Critiquer la liberté de la presse est quand même quelque chose d'assez délicat. En l'occurence, il s'agit de quoi ici ? D'un journaliste qui se pose des questions ? C'est ça qui dérange ?
Si j'ai trouvé l'article de France Matin assez pauvre en argument, je trouve celui ci moins ... acide bien que manquant cruellement de source.
"Si ce changement a contraint les personnels du Palais-Bourbon à reconfigurer les postes informatiques, il a aussi suscité l'interrogation de nombreux députés. En effet, si l'utilisation des logiciels « libres » est gratuite, elle entraîne d'importants frais
secondaires. Certains élus ont ainsi souligné qu'en 2006 Bercy avait conclu un marché de 39 millions d'euros pour la maintenance du nouvel équipement."
N'est ce pas normal de remettre les choses au point ? Si cette article sur l'argument redondant de gratuité qui intervient dans les lobby linuxien (si si ! ils existent !) c'est qu'un juste retour de balance non ? Même si nous savons que le libre est différent de gratuit, on sait aussi que beaucoup mettent en avant cet argument. Du coup, retour de manivelle, on a un journaliste qui montre que cette gratuité n'existe pas (et c'est bien normal :maintenance, reformation du personnel, changement d'habitude pour le travail de groupe etc..). Nous voulons que linux soient a cet endroit parce que nous savons le libre assure à l'information sa pérénité, et sa liberté de transmission, pas parce que l'information est sur un support libre.
'Parallèlement, la société qui développe le programme Ubuntu, Canonical Ltd, a son siège sur l'île de Man, paradis fiscal britannique"
Si l'information se vérifie, pourquoi ne nous indignons pas non plus ? Une société qui se planque fiscalement ne peut pas avoir une éthique qui nous pique un peu ? Si microsoft déclarait son siège dans un des autres nombreux paradis fiscal, on aurait sur cette même tribune des commentaires d'une virulences tout autre, bien plus virulente.
"et son président, le milliardaire sud-africain Mark Shuttleworth, a publiquement déclaré avoir recours à des informaticiens indiens, afin de réduire ses propres frais de personnel."
Là encore, si l'information se verifie, et ça doit être assez simple si il s'agit d'une déclartion publique, n'est pas normal que le journaliste s'intérroge ? Ici c'est vraiment le manque de sources qui rend cet article si peu crédible. Mais savoir qu'un homme préfère la sous-traitance indienne par son apport économique, c'est déplacer l'argument directement sur l'argumentation du "gratuit" d'ubuntu... de la source elle même ! C'est pas la question qu'ils soient indiens ou africain, c'est bien l'éthique moral. Celui ci, rajouté à celui du paradis fiscal, ainsi que l'eternel repproche au fait qu'il soit "milliardaire", c'est normal qu'un journaliste, qui joui de sa liberté d'écriture se pose les questions, parce que ce sont des bonnes questions tant qu'elles envisagent toutes les réponses.
" Le Parlement allemand, qui avait lui aussi opté pour le logiciel libre en 2002, vient de faire machine arrière."
Encore une fois l'article pourrait citer ses sources, et surtout, expliquer en quoi le parlement allemand a décidé de faire marche arrière. La seule chose que je pourrais critiquer cette article c'est qu'il a été vite fait, c'est une critique sans sources, basé sur plusieurs FUD. Mais en rien on ne peut critiquer la liberté de la presse ici. Ne pas mélangerer opinion différente sur un média de masse, et taire la libertée.
Quand à la l'idée des liens publicitaires, c'est également un FUD d'utilisateurs. C'est un lien difficilement tissable, surtout que j'ai déjà vu également des publicité pour les solutions opensources d'IBM, et que dans un article qui encense ubuntu, on aurait pu très bien dire que l'un est relié a l'autre et faire la même conclusion.
Alors après vous pouvez faire des recherches sur d'éventuel liens entre le monde du propriétaire et ARTEMIS, François Pineault ou encore le journaliste en question. Et encore, tout ne s'explique pas comme ça. Des forums ont soulevé des cas d'article de complaisance sur l'auteur de l'article dans une affaire d'un milliardaire libanais. Ca ne fait pas de cet article un article acheté. C'est un mauvais article certe, mais crier à la chute de la liberté de la presse, c'est tout aussi dangeureux que se taire devant d'autres faits.
[^] # Re: vive la liberté de la presse !
Posté par Frédérick Diot . En réponse au journal Après France Matin, Le Point. Évalué à 7.
Si j'ai trouvé l'article de France Matin assez pauvre en argument, je trouve celui ci moins ... acide bien que manquant cruellement de source.
"Si ce changement a contraint les personnels du Palais-Bourbon à reconfigurer les postes informatiques, il a aussi suscité l'interrogation de nombreux députés. En effet, si l'utilisation des logiciels « libres » est gratuite, elle entraîne d'importants frais
secondaires. Certains élus ont ainsi souligné qu'en 2006 Bercy avait conclu un marché de 39 millions d'euros pour la maintenance du nouvel équipement."
N'est ce pas normal de remettre les choses au point ? Si cette article sur l'argument redondant de gratuité qui intervient dans les lobby linuxien (si si ! ils existent !) c'est qu'un juste retour de balance non ? Même si nous savons que le libre est différent de gratuit, on sait aussi que beaucoup mettent en avant cet argument. Du coup, retour de manivelle, on a un journaliste qui montre que cette gratuité n'existe pas (et c'est bien normal :maintenance, reformation du personnel, changement d'habitude pour le travail de groupe etc..). Nous voulons que linux soient a cet endroit parce que nous savons le libre assure à l'information sa pérénité, et sa liberté de transmission, pas parce que l'information est sur un support libre.
'Parallèlement, la société qui développe le programme Ubuntu, Canonical Ltd, a son siège sur l'île de Man, paradis fiscal britannique"
Si l'information se vérifie, pourquoi ne nous indignons pas non plus ? Une société qui se planque fiscalement ne peut pas avoir une éthique qui nous pique un peu ? Si microsoft déclarait son siège dans un des autres nombreux paradis fiscal, on aurait sur cette même tribune des commentaires d'une virulences tout autre, bien plus virulente.
"et son président, le milliardaire sud-africain Mark Shuttleworth, a publiquement déclaré avoir recours à des informaticiens indiens, afin de réduire ses propres frais de personnel."
Là encore, si l'information se verifie, et ça doit être assez simple si il s'agit d'une déclartion publique, n'est pas normal que le journaliste s'intérroge ? Ici c'est vraiment le manque de sources qui rend cet article si peu crédible. Mais savoir qu'un homme préfère la sous-traitance indienne par son apport économique, c'est déplacer l'argument directement sur l'argumentation du "gratuit" d'ubuntu... de la source elle même ! C'est pas la question qu'ils soient indiens ou africain, c'est bien l'éthique moral. Celui ci, rajouté à celui du paradis fiscal, ainsi que l'eternel repproche au fait qu'il soit "milliardaire", c'est normal qu'un journaliste, qui joui de sa liberté d'écriture se pose les questions, parce que ce sont des bonnes questions tant qu'elles envisagent toutes les réponses.
" Le Parlement allemand, qui avait lui aussi opté pour le logiciel libre en 2002, vient de faire machine arrière."
Encore une fois l'article pourrait citer ses sources, et surtout, expliquer en quoi le parlement allemand a décidé de faire marche arrière. La seule chose que je pourrais critiquer cette article c'est qu'il a été vite fait, c'est une critique sans sources, basé sur plusieurs FUD. Mais en rien on ne peut critiquer la liberté de la presse ici. Ne pas mélangerer opinion différente sur un média de masse, et taire la libertée.
Quand à la l'idée des liens publicitaires, c'est également un FUD d'utilisateurs. C'est un lien difficilement tissable, surtout que j'ai déjà vu également des publicité pour les solutions opensources d'IBM, et que dans un article qui encense ubuntu, on aurait pu très bien dire que l'un est relié a l'autre et faire la même conclusion.
Alors après vous pouvez faire des recherches sur d'éventuel liens entre le monde du propriétaire et ARTEMIS, François Pineault ou encore le journaliste en question. Et encore, tout ne s'explique pas comme ça. Des forums ont soulevé des cas d'article de complaisance sur l'auteur de l'article dans une affaire d'un milliardaire libanais. Ca ne fait pas de cet article un article acheté. C'est un mauvais article certe, mais crier à la chute de la liberté de la presse, c'est tout aussi dangeureux que se taire devant d'autres faits.