Alors après, on peut évidemment tenter de corréler les algorithmes de compression, d'archivage et de chiffrement et d'essayer de résoudre l'équation globale, mais ça devient vraiment très théorique ! :-)
En effet toute la difficulté de la chose est non pas tant de protéger ses données, mais de se demander qui va chercher à les récupérer et dans quelles conditions, quel prix ces informations ont pour celui qui veut les protéger, et quelle durée il faut les protéger.
Par exemple :
* petit frère ou petite soeur, correspondance privée -> pas la peine de se prendre la tête à faire tout ça ;-)
* petite entreprise, savoir-faire d'une entreprise concurrente -> pas la peine non plus, elle n'a pas vraiment les moyens de casser ne serait-ce qu'une seule clef AES actuellement.
* (très) grosse entreprise, entreprise concurrente (et info vraiment importantes ;-) ) -> surtout si elle est spécialisée dans la sécurité, elle va directement chercher à casser le schéma général après quelques essais peut-être.
* état / organisation terroriste -> sans doutes plus de puissance de calcul et de mathématiciens à disposition qu'une grosse entreprise.
Pour améliorer la robustesse des schémas combinés tels que tu les présente, on peut penser à deux choses :
* d'une part les utiliser le moins possible (afin de préserver l'obscurité du schéma en question ;-) ) c'est paradoxal mais c'est comme ça (eh oui quelqu'un qui veut vraiment ces informations se donnera les moyens de faire émettre un certain nombre de messages afin de comprendre le mécanisme utilisé)
* d'autre part vu que la compression (quelle qu'elle soit ) est assez efficace et qu'une deuxième n'apporterait pas grand chose de plus sur le chiffré (parce qu'un bon chiffrement tente d'augmenter l'entropie du texte, la compression sans perte ne peut pas la diminuer), ajouter des morceaux aléatoires avant compression (mais ça augemente la taille du chiffré par rapport au texte clair).
Après il est intéressant de calculer la capacité maximale de calcul possible actuellement (mettons 1million de cartes graphiques à 500 threads de calcul à 1GHz/de processeurs Cell/de processeurs double coeur tout court), disponible pour une organisation.
Avec une carte graphique et sans problème de mémoire, elle réalise au maximum 1 million * 500 * 1 milliard = 5*10^17 opérations (cycles) par seconde. Pour se protéger durant 320 ans (10 milliards de secondes) il faut avoir à faire 5*10^27 opérations, soit 2^92. D'où une sécurité de 92 bits est suffisante, alors quand on prend un "bête" AES-256 même théoriquement vulnérable et qu'on suppose qu'on arrive à faire un chiffrement en un seul cycle, on a de la marge ;-)
[^] # Re: Tentatives de réponses
Posté par khivapia . En réponse au journal Bientot l'interdiction des cartes graphiques puissantes?. Évalué à 2.
Alors après, on peut évidemment tenter de corréler les algorithmes de compression, d'archivage et de chiffrement et d'essayer de résoudre l'équation globale, mais ça devient vraiment très théorique ! :-)
En effet toute la difficulté de la chose est non pas tant de protéger ses données, mais de se demander qui va chercher à les récupérer et dans quelles conditions, quel prix ces informations ont pour celui qui veut les protéger, et quelle durée il faut les protéger.
Par exemple :
* petit frère ou petite soeur, correspondance privée -> pas la peine de se prendre la tête à faire tout ça ;-)
* petite entreprise, savoir-faire d'une entreprise concurrente -> pas la peine non plus, elle n'a pas vraiment les moyens de casser ne serait-ce qu'une seule clef AES actuellement.
* (très) grosse entreprise, entreprise concurrente (et info vraiment importantes ;-) ) -> surtout si elle est spécialisée dans la sécurité, elle va directement chercher à casser le schéma général après quelques essais peut-être.
* état / organisation terroriste -> sans doutes plus de puissance de calcul et de mathématiciens à disposition qu'une grosse entreprise.
Pour améliorer la robustesse des schémas combinés tels que tu les présente, on peut penser à deux choses :
* d'une part les utiliser le moins possible (afin de préserver l'obscurité du schéma en question ;-) ) c'est paradoxal mais c'est comme ça (eh oui quelqu'un qui veut vraiment ces informations se donnera les moyens de faire émettre un certain nombre de messages afin de comprendre le mécanisme utilisé)
* d'autre part vu que la compression (quelle qu'elle soit ) est assez efficace et qu'une deuxième n'apporterait pas grand chose de plus sur le chiffré (parce qu'un bon chiffrement tente d'augmenter l'entropie du texte, la compression sans perte ne peut pas la diminuer), ajouter des morceaux aléatoires avant compression (mais ça augemente la taille du chiffré par rapport au texte clair).
Après il est intéressant de calculer la capacité maximale de calcul possible actuellement (mettons 1million de cartes graphiques à 500 threads de calcul à 1GHz/de processeurs Cell/de processeurs double coeur tout court), disponible pour une organisation.
Avec une carte graphique et sans problème de mémoire, elle réalise au maximum 1 million * 500 * 1 milliard = 5*10^17 opérations (cycles) par seconde. Pour se protéger durant 320 ans (10 milliards de secondes) il faut avoir à faire 5*10^27 opérations, soit 2^92. D'où une sécurité de 92 bits est suffisante, alors quand on prend un "bête" AES-256 même théoriquement vulnérable et qu'on suppose qu'on arrive à faire un chiffrement en un seul cycle, on a de la marge ;-)