais surtout les conditions d'échange (le racket : si vous voulez le matos, vous devez aussi accepter ce contrat même si vous le considérez comme désavantageux pour vous). Là on serait d'accord sur la notion de l'anti-éthique et sur la privation de liberté de choix qui est flagrante dans ce cas précis.
En attendant, je pense qu'on n'a pas fini de voir des adeptes de M. Stallman de bomber le torse en disant "On se lève pour la Liberté, la nôtre et la vôtre !" et de les voir grincer les dents quand on rejette cette version pompeuse et retaillée à façon des notions fort utiles par ailleurs de l'éthique et de la liberté.