«on lance une nouvelle religion qu'à rien à voir avec l'ancienne mais pour récupérer un max d'adeptes, on va dire que c'est la continuation de celle-ci»
Pour le rien-à-voir tu t'avances beaucoup ! Il existe des livres entiers qui l'expliquent, alors c'est pas une petite phrase sans arguments qui peut en venir à bout.
Tiens rien qu'en prenant la somme théologique de Thomas D'Aquin (à destination des commençants), je zappe Videtur, Sed Contra, etc. pour arriver direct au Respondeo :
ART. 1 : La loi nouvelle [nova] diffère-t-elle de la loi ancienne [veteri] ?
REPONSE : Toute loi [omnis lex], avons-nous dit précédemment, ordonne [ordinat] la conduite humaine
[conversationem humanam] en vue d'une fin déterminée [in ordine ad aliquem finem].
Or, ce qui est ordonné à une fin peut, du point de vue de la fin, se diversifier de deux manières :
1° Ou bien cela se réfère à des fins différentes: il s'agit alors d'une diversité spécifique, surtout s'il s'agit d'une fin prochaine.
2° Ou bien certains actes se réfèrent de près, les autres de loin, à une fin donnée.
Il est manifeste par exemple que des mouvements ordonnés à des termes différents diffèrent spécifiquement, tandis
que deux phases d'un même mouvement, dont l'une est plus proche du terme que l'autre, mettent dans ce mouvement une
différence qui tient à un degré imparfait de perfection.
De là vient qu'entre deux lois une double distinction est concevable :
1° Ou bien elles sont absolument différentes, comme relevant de fins différentes; ainsi dans la cité il y aurait une
différence spécifique entre le système législatif assurant la souveraineté du peuple, et celui qui donnerait la prépondérance
à l'aristocratie urbaine.
2° Ou bien deux législations peuvent différer en ce que les dispositions de l'une sont en relation plus étroite avec la fin,
celles de l'autre en rapport plus lointain. On admet par exemple que, sous un seul et même régime politique, autre est la
législation imposée aux hommes faits, dès maintenant capables de satisfaire aux exigences du bien public, autre la
législation qui règle l'éducation des enfants, ceux-ci devant être préparés à l'accomplissement de leurs tâches viriles.
Donc, du premier point de vue, la loi nouvelle ne diffère pas de la loi ancienne [lex nova non est alia a lege veteri], car
toutes deux n'ont qu'une fin [quia utriusque est unus finis], la soumission des hommes à Dieu [ut homines subdantur
Deo], et ce Dieu est unique [est autem unus Deus], celui de la nouvelle et de l'ancienne alliance [et novi et veteris
testamenti]: « Unique est le Dieu qui justifie le circoncis à raison de sa foi, et l'incirconcis par le moyen de sa foi » (Rm
3,30). - Du second point de vue, la loi nouvelle diffère de l'ancienne [lex nova est alia a veteri], car celle-ci est
comparable au pédagogue [quasi paedagogus puerorum], selon l'expression de S. Paul (Ga 3,24) tandis que la loi
nouvelle est une loi de perfection [lex perfectionis], étant celle de la charité [lex caritatis], que l'Apôtre appelle le « lien
de la perfection [vinculum perfectionis] » (Col 3,14).
SOLUTIONS :
1. Si la foi des deux alliances est identique, c'est que leur fin est unique; car nous avons vu que l'objet des vertus
théologales [obiectum theologicarum virtutum], au nombre desquelles se trouve la foi, est la fin ultime. N'empêche que la
foi n'avait pas sous la loi ancienne le même régime [habuit alium statum] que sous la loi nouvelle: ce qui était à venir
pour la foi d'alors [quod illi credebant futurum] est chose faite pour la nôtre [nos credimus factum].
Certes ça fait un peu argument d'autorité, mais c'est juste un exemple de « Faut pas croire qu'on y croit pas bêtement comme des moutons, y a de vrais réflexions derrières» en plus cette citation est super y a des exemples super parlants dedans.
En fait ce qui me gène avec quasi tout les athées que je rencontre c'est qu'ils répondent soit par des sophismes, soit par des arguments qui ne tiennent pas la route parce que pas creusés très profonds.
Un peu comme Galilée qui a été cité dans la conversations un peu plus bas ou plus haut, en fait c'est typiquement le genre d'argument qui fait sourire. Arguments auxquels on ne répond plus parce que franchement quand quelqu'un le sort tu sais tout de suite qu'il y connais rien, vu qu'il répète des on-dit-que qui sont déjà démonté mais qu'il le sait pas lui-même, et que s'il le savait il oserait pas le répéter.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: coupable
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Hans Reiser déclaré coupable. Évalué à 2.
Pour le rien-à-voir tu t'avances beaucoup ! Il existe des livres entiers qui l'expliquent, alors c'est pas une petite phrase sans arguments qui peut en venir à bout.
Tiens rien qu'en prenant la somme théologique de Thomas D'Aquin (à destination des commençants), je zappe Videtur, Sed Contra, etc. pour arriver direct au Respondeo :
ART. 1 : La loi nouvelle [nova] diffère-t-elle de la loi ancienne [veteri] ?
REPONSE : Toute loi [omnis lex], avons-nous dit précédemment, ordonne [ordinat] la conduite humaine
[conversationem humanam] en vue d'une fin déterminée [in ordine ad aliquem finem].
Or, ce qui est ordonné à une fin peut, du point de vue de la fin, se diversifier de deux manières :
1° Ou bien cela se réfère à des fins différentes: il s'agit alors d'une diversité spécifique, surtout s'il s'agit d'une fin prochaine.
2° Ou bien certains actes se réfèrent de près, les autres de loin, à une fin donnée.
Il est manifeste par exemple que des mouvements ordonnés à des termes différents diffèrent spécifiquement, tandis
que deux phases d'un même mouvement, dont l'une est plus proche du terme que l'autre, mettent dans ce mouvement une
différence qui tient à un degré imparfait de perfection.
De là vient qu'entre deux lois une double distinction est concevable :
1° Ou bien elles sont absolument différentes, comme relevant de fins différentes; ainsi dans la cité il y aurait une
différence spécifique entre le système législatif assurant la souveraineté du peuple, et celui qui donnerait la prépondérance
à l'aristocratie urbaine.
2° Ou bien deux législations peuvent différer en ce que les dispositions de l'une sont en relation plus étroite avec la fin,
celles de l'autre en rapport plus lointain. On admet par exemple que, sous un seul et même régime politique, autre est la
législation imposée aux hommes faits, dès maintenant capables de satisfaire aux exigences du bien public, autre la
législation qui règle l'éducation des enfants, ceux-ci devant être préparés à l'accomplissement de leurs tâches viriles.
Donc, du premier point de vue, la loi nouvelle ne diffère pas de la loi ancienne [lex nova non est alia a lege veteri], car
toutes deux n'ont qu'une fin [quia utriusque est unus finis], la soumission des hommes à Dieu [ut homines subdantur
Deo], et ce Dieu est unique [est autem unus Deus], celui de la nouvelle et de l'ancienne alliance [et novi et veteris
testamenti]: « Unique est le Dieu qui justifie le circoncis à raison de sa foi, et l'incirconcis par le moyen de sa foi » (Rm
3,30). - Du second point de vue, la loi nouvelle diffère de l'ancienne [lex nova est alia a veteri], car celle-ci est
comparable au pédagogue [quasi paedagogus puerorum], selon l'expression de S. Paul (Ga 3,24) tandis que la loi
nouvelle est une loi de perfection [lex perfectionis], étant celle de la charité [lex caritatis], que l'Apôtre appelle le « lien
de la perfection [vinculum perfectionis] » (Col 3,14).
SOLUTIONS :
1. Si la foi des deux alliances est identique, c'est que leur fin est unique; car nous avons vu que l'objet des vertus
théologales [obiectum theologicarum virtutum], au nombre desquelles se trouve la foi, est la fin ultime. N'empêche que la
foi n'avait pas sous la loi ancienne le même régime [habuit alium statum] que sous la loi nouvelle: ce qui était à venir
pour la foi d'alors [quod illi credebant futurum] est chose faite pour la nôtre [nos credimus factum].
Certes ça fait un peu argument d'autorité, mais c'est juste un exemple de « Faut pas croire qu'on y croit pas bêtement comme des moutons, y a de vrais réflexions derrières» en plus cette citation est super y a des exemples super parlants dedans.
En fait ce qui me gène avec quasi tout les athées que je rencontre c'est qu'ils répondent soit par des sophismes, soit par des arguments qui ne tiennent pas la route parce que pas creusés très profonds.
Un peu comme Galilée qui a été cité dans la conversations un peu plus bas ou plus haut, en fait c'est typiquement le genre d'argument qui fait sourire. Arguments auxquels on ne répond plus parce que franchement quand quelqu'un le sort tu sais tout de suite qu'il y connais rien, vu qu'il répète des on-dit-que qui sont déjà démonté mais qu'il le sait pas lui-même, et que s'il le savait il oserait pas le répéter.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes