• [^] # Re: vouloir dissoudre l'insoluble

    Posté par . En réponse au journal L'immoralité de la propriété intellectuelle.. Évalué à 2.

    C'est pour cette raison que l'on peut être contre la propriété intellectuelle mais également contre l'anarchisme. En gros, concevoir le domaine public comme l'état par défaut d'une 1⁄2uvre publiée, mais concéder des droits (d'auteur et de public) qui rendent la société meilleure.

    Cette vision utilitariste de droits protégeant une 1⁄2uvre peut aller dans les deux sens : celui des auteurs/producteurs (typiquement l'instauration de certaines taxes) ; mais aussi celui du public/consommateur. Pour répondre à ton commentaire, je trouverais légitime l'obligation de distribuer le code source lorsque l'on vend un logiciel par exemple. Cela peut prêter à sourire à première vue, mais je pense qu'il s'agit d'un respect élémentaire : le producteur devrait être obligé de nous communiquer ce qu'il compte faire tourner sur nos machines de la même manière qu'un fabriquant de percolateur doit observer certaines obligations lorsqu'il vend ses produits. Il doit se plier aux normes de sécurité, doit publier un manuel dans toutes les langues employées par les consommateurs cibles, etc.

    En fait, même dans un système légal entièrement construit sur la PI (on y est pas encore, mais brr, c'est vers ce à quoi on tend pour l'instant), l'obligation de redistribution des sources d'un logiciel et de publication des spécifications d'un matériel devraient faire partie des respects élémentaires qu'un producteur doit à son consommateur, par force de loi.