La barbarie menace l’avenir de l’espèce humaine. Violences sociales, guerres civiles, génocides se multiplient. C’est d’une véritable crise de civilisation qu’il s’agit. Le capitalisme cherche un nouveau souffle sur le dos des opprimés et des exploités. Au fil des mobilisations antilibérales, le refus du despotisme du capital et des marchés s’est exprimé par un cri du cœur : « le monde n’est pas une marchandise ! », « un autre monde est possible ! » Etre révolutionnaire, aujourd’hui, c’est agir pour que ce nécessaire devienne possible, par un changement radical de la logique des rapports sociaux. La mondialisation libérale veut résoudre les contradictions explosives du capital en élargissant son action à l’échelle planétaire, avec de nouvelles sources de profit, comme les services et le travail intellectuel. Le capital doit accélérer sans cesse son mouvement d’accumulation, à la fois par la construction d’un marché mondial massivement déréglementé et par la marchandisation généralisée de la force de travail. Pour mener tout cela à bien, il leur faut évidemment éradiquer les droits sociaux dans l’entreprise, démanteler les protections légales du travailleur, réduire les dépenses de l’Etat, réduire les charges de l’entreprise, ramener le contrat de travail à la nudité d’un contrat en trompe-l’œil, au strict avantage du détenteur des moyens de production. De même, face aux menaces de catastrophes écologiques et aux ravages de l’exploitation sans frein d’une nature exploitable à merci, le capitalisme contemporain n’imagine que des solutions marchandes et monétaires : écotaxe ou marché des droits à polluer. Mais peut-on résoudre les problèmes écologiques en laissant les marchés décider en fonction du cours de la bourse ; ce qui aboutit à stocker des déchets nucléaires aux conséquences imprévisibles, à modifier les équilibres climatiques, à polluer les océans et à détruire les forêts ? Comment répondre au défi énergétique sans une politique planifiée à l’échelle mondiale ? C’est une terrible guerre sociale que les riches ont déclarée aux pauvres. Et c’est une guerre tout court, « sans limite dans l’espace et dans le temps » (selon l’expression de Georges Bush) que l’impérialisme a déclarée aux damnés de la terre. Guerre impériale et guerre sociale participent de la même mondialisation libérale, deux manifestations d’un état d’exception permanent, avec son cortège de législations répressives, d’atteintes aux droits civiques élémentaires, de criminalisation des mouvements sociaux, d’agressions militaires, d’exacerbation des tensions entre les peuples et les communautés...
« Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage »
Cette phrase de Jaurès se vérifie de façon dramatique. L’expansion permanente du capital, la concurrence de tous contre tous, le calcul égoïste déchaîné contre les solidarités, la priorité du profit sur les besoins sociaux, portent en eux les germes de la généralisation des conflits et des guerres. Aux croisades impériales du « bien » contre le « mal », aux nouvelles guerres de religions et autres purifications ethniques, nous opposons, par delà les chauvinismes de chapelle, de clocher ou de nation, la solidarité internationale des travailleurs et de tous les opprimés. Nouveaux partages impérialistes Les différents acquis et systèmes sociaux sont démantelés par la liberté sans limite accordée à la concurrence des capitaux. Loin d’apporter démocratie et progrès, le choc de la mondialisation fragmente les sociétés et nourrit les populismes réactionnaires. Cependant, les gouvernements ne sont pas les victimes impuissantes de la mondialisation capitaliste. Contrairement à ce que prétendent les tenants du libéralisme ; le rôle des Etats s’accroît non dans le domaine social mais dans leurs fonctions répressives. Les budgets militaires ne cessent d’augmenter comme ceux de la police. L’alternative à ce grand désordre ne peut être le protectionnisme qui reviendrait à fermer l’accès des pays du Sud aux marchés du Nord, alors qu’on leur impose depuis des années l’ouverture de leurs propres marchés. C’est la nature profonde du désordre capitaliste globalisé qu’on impose aux pays du Sud qu’il faut éliminer. Contre la concurrence généralisée entre les peuples, il faut aller vers une planification de l’économie mondiale fondée sur des accords de coopération, sur la stabilisation des prix mondiaux, sur une internationalisation rationnelle des échanges, sur le droit des pays du Sud à maîtriser leur insertion dans l’économie mondiale. Un tel bouleversement sera l’œuvre de l’intervention démocratique, révolutionnaire des travailleurs et des opprimés, des peuples eux-mêmes.
[^] # Re:LCR (Introduction à qui sommes nous)
Posté par gyhelle . En réponse au journal Des hontes au logi !. Évalué à 2.
La barbarie menace l’avenir de l’espèce humaine. Violences sociales, guerres civiles, génocides se multiplient. C’est d’une véritable crise de civilisation qu’il s’agit. Le capitalisme cherche un nouveau souffle sur le dos des opprimés et des exploités. Au fil des mobilisations antilibérales, le refus du despotisme du capital et des marchés s’est exprimé par un cri du cœur : « le monde n’est pas une marchandise ! », « un autre monde est possible ! » Etre révolutionnaire, aujourd’hui, c’est agir pour que ce nécessaire devienne possible, par un changement radical de la logique des rapports sociaux. La mondialisation libérale veut résoudre les contradictions explosives du capital en élargissant son action à l’échelle planétaire, avec de nouvelles sources de profit, comme les services et le travail intellectuel. Le capital doit accélérer sans cesse son mouvement d’accumulation, à la fois par la construction d’un marché mondial massivement déréglementé et par la marchandisation généralisée de la force de travail. Pour mener tout cela à bien, il leur faut évidemment éradiquer les droits sociaux dans l’entreprise, démanteler les protections légales du travailleur, réduire les dépenses de l’Etat, réduire les charges de l’entreprise, ramener le contrat de travail à la nudité d’un contrat en trompe-l’œil, au strict avantage du détenteur des moyens de production. De même, face aux menaces de catastrophes écologiques et aux ravages de l’exploitation sans frein d’une nature exploitable à merci, le capitalisme contemporain n’imagine que des solutions marchandes et monétaires : écotaxe ou marché des droits à polluer. Mais peut-on résoudre les problèmes écologiques en laissant les marchés décider en fonction du cours de la bourse ; ce qui aboutit à stocker des déchets nucléaires aux conséquences imprévisibles, à modifier les équilibres climatiques, à polluer les océans et à détruire les forêts ? Comment répondre au défi énergétique sans une politique planifiée à l’échelle mondiale ? C’est une terrible guerre sociale que les riches ont déclarée aux pauvres. Et c’est une guerre tout court, « sans limite dans l’espace et dans le temps » (selon l’expression de Georges Bush) que l’impérialisme a déclarée aux damnés de la terre. Guerre impériale et guerre sociale participent de la même mondialisation libérale, deux manifestations d’un état d’exception permanent, avec son cortège de législations répressives, d’atteintes aux droits civiques élémentaires, de criminalisation des mouvements sociaux, d’agressions militaires, d’exacerbation des tensions entre les peuples et les communautés...
« Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage »
Cette phrase de Jaurès se vérifie de façon dramatique. L’expansion permanente du capital, la concurrence de tous contre tous, le calcul égoïste déchaîné contre les solidarités, la priorité du profit sur les besoins sociaux, portent en eux les germes de la généralisation des conflits et des guerres. Aux croisades impériales du « bien » contre le « mal », aux nouvelles guerres de religions et autres purifications ethniques, nous opposons, par delà les chauvinismes de chapelle, de clocher ou de nation, la solidarité internationale des travailleurs et de tous les opprimés. Nouveaux partages impérialistes Les différents acquis et systèmes sociaux sont démantelés par la liberté sans limite accordée à la concurrence des capitaux. Loin d’apporter démocratie et progrès, le choc de la mondialisation fragmente les sociétés et nourrit les populismes réactionnaires. Cependant, les gouvernements ne sont pas les victimes impuissantes de la mondialisation capitaliste. Contrairement à ce que prétendent les tenants du libéralisme ; le rôle des Etats s’accroît non dans le domaine social mais dans leurs fonctions répressives. Les budgets militaires ne cessent d’augmenter comme ceux de la police. L’alternative à ce grand désordre ne peut être le protectionnisme qui reviendrait à fermer l’accès des pays du Sud aux marchés du Nord, alors qu’on leur impose depuis des années l’ouverture de leurs propres marchés. C’est la nature profonde du désordre capitaliste globalisé qu’on impose aux pays du Sud qu’il faut éliminer. Contre la concurrence généralisée entre les peuples, il faut aller vers une planification de l’économie mondiale fondée sur des accords de coopération, sur la stabilisation des prix mondiaux, sur une internationalisation rationnelle des échanges, sur le droit des pays du Sud à maîtriser leur insertion dans l’économie mondiale. Un tel bouleversement sera l’œuvre de l’intervention démocratique, révolutionnaire des travailleurs et des opprimés, des peuples eux-mêmes.