• # Pas si stupide que ça

    Posté par . En réponse au journal Wikipedia dans le collimateur du Monde. Évalué à 10.

    Honnêtement, j'ai lu l'article et je ne vois pas ce qui mérite un ton aussi "sec" (pas tellement le journal lui-même, mais surtout le premier commentaire assez agressif).

    Certes, l'article n'est pas distant et impartial. Mais c'est normal, c'est un édito. À part quelques phrases un peu dramatiques ("Tout ce qui est interdit aux médias classiques écrits et audiovisuels est permis sur Internet") je trouve le contenu assez civilisé.

    En particulier, contrairement à ce que tu dis, il ne me semble pas du tout clair que Wikipédia soit visée dans tout l'article. Il en parle au début (il se raccroche à un fait d'actualité pour lancer sa diatribe, normal), mais les citations que tu donnes sont à la fin (Big brother, recul démocratique...) et entre les deux, de l'eau à coulé sous les ponts. Dès le début du deuxième paragraphe déjà, on parle clairement d'Internet en général et plus de la seule wikipédia :
    Le Net est bien sûr un outil formidable de travail et de communication.


    Enfin, le ton général est en effet un peu alarmiste, mais je n'y vois rien de rétrograde, et au contraire une question tout à fait pertinente : les nouvelles technologie offrent de nombreuses possibilités, en bien comme en mal, peut-on profiter des bons côtés et se protéger des mauvais ? C'est pas bien original comme réflexion, mais ça n'est pas non plus "stupide".

    Pour en revenir au cas particulier de la wikipédia, je peux comprendre dans une certaine mesure la frustration des gens. Je n'aimerais pas que la première page proposée par Google quand on demande des informations sur moi affiche des informations relevant de la sphère privée et qui me gênent. Attaquer la wikipédia n'est pas la chose à faire (et en ce sens le jugement me semble très positif vu qu'il limite l'insécurité juridique globale de l'encyclopédie), mais il reste quand même un problème dans le fond, et il n'est pas inutile que des gens cherchent à en discuter.