D'un autre côté, si on ne peut pas le compiler, on est plutôt bien protégé des bugs :-)
Le problème de la -rc1 c'est qu'elle est le produit d'une somme astronomique de patchs agglutinés en deux semaines. Il y a donc souvent des régressions, mais de là à avoir un noyau qui ne boote pas, ou même un "kernel panic"...
Si tu lis la LKML, tu as du voir le troll fil de discussion initié par David Miller qui proteste parce que les changements vont trop vite et qu'il n'a plus le temps de tester. La position de Linus est plutôt inquiétante car il pense que le système actuel est satisfaisant sous prétexte que c'est le seul moyen d'effectuer suffisamment vite toutes les fusions de code. Mais est-il vraiment obligé d'accepter TOUT ce qu'on lui donne ? A-t-il peur de voir son noyau forké dans le cas contraire ?
Quand on voit la quantité de code qui entre dans Linux, la fréquence des régressions, bugs, code qui ne compile pas, pour une branche dite stable, on est vraiment en droit de se demander où en est la démarche qualité. Et si Linus se satisfait du résultat, car au final la large base d'utilisateurs permet de remonter et corriger la plupart des bugs, on peut aussi se poser la question des trous de sécurité qui sont beaucoup plus difficiles à détecter.
Seul espoir, que la branche -mm, qui va migrer vers linux-next, permette enfin d'avoir un vrai test des patchs. Andrew Morton a, sur ce point, une vraie volonté d'améliorer la qualité du noyau.
[^] # Re: Stabilité
Posté par Jérôme Pinot (site web personnel) . En réponse au journal Slackware, E17 et NVIDIA. Évalué à 5.
Le problème de la -rc1 c'est qu'elle est le produit d'une somme astronomique de patchs agglutinés en deux semaines. Il y a donc souvent des régressions, mais de là à avoir un noyau qui ne boote pas, ou même un "kernel panic"...
Si tu lis la LKML, tu as du voir le troll fil de discussion initié par David Miller qui proteste parce que les changements vont trop vite et qu'il n'a plus le temps de tester. La position de Linus est plutôt inquiétante car il pense que le système actuel est satisfaisant sous prétexte que c'est le seul moyen d'effectuer suffisamment vite toutes les fusions de code. Mais est-il vraiment obligé d'accepter TOUT ce qu'on lui donne ? A-t-il peur de voir son noyau forké dans le cas contraire ?
Quand on voit la quantité de code qui entre dans Linux, la fréquence des régressions, bugs, code qui ne compile pas, pour une branche dite stable, on est vraiment en droit de se demander où en est la démarche qualité. Et si Linus se satisfait du résultat, car au final la large base d'utilisateurs permet de remonter et corriger la plupart des bugs, on peut aussi se poser la question des trous de sécurité qui sont beaucoup plus difficiles à détecter.
Seul espoir, que la branche -mm, qui va migrer vers linux-next, permette enfin d'avoir un vrai test des patchs. Andrew Morton a, sur ce point, une vraie volonté d'améliorer la qualité du noyau.