Parce que quand un individu se réalise, son entourage en profite et par là-même la société toute entière. Que cela débouche sur un emploi dans une entreprise privée, dans un service public (non rentable !) ou dans une quelconque branche, avec ou sans rapport avec la discipline étudiée.
Parce que la société s'est enrichie avec des centraliens comme Boris Vian ou Antoine [http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_(chanteur)] (non, ne riez pas, il a aussi eu son utilité sociale) qui n'ont pas vraiment suivi les voies établies.
C'est vrai que l'on n'est plus habitué à raisonner comme cela. Il nous faut aujourd'hui un "retour sur investissement" le plus rapide possible. Et l'on veut que l'université et la recherche publique fonctionnent de même. Et bien, je pense que c'est une erreur, et qu'en suivant ce chemin l'on s'appauvrit collectivement et que l'on se prive de certaines découvertes ou créations qui ne sont pas immédiatement rentables.
Par ailleurs, pour rebondir sur l'université et son budget, ne pourrait-on pas voir l'université comme précisément universelle et faire en sorte que les savoirs soient également partagés entre toutes et tous, dans le monde entier ? Cela suppose la mise sous licence libre des cours et l'accès à des laboratoires "citoyens". Certains commencent à montrer la voie, et je m'en réjouis. Il reste encore beaucoup à faire. Un jour peut-être, le budget deviendra moins important, car la connaissance sera accessible universellement. Au lieu de compétition, on parlera de coopération. C'est mon voeux le plus cher... Je ne suis pas libriste pour rien...
[^] # Re: ouhaous...
Posté par sourinux . En réponse au journal Una analyse de la Convention entre Microsoft et l'Université Lyon-1. Évalué à 5.
Parce que la société s'est enrichie avec des centraliens comme Boris Vian ou Antoine [http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_(chanteur)] (non, ne riez pas, il a aussi eu son utilité sociale) qui n'ont pas vraiment suivi les voies établies.
C'est vrai que l'on n'est plus habitué à raisonner comme cela. Il nous faut aujourd'hui un "retour sur investissement" le plus rapide possible. Et l'on veut que l'université et la recherche publique fonctionnent de même. Et bien, je pense que c'est une erreur, et qu'en suivant ce chemin l'on s'appauvrit collectivement et que l'on se prive de certaines découvertes ou créations qui ne sont pas immédiatement rentables.
Par ailleurs, pour rebondir sur l'université et son budget, ne pourrait-on pas voir l'université comme précisément universelle et faire en sorte que les savoirs soient également partagés entre toutes et tous, dans le monde entier ? Cela suppose la mise sous licence libre des cours et l'accès à des laboratoires "citoyens". Certains commencent à montrer la voie, et je m'en réjouis. Il reste encore beaucoup à faire. Un jour peut-être, le budget deviendra moins important, car la connaissance sera accessible universellement. Au lieu de compétition, on parlera de coopération. C'est mon voeux le plus cher... Je ne suis pas libriste pour rien...