> Les distributions de l'époque n'ont pas su abordé ce virage par frilosité
Je ne suis pas vraiment d'accord (pour ne pas dire plus). Les autres distributions avaient déjà une forte image et c'était notamment celle de Linux (système compliqué). C'était ça leur problème. Lorsqu'elles disaient "coucou, on a changé, on a fait un truc simple avec Linux 2.6, hotplug, etc", elles n'étaient pas crédibles.
Ubuntu arrive, n'a pas d'image et dit : "on fait un truc simple".
A priori, il n'y a pas de raison de ne pas croire Ubuntu.
Prend Red Hat/Fedora, la simplicité a toujours été haut dans les priorités (sans rogner aux fonctionnalités). Havoc Pennington (développeur Red Hat qui bosse sur Gnome) et l'ancien mainteneur de GTK (j'ai oublié son nom) ont fait coulé beaucoup d'encre avec le "just works" dans la lignée de Gnome 2 (beaucoup plus vieux que Gnome) et qui a "inspiré" udev/D-Bus/etc... Leur volonté de virer les options pour "geek" en a échaudé plus d'un. Ça a fait des files de commentaire à n'en plus finir sur dlfp entre autre avec des KDE vs Gnome.
Il a même été souvent reproché à Red Hat/Fedora d'être trop "simple". Red Hat a été le premier à mettre des applis par défaut (et une seule par fonction). Appli qui n'était nommé "evolution" par exemple mais "client mail". A l'époque ça a fait scandale. Red Hat dans les distributions majeur a été le premier à mettre un bureau par défaut (ça a fait scandale aussi). Red Hat a poussé massivement PAM pour par exemple ne pas se prendre la tête avec les groupes des fichiers /dev/*. Red Hat a poussé très très fort pour Unicode (UTF-8) pour qu'on n'arrête de se casser les couilles avec les charsets. Red Hat avec SuSE a été le premier a avoir un installeur graphique. Fedora a été le premier a implémenter udev/hal. Fedora (pour FC5) y a bossé massivement ! (à l'époque j'y participais, je peux témoingner). Idem pour la 3D, c'est surtout Red Hat qui a fait le boulot (après que Novell ait fait des expérimentations (voire plus)).
Suse a massivement bossé sur Alsa.
Preuve que les autres n'ont pas été frileux, ils ont fait la majorité du boulot. Faire qu'USB marche (et pleinement) est un boulot titanesque et infiniment plus compliqué et lourd que de faire un installateur simplifié basé sur Debian et virer quelques applis (pour caricaturer).
Ubuntu a eu du nez (c'est une belle qualité) et a très très bien communiqué. Son travail même s'il n'était pas (et n'est pas) techniquement époustouflant était pertinent avec son positionnement.
J'envisage un bel avenir pour Ubuntu. Mais je ne crois pas que c'est déjà gagné. Déjà tout le monde commence à comprendre qu'une Mandriva ou une Fedora ou une Ubuntu c'est quasi aussi simple. Avec le temps, les utilisateurs vont devenir plus exigents. Il voudrons un installeur qui gère Raid (ce que fait Fedora/RH depuis des lustres), ils voudront dire "je veux que grub s'installe sur le second disque dure", ils voudront de la virtualisation sans aller installer virtualBox, de la virtualisation qui est supporté, ils voudront du SeLinux car leur boite ou administration l'exige, etc...
Ce jour là, Ubuntu va perdre de sa superbe et ça va être plus dure.
Ce qu'a fait Ubuntu, c'est que maintenant Linux est regardé comme un système simple et plus un traditionnel système Unix et principalement grace à la communication.
Juste un exemple car je le trouve amusant. La première Ubuntu proposait de rentrer le mot de passe root lorsque l'utilisateur lancait une appli d'administration. Avec ce "petit truc", les gens faisaient "wouaaa, c'est simple, c'est intelligent". "Merveilleux, il garde l'authentification root pour 5 minutes afin que je ne retape pas le mot passe. Waaaa". Ce truc là existe depuis de prombe sous Red Hat (RH 7). Mais il ne provoquait pas des "wouaaa, c'est simple, c'est intelligent", car ceux qui testaient/utilisaient Red Hat s'en foutaient un peu. C'étaient d'anciens utilisateur d'Unix/Linux. Ils avaient pris l'habitude de faire un "su" par exemple. Ils s'en foutaient car ils s'avaient configurer vite fait une distribution sans tatonner.
Il faudrait faire un comparatif "objectif" entre, par exemple, l'installeur Fedora et celui d'Ubuntu. Si on compte le nombre de clique de la souris, ça doit être grosso-modo la même chose. Ça doit être ainsi depuis le début d'Ubuntu.
[^] # Re: Ubuntu leader linux
Posté par IsNotGood . En réponse au journal De l'importance d'avoir des statisques fiables. Évalué à 5.
Je ne suis pas vraiment d'accord (pour ne pas dire plus). Les autres distributions avaient déjà une forte image et c'était notamment celle de Linux (système compliqué). C'était ça leur problème. Lorsqu'elles disaient "coucou, on a changé, on a fait un truc simple avec Linux 2.6, hotplug, etc", elles n'étaient pas crédibles.
Ubuntu arrive, n'a pas d'image et dit : "on fait un truc simple".
A priori, il n'y a pas de raison de ne pas croire Ubuntu.
Prend Red Hat/Fedora, la simplicité a toujours été haut dans les priorités (sans rogner aux fonctionnalités). Havoc Pennington (développeur Red Hat qui bosse sur Gnome) et l'ancien mainteneur de GTK (j'ai oublié son nom) ont fait coulé beaucoup d'encre avec le "just works" dans la lignée de Gnome 2 (beaucoup plus vieux que Gnome) et qui a "inspiré" udev/D-Bus/etc... Leur volonté de virer les options pour "geek" en a échaudé plus d'un. Ça a fait des files de commentaire à n'en plus finir sur dlfp entre autre avec des KDE vs Gnome.
Il a même été souvent reproché à Red Hat/Fedora d'être trop "simple". Red Hat a été le premier à mettre des applis par défaut (et une seule par fonction). Appli qui n'était nommé "evolution" par exemple mais "client mail". A l'époque ça a fait scandale. Red Hat dans les distributions majeur a été le premier à mettre un bureau par défaut (ça a fait scandale aussi). Red Hat a poussé massivement PAM pour par exemple ne pas se prendre la tête avec les groupes des fichiers /dev/*. Red Hat a poussé très très fort pour Unicode (UTF-8) pour qu'on n'arrête de se casser les couilles avec les charsets. Red Hat avec SuSE a été le premier a avoir un installeur graphique. Fedora a été le premier a implémenter udev/hal. Fedora (pour FC5) y a bossé massivement ! (à l'époque j'y participais, je peux témoingner). Idem pour la 3D, c'est surtout Red Hat qui a fait le boulot (après que Novell ait fait des expérimentations (voire plus)).
Suse a massivement bossé sur Alsa.
Preuve que les autres n'ont pas été frileux, ils ont fait la majorité du boulot. Faire qu'USB marche (et pleinement) est un boulot titanesque et infiniment plus compliqué et lourd que de faire un installateur simplifié basé sur Debian et virer quelques applis (pour caricaturer).
Ubuntu a eu du nez (c'est une belle qualité) et a très très bien communiqué. Son travail même s'il n'était pas (et n'est pas) techniquement époustouflant était pertinent avec son positionnement.
J'envisage un bel avenir pour Ubuntu. Mais je ne crois pas que c'est déjà gagné. Déjà tout le monde commence à comprendre qu'une Mandriva ou une Fedora ou une Ubuntu c'est quasi aussi simple. Avec le temps, les utilisateurs vont devenir plus exigents. Il voudrons un installeur qui gère Raid (ce que fait Fedora/RH depuis des lustres), ils voudront dire "je veux que grub s'installe sur le second disque dure", ils voudront de la virtualisation sans aller installer virtualBox, de la virtualisation qui est supporté, ils voudront du SeLinux car leur boite ou administration l'exige, etc...
Ce jour là, Ubuntu va perdre de sa superbe et ça va être plus dure.
Ce qu'a fait Ubuntu, c'est que maintenant Linux est regardé comme un système simple et plus un traditionnel système Unix et principalement grace à la communication.
Juste un exemple car je le trouve amusant. La première Ubuntu proposait de rentrer le mot de passe root lorsque l'utilisateur lancait une appli d'administration. Avec ce "petit truc", les gens faisaient "wouaaa, c'est simple, c'est intelligent". "Merveilleux, il garde l'authentification root pour 5 minutes afin que je ne retape pas le mot passe. Waaaa". Ce truc là existe depuis de prombe sous Red Hat (RH 7). Mais il ne provoquait pas des "wouaaa, c'est simple, c'est intelligent", car ceux qui testaient/utilisaient Red Hat s'en foutaient un peu. C'étaient d'anciens utilisateur d'Unix/Linux. Ils avaient pris l'habitude de faire un "su" par exemple. Ils s'en foutaient car ils s'avaient configurer vite fait une distribution sans tatonner.
Il faudrait faire un comparatif "objectif" entre, par exemple, l'installeur Fedora et celui d'Ubuntu. Si on compte le nombre de clique de la souris, ça doit être grosso-modo la même chose. Ça doit être ainsi depuis le début d'Ubuntu.