Dans le cas de la SNCF ou de la RATP, les grévistes ne protestent pas contre les usagers, autant que je sache ! Le train c'est utile, voir vital, mais pas plus que la distribution de l'énergie, des services de santé, etc.
Si tu claques parce que ton médecin est coincé dans les bouchons, tu vas dire quoi ? "Je meurs, vive la grève !" ?
Imagine un peu ce qu'il se passerait si EDF décidait de couper la distribution d'électricité à chaque grève ! Plus de frigo, plus de signalisation, etc. Est-ce que tu accepterais que ton patron te dise "désolé, vous êtes au chômage technique aujourd'hui parce qu'il n'y a pas d'électricité. Vous serez payé une journée en moins !" ?
La solidarité, oui. Mais contraint et forcé, cela s'appelle de la prise en otage. Et si le terme te dérange, c'est bien parce que l'action l'est tout autant. Merde à la fin. Tout le monde pousse les haut-cris quand les routiers bloquent une autoroute pendant une après-midi, mais tout le monde devrait être solidaire quand les transports parisiens sont bloqués pendant des semaines.
Pour en finir avec le train, c'est une infrastructure vitale au même titre que l'électricité. Si les cheminots veulent être entendus, et s'ils veulent qu'on les paie en fonction de l'importance de leur fonction, soit. Mais dans ce cas, qu'ils se montrent d'abord responsables eux-mêmes et aptes à l'assumer. Et çà, ça signifie pénalisation financière pour la compagnie mais impact minimum pour les usagers. Cela passe donc par un affichage préalable et respecté des trains qui circuleront ou non. Que les voyageurs puissent au moins prendre des dispositions.
Franchement, le droit de grève, c'est aussi important que le droit de vote, mais certains en abusent. C'est censé être une crise grave, lorsque l'on en arrive à les anticiper d'une année à l'autre, c'est beaucoup moins légitime. Dans certaines boîtes, c'est devenu une culture d'entreprise. Cela devoie complètement le but de la chose, réduit fortement son efficacité, et au final, porte préjudice à tous les autres employés qui pourraient se trouver dans une situation conflictuelle.
[^] # Re: Dans le privé
Posté par Obsidian . En réponse au journal [H.S.] la france un pays de grévistes ? Pas si sûr.... Évalué à 10.
Dans le cas de la SNCF ou de la RATP, les grévistes ne protestent pas contre les usagers, autant que je sache ! Le train c'est utile, voir vital, mais pas plus que la distribution de l'énergie, des services de santé, etc.
Si tu claques parce que ton médecin est coincé dans les bouchons, tu vas dire quoi ? "Je meurs, vive la grève !" ?
Imagine un peu ce qu'il se passerait si EDF décidait de couper la distribution d'électricité à chaque grève ! Plus de frigo, plus de signalisation, etc. Est-ce que tu accepterais que ton patron te dise "désolé, vous êtes au chômage technique aujourd'hui parce qu'il n'y a pas d'électricité. Vous serez payé une journée en moins !" ?
La solidarité, oui. Mais contraint et forcé, cela s'appelle de la prise en otage. Et si le terme te dérange, c'est bien parce que l'action l'est tout autant. Merde à la fin. Tout le monde pousse les haut-cris quand les routiers bloquent une autoroute pendant une après-midi, mais tout le monde devrait être solidaire quand les transports parisiens sont bloqués pendant des semaines.
Pour en finir avec le train, c'est une infrastructure vitale au même titre que l'électricité. Si les cheminots veulent être entendus, et s'ils veulent qu'on les paie en fonction de l'importance de leur fonction, soit. Mais dans ce cas, qu'ils se montrent d'abord responsables eux-mêmes et aptes à l'assumer. Et çà, ça signifie pénalisation financière pour la compagnie mais impact minimum pour les usagers. Cela passe donc par un affichage préalable et respecté des trains qui circuleront ou non. Que les voyageurs puissent au moins prendre des dispositions.
Franchement, le droit de grève, c'est aussi important que le droit de vote, mais certains en abusent. C'est censé être une crise grave, lorsque l'on en arrive à les anticiper d'une année à l'autre, c'est beaucoup moins légitime. Dans certaines boîtes, c'est devenu une culture d'entreprise. Cela devoie complètement le but de la chose, réduit fortement son efficacité, et au final, porte préjudice à tous les autres employés qui pourraient se trouver dans une situation conflictuelle.