Les CPU modernes possèdent leurs propres générateurs aléatoires. Si ceux-ci sont plombés, il y a moyen de faire des trucs rigolos.
Note au sujet des générateurs aléatoires à usage cryptographique :
Un générateur aléatoire doit se composer de deux phases :
1) l'initialisation par un aléa fourni par un générateur physique (ex : quantique, agitation thermique, temps d'accès disque, agitation de la souris/frappe au clavier, etc.)
2) d'un retraitement algorithmique type chiffrement à flot qui va servir à fournir l'aléa à proprement parler.
La phase 2), comme tous les algorithmes de cryptographie, se doit d'être totalement transparente et publique.
En fournissant soi-même l'initialisation qui correspondrait au générateur physique, on peut facilement vérifier que les algorithmes sont correctement implémentés. En faisant des analyses statistiques rapides on peut se rendre compte que le générateur physique ne fournit pas des valeurs constantes, ou trop régulières.
Étant donné que l'aléa physique ne sert pas beaucoup (initialisation et quelques ajout de temps à autre, pas souvent), on s'assure ainsi de la sécurité du générateur.
En revanche, faire confiance à une solution clefs en mains est hasardeux : si on ne peut pas vérifier les algorithmes utilisés, rien ne garantit la sécurité du système en effet.
[^] # Re: Il y a bien une solution...
Posté par khivapia . En réponse au journal Comment voler facilement des données chiffrées. Évalué à 5.
Note au sujet des générateurs aléatoires à usage cryptographique :
Un générateur aléatoire doit se composer de deux phases :
1) l'initialisation par un aléa fourni par un générateur physique (ex : quantique, agitation thermique, temps d'accès disque, agitation de la souris/frappe au clavier, etc.)
2) d'un retraitement algorithmique type chiffrement à flot qui va servir à fournir l'aléa à proprement parler.
La phase 2), comme tous les algorithmes de cryptographie, se doit d'être totalement transparente et publique.
En fournissant soi-même l'initialisation qui correspondrait au générateur physique, on peut facilement vérifier que les algorithmes sont correctement implémentés. En faisant des analyses statistiques rapides on peut se rendre compte que le générateur physique ne fournit pas des valeurs constantes, ou trop régulières.
Étant donné que l'aléa physique ne sert pas beaucoup (initialisation et quelques ajout de temps à autre, pas souvent), on s'assure ainsi de la sécurité du générateur.
En revanche, faire confiance à une solution clefs en mains est hasardeux : si on ne peut pas vérifier les algorithmes utilisés, rien ne garantit la sécurité du système en effet.