Non y'en a des plus heureux c'est sûr, mais pas énormément ;)
Par contre baser ça sur l'appartenance à une entreprise plutôt qu'une autre... je ne trouve pas ça normal.
Pourquoi pas ? Le régime spécial de la SNCF l'est à plus d'un titre.
Ils partent plus tôt à la retraites certes, mais tous cotisent beaucoup plus que les salariés du régime général. Curieusement le gouvernement ne mets pas trop en avant ces chiffres :
46 % c'est le taux de cotisation sociale d'un salarié de la SNCF, comparé au 25 % environ d'un salarié standard dans le privé (part patronale + part salarié).
Alors oui le régime des retraites de la SNCF n'est pas bénéficiaire : il a plus de pension à payer que de cotisations. Ce déséquilibre à couté en 2004 la somme astronomique de... 9 millions d'euros réglé par la CNAV au travers de la "caisse de compensation".
A comparé aux :
4 276 millions d'euros de compensation pour la caisse du régime des exploitants agricoles.
1 334 millions pour compenser le trou du régime des emplois "non salarié" (artisans, commercants, prof. libérales).
Curieusement, ces deux régimes ne sont pas attaqué par le gouvernement, pourtant toujours si prompt à brandir l'étendard de « l'équité entre tout les français » pour justifier la fin des régimes spéciaux de la fonction publique.
Evidemment, comme ces deux «CSP» représente un bon bout de la clientèle politique habituelle du gouvernement en place, on abordera pas trop la question.
Ensuite si on récupérait les 12 mds d'exemption de cotisations sociales généreusement accordés au patronat durant ces dernières années, on pourrait rééquilibrer plus facilement les comptes de la sécu et de la CNAV. Les patrons étant au mieux de leurs relations si courtoises et amicales avec le gouvernement, on abordera pas trop la question.
Ce qui me chiffonne dans la situation actuelle, c'est que les soit-disants "réformes" portées par le gouvernement en place ne reposent sur rien et ne sont pas nécéssaires. C'est une charge purement idéologique contre le service publique, motivé par de basses raisons electoralistes.
[^] # Re: Dans le privé
Posté par _gp . En réponse au journal [H.S.] la france un pays de grévistes ? Pas si sûr.... Évalué à 6.
Pourquoi pas ? Le régime spécial de la SNCF l'est à plus d'un titre.
Ils partent plus tôt à la retraites certes, mais tous cotisent beaucoup plus que les salariés du régime général. Curieusement le gouvernement ne mets pas trop en avant ces chiffres :
46 % c'est le taux de cotisation sociale d'un salarié de la SNCF, comparé au 25 % environ d'un salarié standard dans le privé (part patronale + part salarié).
Alors oui le régime des retraites de la SNCF n'est pas bénéficiaire : il a plus de pension à payer que de cotisations. Ce déséquilibre à couté en 2004 la somme astronomique de... 9 millions d'euros réglé par la CNAV au travers de la "caisse de compensation".
A comparé aux :
4 276 millions d'euros de compensation pour la caisse du régime des exploitants agricoles.
1 334 millions pour compenser le trou du régime des emplois "non salarié" (artisans, commercants, prof. libérales).
Curieusement, ces deux régimes ne sont pas attaqué par le gouvernement, pourtant toujours si prompt à brandir l'étendard de « l'équité entre tout les français » pour justifier la fin des régimes spéciaux de la fonction publique.
Evidemment, comme ces deux «CSP» représente un bon bout de la clientèle politique habituelle du gouvernement en place, on abordera pas trop la question.
Ensuite si on récupérait les 12 mds d'exemption de cotisations sociales généreusement accordés au patronat durant ces dernières années, on pourrait rééquilibrer plus facilement les comptes de la sécu et de la CNAV. Les patrons étant au mieux de leurs relations si courtoises et amicales avec le gouvernement, on abordera pas trop la question.
Ce qui me chiffonne dans la situation actuelle, c'est que les soit-disants "réformes" portées par le gouvernement en place ne reposent sur rien et ne sont pas nécéssaires. C'est une charge purement idéologique contre le service publique, motivé par de basses raisons electoralistes.