• [^] # Re: Ça à de bons côtés

    Posté par . En réponse au journal Liberez le magenTa !. Évalué à 2.

    On peut, on peut, mais faut pas pousser.

    Je parle des mots qui sont créés en français. Ceux-ci sont créés « dans » la langue, il ne sont pas importés. On utilise donc l’étymologie du français et les préfixes déjà établis en français, donc le latin dans la plupart des cas et le grec pour les termes techniques. Le grec a été utilisé parce que des petits malins ont voulu se la péter il y a quelques siècles en prenant directement des mots grecs alors que des mots latins dérivés auraient été aussi significatifs.

    Il est important de noter que c’est le grec _ancien_ qui est utilisé, et, même, la transcription usuelle en français du grec ancien, il ne s’agit vraiment pas d’importation de mots nouveaux mais de la construction d’un « nouveau » mot gréco-français en suivant les règles du grec ancien. Je mets nouveau entre guillemets parce que ce mot a peu de chances d’être trouvé dans les textes en grec ancien qui ont traversé le temps. Et par gréco-français, j’entends montrer le fait qu’il s’agit d’utiliser, pour chaque composant, le sens et la forme qu’il a de nos jours en français.

    En fait, c’est pareil quand on crée un mot latino-français : on crée un mot virtuel en latin et on le transcrit directement en français, avec les modifications de morphologie du français (chute des déclinaisons latines, différenciation du i et du j, du v et du u…).

    Pour résumer, quand on crée un mot par composition, on le fait comme si la composition avait été faite dans la langue d’origine du composant principal, et comme si ce mot avait été importé en français après composition. Tout simplement parce que l’on souhaite conserver la caractéristique « origine » du mot.

    Composer des mots d’origine différentes peut aussi se faire, en général dans un but poétique ou quand une des origines est plus exotique ou que la construction y est difficile. Ce qui n’est certainement pas le cas avec le latin et le grec (tous les préfixes usuels en français, les préfixes courants, sont doublés : l’un d’origine latine et l’autre d’origine grecque).