• [^] # Re: Dans le privé

    Posté par . En réponse au journal [H.S.] la france un pays de grévistes ? Pas si sûr.... Évalué à 3.

    Je réponds aux deux messages précédents.

    Ce que vous mettez en relief et qui est juste, est qu'on peut prendre pleins de références, et qu'il y a plusieurs estimateurs statistiques existant pour mesurer certaines données (ici la grève).

    La question qu'on peut (doit) ensuite se poser est : quel est un bon estimateur pour notre problème. D'ailleur un gros travail en stat est justement la sélection de variables explicatives.

    L'article de libération fait du bien car il présente les choses sous un autre angle. L'article que tu donnes en lien dans linternaute présente les choses différemment.
    En prenant en compte les deux, les articles ne se contredisent pas du tout et se complètent plutot bien.

    De souvenir (je ne retiens pas les chiffres après une seule lecture, et je n'ai pas envie de passer mon apres midi la dessus, il faudrait que je bosse d'autres trucs plus essentiels pour moi quand meme :). Il y a peu de salariés qui font grève en meme temps (on peut le lire dans libé), mais il y a souvent "peu de salariés" qui font grève (chiffres de linternaute).

    Tout ça se rejoint : le fait qu'il y ai peu très peu de syndiqué en france empeche une convergence des revendications, et fait qu'il y a un effet d'eparpillement, ce qui rend malheureusement les choses inaudibles. Dans les pays nordiques (moins de jours de grève, et plus de journée de grève par salarié), très syndiqués, cela met en relief le fait que lorsqu'il doit y avoir négociations, les salariés peuvent unir leurs forces de manière cohérente.

    Ca semble confirmer ce que j'avais l'habitude d'entendre, c'est à dire que s'il y a moins de jours de grève dans les pays nordiques ou en allemagne, lorsqu'il y a grève, les forces syndicales semblent se mettre d'accord et arrivent à mobiliser une grande partie de la population (et pas seulement quelques salariés syndiqués).

    J'aime bien les stats et les chiffres, et j'aimerais bien que les journalistes dans les media, se basent plus objectivement dessus pour éviter les débats stériles ("ce que vous dites est faux monsieur !"), partir sur des bases communes, et voir quel est la plus démago des personnes présentes. Les données statistiques sont amha la seule base objective dont on dispose (encore faut il toutes les avoir, ou les principales).