• [^] # Re: Cause toujours

    Posté par . En réponse au journal Le brevet logiciel revient au travers d'un traité bilatéral US-Europe !. Évalué à 1.

    "Mon idée c'est que les grands patrons ne peuvent être à eux seuls représentatifs dans leurs demandes de l'intérêt général."

    Ok, d'accord. Mais il n'y a pas que les grands patrons qui s'expriment, et surtout, il est assez illusoire de croire que "Les" grands patron seraient tous du même avis sur tous.


    "La crédibilité d'un système démocratique repose entre autre sur l'hypothèse que l'intérêt d'une majorité doit converger vers l'intérêt général.
    Je doute que les lobbys qui poussent en faveur des brevets logiciels le fassent par altruisme."

    Pas trop d'accord. L'intérêt général s'oppose le plus souvent à l'intérêt majoritaire. Je doute que les lobbys qui repoussent les brevets logiciels le fassent par altruisme. Sans compter les fois ou les gens défendent purement et simplement le contraire de l'intérêt majoritaire, comme en 95 avec le soutiens massif au fond spéciaux de la SNCF.
    Non, la démocratie vise à rendre légitime le gouvernement par le vote, mais en dehors de ça, si on écoute les électeurs, ça fait souvent peur (cf la soirée avec Chirac et des français, sur le TCE)..



    "Esclavage: non pertinent. L'entreprise rémunère un employé pour la valeur ajoutée qu'il apporte."

    Le VA est une condition d'embauche, mais le salaire, c'est selon le marché.


    "Dans le cas d'un brevet logiciel tel qu'ils sont faits aux Etats-Unis, elle devrait payer pour des "inventions" qui n'en sont pas, ou sont tellement triviales que plus personne ne pourra plus produire le moindre code un peu évolué sans enfreindre un ou plusieurs brevets."

    Mais, est-ce le cas au USA ? Est-ce qu'il y a des sociétés au tapi ?


    "Le risque c'est qu'à la fin une course au plus riche s'engage, qui ne dépendra plus du tout de la technique."

    Bof, c'est pareil avec les autres brevets; Pas de "course au plus riche" à craindre.



    "Les guerres des brevets n'apportent généralement rien en terme de concurrence libre et non faussée, elles se terminent généralement par un décompte de qui a le plus de brevets, sans trop tenir compte de leur qualité."

    Bein, même si un pays copie des brevets pourris, il les copie, hein.


    "La question, pour le cas des brevets logiciels, c'est la définition toujours aussi ambigüe de ce qui relève d'une technologie innovante, et ce qui est complètement trivial."

    On est d'accord. Va falloir définir tout ca.


    "Je fais plus confiance à un grand nombre de députés dont certains sont des clowns pour aboutir à une bonne décision qu'à une poignée de commissaires dont les intérêts personnels ne laissent que peu de crédibilité à leur mission de défense de l'intérêt général. (Je pense par exemple à une commissaire dont le mari est patron d'un grand groupe industriel...)."

    Et bien tu as tort, car historiquement, les plus corrompu, ca toujours été les députés (c'est plus facile et moins cher : tu prend un type avec du bagou, et hop, les autres suivent gratis).


    "Ce qui est une mesure extrême, mais qui existe justement pour empêcher le gouvernement de trop dériver. Déclarer qu'on ne l'utilisera jamais lui ôte toute son utilité."

    Voila, c'est une sécurité. On ne dit pas qu'on ne l'utilisera jamais, on dit que c'est une bombe A totalement non pertinente.


    "La conclusion du Parlement Européen, c'était tout de même de les rejeter (contraires à l'intérêt général).
    On en revient à la question: qui décide de ce qui est bon pour l'intérêt général? Visiblement une minorité savante..."

    La réponse est objective : le gouvernement (au sens large, évidement), par définition, et personne d'autre. Tous les autres défendent un intérêt particulier.
    Et cet intérêt général doit avoir les moyens de s'imposer.