Quant à microsoft.. par pitié ne tombons pas dans les clichés... c'est ici complètement hors sujet.
Pas certain.
Bon ok, il est clair que ce n'est pas Microsoft qui est intervenu pour intimer l'ordre à Ricoh de faire pression sur un manager de chez HP pour qu'il décourage un de leurs employés de développer un pilote open source. Par contre, je suis sûr que tous les grands groupes de l'informatique ont des accords latéraux entre eux, et que ceux-ci s'accompagnent de chartes plus ou moins contraignantes à chaque fois.
Mais bon, d'une manière générale, il faut bien se souvenir que l'adage "le client est roi" n'est qu'une illusion. Il y a longtemps que les forces commerciales ne se laissent plus dicter leurs prix. La négoce est une activité de pointe, menée par des gens généralement très éminents, et est un rapport de force, pas de complaisance. Surtout que dans le "B2B", comme on dit, il s'agit rarement de créer le besoin.
Ensuite, l'open source, c'est peut-être clair pour un gallolinuxéiste, beaucoup moins pour quelqu'un qui n'est pas du métier. Ça s'apprend. Alors dans le monde du travail où la concurrence règne et où le moindre avantage n'est de toute façons jamais acquis ... d'ailleurs, je suis sûr que la plupart des développeurs qui lisent ces lignes aujourd'hui ont commencé par celer jalousement leurs premières lignes de code. Pour devenir libriste et que le mouvement prenne, il faut une offre logicielle initiale conséquente (GNU, en ce qui nous concerne), et des garanties : une licence bien ficelée, un mode de diffusion, et des exemples montrant que ce que l'on reçoit est au moins du niveau de ce que l'on produit. Tout cela n'est pas automatique.
D'autre part, j'ai l'impression que le protectionisme fait un peu partie de l'esprit du monde de l'édition de l'image, en général. On connaissait Canon, leur réputation n'étant plus à faire, on dirait que c'est un peu pareil dans les autres compagnies occupant le segment.
Enfin, il faut se souvenir que les cas où le logiciel embarqué dans un périphérique constitue sa plus grande valeur ajoutée sont rares, mais qu'ils existent. On ne pilote pas une carte vidéo de la même façon qu'un chauffe-tasse USB. Certaines astuces algorithmiques peuvent faire fonctionner un même appareil deux à trois fois plus vite, et c'est un avantage face à un client, qui a une impression globale de performances au moment de faire son choix. Ces développements sont parfois très lourds et coûteux, en temps et en compétences, et deviennent alors très règlementés.
Tout cela pour dire, donc, qu'il faudra encore du temps pour que l'Open Source entre dans les mœurs de tout le monde. Le gars d'HP a peut-être eu tout simplement une attitude prudente vis-à-vis de ses fournisseurs. Mieux vaut prendre le temps de convaincre et de faire les choses avec la bénédiction de tout le monde plutôt que de se fâcher définitivement et pénaliser toute initiative future du même ordre.
[^] # Re: Mauvais fournisseur, changer de fournisseur...
Posté par Obsidian . En réponse au journal quand les constructeurs découragent la communauté. Évalué à 4.
Pas certain.
Bon ok, il est clair que ce n'est pas Microsoft qui est intervenu pour intimer l'ordre à Ricoh de faire pression sur un manager de chez HP pour qu'il décourage un de leurs employés de développer un pilote open source. Par contre, je suis sûr que tous les grands groupes de l'informatique ont des accords latéraux entre eux, et que ceux-ci s'accompagnent de chartes plus ou moins contraignantes à chaque fois.
Mais bon, d'une manière générale, il faut bien se souvenir que l'adage "le client est roi" n'est qu'une illusion. Il y a longtemps que les forces commerciales ne se laissent plus dicter leurs prix. La négoce est une activité de pointe, menée par des gens généralement très éminents, et est un rapport de force, pas de complaisance. Surtout que dans le "B2B", comme on dit, il s'agit rarement de créer le besoin.
Ensuite, l'open source, c'est peut-être clair pour un gallolinuxéiste, beaucoup moins pour quelqu'un qui n'est pas du métier. Ça s'apprend. Alors dans le monde du travail où la concurrence règne et où le moindre avantage n'est de toute façons jamais acquis ... d'ailleurs, je suis sûr que la plupart des développeurs qui lisent ces lignes aujourd'hui ont commencé par celer jalousement leurs premières lignes de code. Pour devenir libriste et que le mouvement prenne, il faut une offre logicielle initiale conséquente (GNU, en ce qui nous concerne), et des garanties : une licence bien ficelée, un mode de diffusion, et des exemples montrant que ce que l'on reçoit est au moins du niveau de ce que l'on produit. Tout cela n'est pas automatique.
D'autre part, j'ai l'impression que le protectionisme fait un peu partie de l'esprit du monde de l'édition de l'image, en général. On connaissait Canon, leur réputation n'étant plus à faire, on dirait que c'est un peu pareil dans les autres compagnies occupant le segment.
Enfin, il faut se souvenir que les cas où le logiciel embarqué dans un périphérique constitue sa plus grande valeur ajoutée sont rares, mais qu'ils existent. On ne pilote pas une carte vidéo de la même façon qu'un chauffe-tasse USB. Certaines astuces algorithmiques peuvent faire fonctionner un même appareil deux à trois fois plus vite, et c'est un avantage face à un client, qui a une impression globale de performances au moment de faire son choix. Ces développements sont parfois très lourds et coûteux, en temps et en compétences, et deviennent alors très règlementés.
Tout cela pour dire, donc, qu'il faudra encore du temps pour que l'Open Source entre dans les mœurs de tout le monde. Le gars d'HP a peut-être eu tout simplement une attitude prudente vis-à-vis de ses fournisseurs. Mieux vaut prendre le temps de convaincre et de faire les choses avec la bénédiction de tout le monde plutôt que de se fâcher définitivement et pénaliser toute initiative future du même ordre.