• # L'avenir d'AIX

    Posté par . En réponse au journal AIX - Mais quel avenir ?. Évalué à 6.

    Bonjour,

    Je touche pas mal en ce moment aux gros systèmes, dans le monde éditique (Automated Document Factory). Ce sont en général de vieux systèmes entouré d'une horde d'administrateur, doués, qui touchent leur bille.

    On a vu pas mal de système : Host (pour MVS, des OS 390 pour la plupart), Unix (AIX, HP-UX) et Windows (NT 4, 2000, 2003)

    Ce que l'on a pu constater :
    -> Parmi tous les Unix, c'est HP-UX qui décline le plus. Mise à part quelques gros clients (dont un très connu qui fera encore parler de lui au mois de Septembre) personne n'investi sur ce genre de matériel. Pire encore, HP préconise Windows 2003 Server par rapport à HP-UX
    -> AIX est le seul Unix qui resiste à peu près : on a eu encore pas mal de projets sous cet OS, le 5.3 se débrouille pas mal en perf et son architecture de processeurs partagés est pas mal pour virtualiser un système (ce que certains appellent moteur)
    -> Windows gagne du terrain chez les assurances, surtout en Belgique. Certains osent même migrer des applications Host (Cobol and co) sous Dot Net avec toute la suite Microsoft (dont BizTalk). Un vrai foutoir mais ça plait, c'est dans l'air du temps
    -> Pour Linux, encore rien, ou presque, enfin si, mais confiné à des opérations très précises : gestion de spooler d'impression, gestion de réception de fichiers Host, serveur de sauvegarde, rarement serveurs de base de données Oracle.

    Nous avons qualifié Linux pour un de nos produits phare, avec WebSphere, Oracle and Co. Résultat, c'est plus stable que sur AIX (partie Oracle) et les performances sont presque équivalents, alors que le serveur Linux possède 2x mois de RAM. Seul bémol : parfois l'écriture disque prend plus de temps, on ne sait pas encore pourquoi.

    Linux gagne un peu de terrain, mais a encore à faire ses preuves dans le monde des gros systèmes, surtout en France et en Belgique. Linux coute moins cher qu'AIX. Ce qui fait peur, c'est le enombre de patchs élevé qu'il faut installer : AIX 5.3 : ça se compte sur les doigts d'une main. Le Linux que nous avions qualifié (SLES 9 SP3) lui en a plusieurs centaines (bon ça date de quelques années cette version là quand même). Vous concevez que, pour un administrateur système, mettre à jour un serveur en production est un risque qu'il n'aime pas prendre. Le moindre faux pas ou un patch qui altere le fonctionnement d'une application et hop, c'est partie pour un gros plantage et l'exploitation qui lui tombe dessus.

    Nous on conseille Linux (Redhat, SuSE) et AIX pour nos produits phares. On évite Windows car leur interpreteur de commande est limité (on a besoin parfois de faire du scripting pour la supervision de certaines opérationsà. Quand on nous l'impose, on l'accepte.
    Pour HP-UX et autres Unix, la demande est nulle. Ah si, j'oubliaus Sun Solaris, un seul de nos client l'utilise en production. Les performances Oracle (10g) ne sont pas très bonnes